Antoine Bondaz, chercheur français, expert reconnu de la Chine, a été la cible, ce week-end, d’un déchaînement d’insultes sans précédent de l’ambassade chinoise à Paris, relate RFI.

« Petite frappe », « hyène folle », « troll idéologique » : c’est en ces termes peu diplomatiques que s’est exprimée l’ambassade sur son compte Twitter.

L’escalade est partie d’un tweet de l’ambassade traitant le chercheur de « petite frappe » qui avait dénoncé des pressions chinoises sur des parlementaires français souhaitant se rendre à Taïwan. En effet, l’ambassadeur chinois en France, Lu Shaye, faisait pression contre la visite programmée de sénateurs français à Taïwan.

« Intimider et étouffer toutes les voix en Occident jugées trop critiques à l’encontre de Pékin »

Le commentaire initial sur Twitter du chercheur français a alors provoqué un déchaînement d’insultes, de ce qu’on appelle aujourd’hui la diplomatie des « loups guerriers », une doctrine mise en place par le président chinois Xi Jinping « qui exige des nouveaux ambassadeurs un discours décomplexé, plus virulent et agressif pour intimider et étouffer toutes les voix en Occident jugées trop critiques à l’encontre de Pékin », explique RFI.

Le lundi 22 mars, l’ambassade de Chine a publié une série de tweets pour justifier le ton offensif de ses propos : « Il y a des gens qui souhaitent voir la diplomatie chinoise devenir une diplomatie d’”agneaux”, qui encaisse les attaques sans broncher. Cette époque est bel et bien révolue ! »

De nombreux experts en géopolitique, ainsi que des députés français au Parlement européen, ont pris la défense d’Antoine Bondaz.

 

22 mars 2021

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