C’est Raphaël Cognet, le maire (DVD) de Mantes-la-Jolie, qui le confie au Parisien : dans sa ville, qui compte 45 nationalités différentes et où la population étrangère représente 26 % des habitants, il est des quartiers où l’on peut passer trente ans sans avoir besoin de parler le français.

26 % d’étrangers, c’est énorme. D’autant qu’il faut ajouter à ce chiffre les enfants nés sur le sol français et qui, pour certains, conservent comme culture celle de la famille et ne connaissent de la culture française que ce qu’en dit l’école. Dépassée, l’école, comme on le sait.

Alors le maire de Mantes-la-Jolie vient de signer le premier contrat, en Île-de-France, relatif au nouveau dispositif mis en place par l’État : « Le projet d’accueil et d’intégration des étrangers ». Il s’agit, ô merveille d’ingéniosité, d’encourager l’apprentissage du français aux primo-arrivants. Car, nous dit-on, « le principal frein à une intégration réussie, [c’est] l’absence de maîtrise de la langue française ».
Ça alors ! Incroyable : nos énarques viennent de découvrir l’eau tiède !

Dieu merci, il y a bien longtemps que des bénévoles, dans notre beau pays, se sont emparés de la question et ont pris de leur temps et de leur savoir pour dispenser des cours d’alphabétisation et de français aux étrangers fraîchement débarqués.

Dans le nouveau dispositif, « la municipalité est chargée de mailler le territoire et de faciliter le travail des associations. L’État, lui, contribue financièrement et met à disposition ses services », explique Le Parisien. Pascal Courtade, le préfet délégué pour l’égalité des chances, précise : « Dans une ville comme Mantes-la-Jolie, on peut s’appuyer sur un très riche tissu associatif. Nous avons les moyens d’épauler beaucoup de monde. » Sachant que dans le seul département des Yvelines, 5.600 primo-arrivants suivent des cours de français « à travers plusieurs dispositifs », l’idée est désormais de « créer un guichet unique pour faciliter son accès ».

On ne peut que saluer l’initiative, en se demandant toutefois pourquoi et comment on n’y a pas songé plus tôt. Par idéologie, peut-être, pour ne pas couper les nouveaux venus de leur culture ?

Contrairement à tant d’autres pays (cf. le Canada, pour n’en citer qu’un) qui « trient » leur immigration sur des critères de compétence, la France s’est jusqu’ici refusée à choisir qui entre ou reste sur son sol. La crise que nous traversons semble faire (un peu) évoluer les esprits et l’on s’avise maintenant, comme le maire de Mantes, que l’« on se retrouve avec beaucoup de gens qui sont diplômés voire très diplômés dans leur pays d’origine et qui pourraient travailler rapidement mais dont le seul handicap est de ne pas maîtriser le français ».

On s’avise aussi qu’il y a derrière tout cela un gros problème social car, des décennies après leur arrivée, de nombreux étrangers ne parlent toujours pas notre langue. C’est particulièrement vrai pour les , souvent cloîtrées à la maison. « Cela concerne à peu près une personne sur dix dans ma ville », dit le maire, c’est pourquoi « on peut passer trente ans au Val Fourré sans avoir besoin de parler Français ».

Mantes est une très vieille ville en bord de Seine, dominée par sa magnifique collégiale. Son nom lui vient, dit-on, d’un billet envoyé par Henri IV à sa maîtresse Gabrielle d’Estrée : « Je suis à Mantes, ma jolie. » Florissante dès le Moyen Âge, elle fut un lieu de villégiature des rois de France… Et puis sont  venues les utopies du XXe siècle, les villes nouvelles, le Val Fourré, la ghettoïsation, les trafics, la délinquance et… le Grand Remplacement !

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20 octobre 2022

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19 commentaires

  1. On n’arrive pas à apprendre une langue quand on la déteste ( c’est la langue des mécréants ! ) et qu’on abhorre la civilisation qu’elle irrigue. Le frein psychologique est insurmontable. De plus, pour ces immigrés, il n’y a pas de bain linguistique puisqu’ils vivent entre eux. Je ne prône pas pour autant de les éparpiller dans les campagnes, tant le comportement de certains est nuisible ! Ce ne sont pas quelques leçons théoriques à des gens d’un niveau intellectuel et culturel faible qui peuvent faire des miracles.
    La solution, c’est de ne plus faire venir aucun immigré !
    Signé : un ancien professeur de langue.

  2. La plupart des élus sont corrompus ; il veulent à tout prix – dans tous les sens du terme (!) – être réélus… Quand on a compris ça, on ne peut s’étonner de leur attitude ambiguë vis à vis des immigrés clandestins qu’ils ne considèrent pas comme des « hors la loi », mais plutôt comme des futurs électeurs potentiels qu’il faut cajoler… Ces imbéciles ne veulent pas voir plus loin que leur petit intérêt immédiat, alors que leur attitude est jugée par ces « nouveaux arrivants » comme minable, même s’ils en profitent (allocations, aides etc..) éhontément. On nage dans le mensonge et la bassesse la plus crasse. Ces idiots ne se doutent pas qu’ils seront les premiers à payer le prix fort de leur attitude.

  3. Je préfère ne pas commenter:
    1 .Ca ne sert à rien,
    2. Je serais censuré,
    Je vais me contenter de protester dans les urnes, même si mon vote ne sert pas à grand chose non plus, sinon il y a longtemps que voter serait interdit..

  4. Une question me taraude, si ces étrangers sont sur le sol français et ne parlent pas le Français, c’est qu’ils sont en situation irrégulière car comment alors ont il pu remplir les papiers d’états civils pour devenir citoyens Français?

  5. « On se retrouve avec beaucoup de gens qui sont diplômés, voire très diplômé… » Ah oui? En quel matière? Le maniement du couteau? En boucherie-charcuterie, donc. Et pourquoi tous ces génies ne font-il pas profiter leurs pays respectifs de leurs incommensurables talents et compétences? Au mins, là ils ne recontreraient aucun problème de langue. Non?

  6. Maintenant on se demande où sont passés les milliards déversé sur les « politiques de la ville ». Peut-être pas perdu pour tout le monde…

    1. « Quand le gouvernement jette l’argent par les fenêtres, il vaut mieux se placer au premier balcon » Auteur inconnu mais lucide.

  7. un nombre incalculable d’étudiants étrangers repartent chez eux, diplôme en poche (parfois des doctorats, et ânonne à peine notre langue. C’est constat ! Quel est la valeur de leurs études au regard de l’argent investi p

  8. A votre avis pourquoi de nombreux documents sont traduits dans diverses langues, et une principalement ?
    Voyez le dilemme si vous êtes dans une zone « Seveso », et que vous êtes pratiquement obligé de traduire dans plusieurs langues les consignes de sécurité, surtout toujours la même, la plus présente !
    Trente ans en France sans comprendre ni parler le français, cela n’étonnera pas ceux qui le vivent, et c’est même parfois encore bien plus ! Cela fait des années que le phénomène migratoire l’accentue de plus en plus vu son augmentation.
    Mais c’est bien d’en parler cela éveillera peut-être quelques esprits !

  9. A quoi on servi les milliards déversés dans les banlieues , dans quelles poches sont ils allés? comment est utilisé l’argent grassement donné aux diverses associations ? apprendre à parler la langue du pays dans lequel on souhaite vivre est, me semble-il, la première chose à faire. Mais ce désir de vouloir vivre ensemble est-il partagé par tous ces nouveaux arrivants ? on se le demande … non, on ne se le demande plus

  10. La situation ne va que s aggraver, les femmes musulmanes ont 3,6 enfants pendant que les françaises n en ont qu un et aujourd’hui 40% des enfants nés en France de 0 à 4 ans sont d origine immigrée majoritairement musulmans ou africains , on ne peut plus nier le grand remplacement

  11. Votre article laisse à penser que de nombreuses associations enseigneraient le français aux primo-arrivants. Dans toutes les généralités il y a des exceptions et donc des bénévoles dévouéset désintéressés, mais globalement quand on voit le résultat après des décennies de ”politique de la ville” on se demande si nombre d’associations n’auraient pas pour but de s’acheter une bonne conscience voire , pire , d’alimenter leurs comptes bancaires, plutôt que d’intégrer les migrants dans la société française .

  12. Il y a aussi un grand nombre d’anglais qui habitent en France mais refusent d’en apprendre la langue et de la parler. Ce sont surtout des hommes, cette fois ci. Et ils ne sont ni voilés, ni enfermés.

    1. Peut-être , mais ces Anglais ne nous menacent pas . Ils ne commettent pas d’attentats pour revendiquer un modus vivendi « rosbif » … Pas de revendications culinaires ni vestimentaires non plus ! Autrement dit , ils ne nous emm….. pas !
      Deux couples habitent près de chez moi , en Centre Bretagne : on se salue , on bavarde un peu de tout et de rien , de Liz Truss , de Boris Johnson … de la reine , du roi … en français émaillé d’anglais . Ils ont beaucoup d’humour …
      Alors merci de comparer ce qui est comparable .Comme ceux qui comparent les immigrés italiens , espagnols , portugais , polonais , etc. de jadis aux hordes musulmanes d’aujourd’hui qui ne s’assimileront jamais ! Et qui viennent pour bien autre chose que de chercher du travail …

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