Ce Malien sous OQTF souligne l’impuissance criminelle du pouvoir. Jusqu’à quand ?

Il a pu poignarder trois femmes dans le métro car le Conseil constitutionnel a refusé l'extension de la rétention.
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Ce « fait divers » aurait pu passer très vite, le lendemain de Noël, mais il est tellement emblématique de la faillite de la politique migratoire de la France des années Macron qu'il ne passe pas.

Malien sous OQTF : ces vérités que France 2 se refuse à dire

Parmi ceux qui auraient voulu que l'information passe vite, sans livrer toutes ses vérités, certains médias mainstream. Et France 2 a été exemplaire en multipliant les périphrases pour désigner ce Malien sous OQTF sans jamais prononcer ces deux mots qui fâchent !

Le Mali, comme l'Algérie ?

Autre classique de l'abaissement de la France, son incapacité à imposer aux pays d'origine le retour du délinquant condamné. Ce qui était le cas de ce Malien, écroué en janvier 2024 pour vol aggravé et agression sexuelle après avoir été condamné pénalement. Libéré en juillet 2025, « eu égard à sa situation administrative », il a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et a été placé en centre de rétention administrative (CRA). Mais le ministère de l'Intérieur a reconnu qu'il n'avait pas réussi à l'éloigner « faute d’obtention d’un laissez-passer consulaire en l’absence de titre d’identité valide » et qu'il a donc été assigné à résidence. Mais, en fait, libre de prendre le métro, comme les milliers d'OQTF dans son cas, peut-on supposer. La France d'Emmanuel Macron a été chassée du Mali et d'Afrique et ne parvient même plus à imposer à ce petit pays de reprendre un délinquant sexuel. On pensait que nous n'avions ce genre de problèmes qu'avec l'Algérie... Coup de gueule de Matthieu Valet, ancien policier devenu député européen RN :

« Les sages sont coupables »

Mais le scandale ne se limite pas à cela. En effet, ce cas n'est pas nouveau et a connu plusieurs tragiques précédents, et notamment les meurtres de Lola en 2022 et de Philippine qui ont bouleversé la France et poussé Bruno Retailleau à légiférer pour éviter que de dangereux OQTF ne soient de fait remis en liberté. Mais voilà, le Conseil constitutionnel, sous la présidence de Richard Ferrand, a retoqué, le 7 août dernier, l'extension de la rétention à 210 jours. D'où la colère légitime de bien des Français, portée par Marion Maréchal qui n'a pas hésité à tweeter : « Les sages sont coupables ! »

Même dénonciation de Me Goldnadel, avec ces mots forts : « J’accuse le Conseil constitutionnel d’être DIRECTEMENT responsable du malheur de ses victimes en cassant la loi ayant prévu la prolongation de ce délai. »

Après ce retoquage coupable du Conseil constitutionnel, Bruno Retailleau avait promis l'écriture d'un nouveau texte. Un Bruno Retailleau qui a également réagi samedi soir.

Mais Macron a utilisé l'épisode Bayrou-Lecornu pour l'expulser du gouvernement. Et même si son successeur, Laurent Nuñez, s'est prononcé en faveur de ce nouveau texte, on l'attend encore... Comme on attend aussi la réalisation de la promesse d'Emmanuel Macron de 2019 de porter à 100 % le taux d’exécution des OQTF... Pendant ce temps, les agressions perpétrées par des OQTF se multiplient : un sacristain de l'église de la Madeleine à Paris a été tabassé par l'un d'entre eux, ce samedi. Cette impuissance consciente et persévérante du pouvoir, qui devient la marque finale du macronisme, pourrait être risible si elle n'était pas criminelle.

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Frédéric Sirgant
Chroniqueur à BV, professeur d'Histoire

Vos commentaires

76 commentaires

  1. C’est un motif suffisant pour destituer de toute urgence ce gouvernement qui n’a pas le pouvoir de protéger son peuple.

  2. Non seulement le pouvoir est impuissant, mais il est aveugle. C’est tellement bordélique qu’ils ne savaient même pas que le « Malien » était devenu « Français ».

  3. Les vieux politiciens recasés au conseil constitutionnel ne subissent pas les conséquences de leur décision politiques. En protégeant les individus sous OQTF n’ayant pas été expulsés dans les 90 jours les membres du CC sont pourtant co-responsables des agressions commises par ce Malien. Si ce Malien avait pu rester en rétention au-delà de ces 90 jours il n’aurait pas poignardé 3 femmes qui ont eu le malheur de croiser son parcours! Le pouvoir et tous les organismes d’Etat sont beaucoup plus tatillon pour des délits véniels de la circulation routière qu’avec des étrangers sous OQTF ayant u passé criminel! Il est temps que cette classe politique démonétisée soit chassée au plus vite! comment peut on encore avoir du respect pour cet Etat et ceux qui en sont responsables?

    • @Souverainiste67 : Et qui a laissé la mise en place de « cette classe politique démonétisée » ? La réponse laisse apparaître un possible début de solution

  4. Il est grand temps de préciser dans la constitution que le Conseil constitutionnel peut uniquement s’appuyer sur le texte de la constitution et qu’il doit limiter ses interprétations au strict minimum : pas de jurisprudence délirante basée sur l’interprétation de la « fraternité », par exemple.

Commentaires fermés.

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