« On fait plus de gosses qu’eux » : à LFI, un esprit de revanche anti-Français assumé

Dans une vidéo choc, Carlos Martens Bilongo a assumé son esprit de revanche.
Capture d'écran X
Capture d'écran X

Des propos carrément décomplexés. Ce 23 décembre, le député LFI Carlos Martens Bilongo était l’invité d’une émission de la plate-forme communautaire « La Librairie africaine ». Il y était notamment question de « l’entrisme » des membres de la « diaspora » au sein des institutions françaises. « La lutte contre le racisme passe par une prise du pouvoir, y a répondu l’élu d’extrême gauche, sûr de lui. Je suis déjà député, on a déjà mis un pied à l’intérieur ! » Se sachant en terrain ami, Carlos Martens Bilongo a alors développé sa pensée et précisé le sort qu’il réserve à ceux qu’il nomme « ces gens-là » : « Ici, ce que nos parents et nos grands-parents ont enduré, on ne va pas faire table rase. Moi, je ne vais pas laisser ces racistes faire leur petite vie. On va leur montrer qu’on est plus nombreux. Ils ont voulu se foutre de nous, ils ont voulu nous insulter ? Nous, on est plus intelligents qu'eux, on est plus endurants, on fait plus de gosses qu'eux, tant pis pour eux… » Non loin du député, sur une affiche placardée au mur, on peut lire un message portant le même esprit de revanche ethnique : « J’ai entrepris la vengeance de ma race ». Tout un programme.

Sur X, de nombreux Français ont très mal pris ces propos. « "On" est plus intelligent ? C'est qui, "on" ? », a notamment interrogé un dénommé Manu. « De qui parle le député Bilongo quand il dit "on fait plus de gosses qu'eux" ? Des racistes ? Des gens d'extrême droite ? Non. Il parle évidemment des Blancs. Pour lui, le combat n'est pas idéologique, il est démographique », a ajouté Lebrac. « Il parle des Français à la troisième personne, conscient qu’il n’en est pas un et qu’il est en guerre contre eux », a estimé un certain Grumpy. Pour Jérôme, enfin, ces propos devraient suffire à « disqualifier cette meute », tout comme « ceux envers Rachida Dati ».

Un sexisme débridé

Car M. Bilongo a en effet profité de son intervention dans « La Librairie africaine » pour charger la candidate LR à la mairie de Paris. Alors qu’il était question du succès des personnalités issues de « la communauté afro » au sein de la sphère politique française, l’élu insoumis de Seine-Saint-Denis a tenu des propos pour le moins injurieux. « Tu prends d’autres personnes où c’est par "promotion canapé" ou en couchant avec des hommes qu’elles sont arrivées ministre de la Culture aujourd’hui et prétendent à la mairie de Paris », a-t-il ainsi fait valoir, avant de citer le prénom Rachida et déclencher l’hilarité de ses deux interlocuteurs.

Mis en cause par une bonne partie de la classe politique, du ministre chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, à l'ancienne députée d’extrême gauche Raquel Garrido, Carlos Martens Bilongo est revenu sur ses propos dans un long tweet rédigé en écriture inclusive. « Je regrette les propos sexistes que j'ai employés […] J’ai présenté mes excuses à Madame Dati, et les réitère ici publiquement, ainsi qu’à celles et ceux qui ont été légitimement heurté•es. » Opportuniste jusqu'au bout des ongles, il a profité de cette mise au point pour se victimiser, déclarant qu’il était un homme « socialisé dans une position de domination ». En clair, la proie du racisme systémique.

À raciste, raciste et demi

Le député LFI n’a pas profité de son tweet d’excuse pour revenir sur ses propos à tendance racialiste. « En revanche, les propos racistes, suprémacistes et remplacistes sont assumés et revendiqués », a ainsi regretté le sénateur RN de Seine-et-Marne Aymeric Durox. Dans un précédent tweet, le même élu avait rappelé que « les pogroms anti-Blancs en Afrique du Sud ont commencé avec ce genre de discours décomplexé ». Carlos Martens Bilongo a beau s’en prendre aux « racistes », chacun devine qu’il cible plutôt les « non racisés ».
Dans une autre séquence issue de la même émission, M. Bilongo précise d’ailleurs la population visée : il s’agit des « Benoît », « Marie-Antoinette » ou autres « Dupont »

« Leurs ennemis ne sont pas les "racistes", ce sont les Blancs », déclare le syndicat La Cocarde étudiante. Une analyse partagée par l’avocat Gilles-William Goldnadel : « Le Parti Antisémite est, de manière cohérente, le Parti Anti-Blanc. Il doit être dissous juridiquement ou éradiqué électoralement. » La balle est désormais dans le camp des « Français ».

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 02/01/2026 à 20:53.
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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

79 commentaires

  1. Ce gars là est député. Elu par les français de gauche et autres barragistes. La regrettée Daria Douguine disait : « le concept de tolérance a été créé pour détruire l’identité européenne ». Bien vu. La tolérance devenu, depuis, la bienpensance (cela englobe le diversité, le wokisme, le genré…) est vantée par la majorité des français comme si ces derniers étaient contents de se saborder. Ne cherchez pas ailleurs le problème. Il vient des français (je précise : d’une large majorité). Il est logique que Bilongo réagisse ainsi puisqu’on lui répète depuis des années que nous avons mal agis et que nous devons réparation, pour tout. Il est normal de ne pas être respecté quand on se culpabilise encore et encore jusqu’à l’agonie.

  2. Quand on voit les familles Traoré ou celle du cambrioleur du Louvre doudou cross bitume … familles multi-games avec TOUJOURS le père absent ou retourné au pays vivre de nos allocations… on se demande bien si le grand remplacement n’est pas une réalité

  3. Un démographe pas trop bête à qui un journaliste affirmait que l’immigration donnait à la France beaucoup d’enfants a répondu qu’il ne s’agissait pas seulement du nombre, mais de ce dont les enfants étaient potentiellement capables pour le pays. C’est toute la différence qu’il y a entre le quantitatif et le qualitatif. Remplacer les générations de Français de souche par des générations d’Africains subsahariens aura probablement
    pour conséquence de transformer la France en Afrique subsaharienne.

  4. C’est pas du racisme ça? Qui sont ces « eux » qui le gène? Il oublie qu’il est payé par les « eux » qu’il exècre

  5. La France est à ses yeux le pire pays raciste, pour moi pas de problème il faut le renvoyer dans le pays merveilleux de ses parents le CONGO pour son père, l’ANGOLA pour sa mère, lui aussi veut une rente mémorielle comme l’Algérie
    Le monsieur propriétaire d’un appartement à Paris avait un logement social qu’il sous louait à sa soeur, pour tout dire un vrai LFI

  6. En somme ces gens appliquent le propos de l’ Ayatollah Komeïny: « Nous vaincrons par le ventre de nos femmes ». En Afrique Noire, le racisme est effrayant. Chaque ethnie en vomit au moins une autre : la machette y est multifonction.

  7. Facile pour eux de faire des gosses, quand on ne travaille pas Qu’on vit grassement de toutes aides allouées de nombreuses allocations exigées en retour aucun cotisation sociale et jamais aucun travail effectif si ce n’est des magouilles et des escroqueries.

  8. Que ne retourne-t-il pas aux pays des ses parents, enfin libérés de toute présence, là où il pourrait laisser éclater ses talents ?
    Que je sache, le Congo était belge et l’Angola portugais, les français n’ont pas à supporter les fantasme de cet individu
    On laisse ce type dire des choses qui feraient immédatement l’objet de plaintes s’il était de droite.

  9. Je suis très curieux de voir comment les médias du service public vont rendre compte de cette affaire … s’ils en rendent compte. Une dénonciation d’une récupération de propos sortis de leur contexte par les milieux d’extrême droite ?

  10. Cet individu devrait être déchu de la citoyenneté française, ses biens acquis en France confisqués et renvoyé dans son pays d’origine.

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