Pakistan : deux hommes condamnés à mort pour le viol d’une Française

La justice pakistanaise est à la mesure de la violence des comportements. En Europe, on serait plutôt en deçà.
Manifestation contre le viol, le 12 sept. 2020 au Pakistan. Capture d’écran Youtube NTV America
Manifestation contre le viol, le 12 sept. 2020 au Pakistan. Capture d’écran Youtube NTV America

Le verdict qui vient d’être rendu par la Haute Cour de Lahore (Pakistan), dans une affaire de viol de 2020, intéresse la France à deux titres. D’abord parce que la victime est française. Ensuite parce qu’elle nous montre une Justice dont le bras est ferme.

Le 9 septembre 2020, une Française d’origine pakistanaise, alors en séjour dans le pays, roule sur l’autoroute qui mène de Sialkot à Lahore. Elle a avec elle ses deux enfants. Tombée en panne d’essence, elle joint des proches à Gujranwala, une ville non loin de là. Ils lui disent d’appeler les secours de l’autoroute et se mettent en route pour lui venir en aide. En les attendant, la mère de famille s’enferme dans la voiture. Ses proches n’arriveront pas à temps. Deux hommes d’une trentaine d’années s’approchent de la voiture. Ils brisent une vitre, sortent la femme et, sous la menace d’une arme, la violent devant ses enfants. Ils fuient en emportant argent, bijoux et cartes bancaires.

La faute à la victime ?

Quelques jours après, le chef de la police pakistanaise Umar Sheikh commente l’affaire en conférence de presse. Selon lui, la victime a fait « l'erreur de croire que la société pakistanaise était aussi sûre [que la France] ». C’est une réalité. Malgré l’ensauvagement qui gagne chez nous, le Pakistan est largement devant, en matière de violences et d’insécurité. Par contre - et là, Umar Sheikh met le feu au poudre -, il reproche à la victime d’avoir roulé de nuit et souligne qu’aucun Pakistanais n’« autoriserait ses sœurs et ses filles à voyager seules à une heure aussi tardive ». Non par une légitime sollicitude, mais parce que cela va à l’encontre de la morale islamique.

Ces propos déclenchent une vague de manifestations. L'avocate et militante féministe Khadija Siddiqi déclare que les propos du cheikh s'inscrivent dans une culture regrettable et « très répandue » de culpabilisation des victimes. Une autre militante, Shaheena Khan, exige que la police et le gouvernement assurent la sécurité des femmes - un droit élémentaire qui dépasse largement le combat féministe. Sous pression, le gouvernement renforce l'arsenal judiciaire contre le viol en décembre 2020.

Condamnation pour terrorisme

Après quelques jours de traque, la police arrête les deux suspects, Abid Ali et Shafqat Ali. En mars 2021, ils sont condamnés à mort (et, accessoirement, à la prison à vie et à de multiples peines d’emprisonnement) pour viol collectif, enlèvement, vol et actes terroristes. Terrorisme ? Au Pakistan, cette qualification peut-être utilisée dans les cas d’enlèvements mais aussi de crimes particulièrement brutaux et choquants.

Abid Ali et Shafqat Ali font appel. Ce 3 juin 2026, la Haute Cour de Lahore a rejeté leur appel et confirmé leur condamnation à mort. Une décision saluée par Elon Musk : « C'est la sentence appropriée pour de tels actes. Tant mieux pour le Pakistan. » On sait qu’Elon Musk manifeste de la sollicitude pour les victimes de crimes qui révèlent de lourds dérèglements des institutions (Irina Zarutska l’été dernier, tout récemment Henry Nowak…). Surtout, il donne de la visibilité à des affaires que les médias mainstream préfèreraient enterrer.

Les Pakistanais des groomings gangs

En Angleterre, c’est Rupert Lowe, membre du Parlement et fondateur de Restore Britain, qui s'est félicité du verdict : « De bonnes nouvelles en provenance du Pakistan. » Ce viol entre en résonance avec les ignobles crimes commis au Royaume-Uni par les groomings gangs, à dominante pakistanaise, qui ont violé et prostitué des jeunes femmes et des enfants pendant des années, sous le regard indulgent des services sociaux, de la police, des médias et du personnel politique - au nom de l’antiracisme.

Ces condamnations à mort, « c'est ce que nous devrions faire en Occident », lui a répondu Musk. La société pakistanaise, violente, a une Justice à la hauteur : elle est rapide, elle est dure. Les Justices européennes, elles, ne paraissent plus à la hauteur de nos mœurs qui s’ensauvagent et se barbarisent. La France de 2026 n’est plus celle de 1981. Il serait temps d’en prendre conscience avant que la France ne devienne le Pakistan.

Picture of Samuel Martin
Samuel Martin
Journaliste

Vos commentaires

66 commentaires

  1. En France on viole allègrement !
    Des femmes, des enfants, des bébés ! Oui des bébés
    Mais la justice est tellement clémente envers les violeurs assassins qu’ils auraient tort de se gêner.

  2. Ces condamnations à mort, « c’est ce que nous devrions faire en Occident », lui a répondu Musk…. OOUUUIIII !

  3. Seul la presse italienne en parle, mais 3 afgans ouvriers agricoles .
    On finit brûlés vifs dans une voiture ; par 4 pakistanais qui ne voulaient pas leur payer leurs salaires.
    Rappel le Pakistan est en guerre contre l’Afghanistan

  4. Le pakistan nous montre l’exemple en matière de justice, bravo ! je comprends que les pakistanais partent dans les pays occidentaux dégénérés qu’ils méprisent et ou ils peuvent violer et tuer à gogo sans être punis.

    • Mais reste un pays islamiste d’où la réaction du cheikh (une femme n’en doit sortir la nuit ) et avec la guerre en Iran, le pakistan veut donner une autre image, image de propagande. Mais une peine à vie aurait suffi , je suis contre la peine de mort

  5. Apparemment, la « justice dont le bras est ferme » ne parvient pas à empêcher ce genre de crime, et même la sentence de peine de mort n’est pas rédhibitoire… Alors, quelle est la solution efficace contre cet ensauvagement ?

  6. tu ne tueras pas le juste ou l’innocent donc … La France doit remercier Monsieur Badinter.
    toutes les valeurs sont inversées, c’est effrayant;

  7. Cruauté inutile, il aurait suffit de faire l’ablation de l’arme du crime en place publique et au « 20h » local. Voilà qui aurait été pedagogique, et on n’aurait pas fait chouiner la clique à. Badinter.

  8. Pour être respecté il faut être craint. Qui a peur d’une juge qui n’ose même pas faire les gros yeux?

  9. Enfin un bon verdict.
    Comment vont réagir nous féministes ? Approuver ? Plaider pour qu’on demande leur extradition pour qu’ils soient traités humainement en France ? Ou ignorer le sort de cette femme parce qu’elle a été violée par les mauvais agresseurs ?
    Paris ouverts.

  10. Disons le clairement, la France a des enseignements à tirer de ce qui se passe en matière de sécurité dans d’autres pays !

    • Quand on importe le tiers-Monde on le devient.
      Il faut aussi importer le système judiciaire qui va avec

    • C’est vrai et il faut demander aux touristes étrangers à quoi ressemble un français. Les gauchistes pleureraient!

  11. Bien , d’avoir dit que la victime était aussi pakistanaise, son mari était en France lors des faits . Certains journaux ont omis ce détail.
    Quand on importe le tiers-Monde
    Il faut aussi importer le système judiciaire qui va avec.
    Dire que le Pakistan a élu une femme présidente de ce pays; mais elle a finit assassinée par un fanatique islamique.

Commentaires fermés.

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

Eliot Deval encense le travail de BV !
Vidéo YouTube

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois