Deux mois que la plupart de nos enfants travaillent à temps complet à la maison. Mais c’est un fait à redouter : « La continuité pédagogique a été très inégale. On craint que ces écarts très importants créent de grosses difficultés l’année prochaine », prévient Hubert Salaün, le porte-parole national de la Fédération des parents d’élèves PEEP, dans Le Parisien.

Il faut dire qu’entre les parents calmes et bien organisés, telle Ingrid qui témoigne « Nous avons instauré à la maison l’organisation suivante : travail scolaire le matin, avec une petite récréation en milieu de matinée ; et l’après-midi, temps de lecture puis activités sportives, musiques, jeux », et ceux, débordés ou épuisés, qui n’attendaient que de pouvoir à nouveau confier l’instruction et, par la même occasion, leurs enfants aux maîtresses, le fossé s’est inévitablement creusé.

Fracture numérique et culturelle, manque de temps, de patience, d’équipement ou de compétence, cette période d’école à la maison peut laisser la curieuse impression que nos écoliers ne seront pas complètement au niveau à la rentrée. Ou qu’en tout cas, nous parents avons eu bien du mal à tout assumer. Alors pour tenter de se rassurer, l’on prévoit la session de rattrapage en équipant nos enfants de nouvelles pages à réviser : « L’ensemble du marché du parascolaire était en progression de 10 % à fin avril, par rapport à l’année dernière. Cette progression se fait surtout sur les cahiers de soutien, où l’on observe une progression de 41 % sur les quatre premiers mois de l’année », explique, au HuffPost, Rachel Duc, directrice des départements parascolaire et jeunesse chez les Éditions Hatier.

« On ne peut pas être travailleur – parent – professeur en même temps… C’est impossible, sous peine de filer droit vers le . Ici encore, il faut choisir… et accepter que choisir, c’est renoncer. » Cette journée qui démarre vous épuise à l’avance et vous ne ressentez plus de plaisir à être avec vos enfants ? Moïra Mikolajczak, docteur en psychologie et spécialiste du burn out, livre quelques conseils dans Aleteia pour dédramatiser, parmi lesquels : ne pas se forcer à jouer avec son enfant toute la journée et renoncer à être le parent parfait.

In fine, peut-être nos enfants n’auront-ils pas eu le temps de tout étudier d’ici l’été. Pour autant, un programme se rattrape. En revanche, au cours de cette période inédite, ils auront pu goûter aux joies d’avoir du temps pour lire, jouer, se reposer, mais aussi grandi et appris en cuisinant, jardinant, ou en aidant aux tâches ménagères. « C’est une belle occasion de développer l’entraide et la collaboration intra-familiale », précise Moïra Mikolajczak. Alors, nul besoin de s’angoisser d’ici la rentrée. Parents, soyons doux avec nous-mêmes et bienveillants, sûrs que nos enfants et nous aurons fait « de notre mieux ».

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