On a lu le programme présidentiel de Mélenchon : demain, on rase gratis !
Lors de la présidentielle de 2022, le candidat de La France insoumise avait déjà lancé un programme séduisant. Son coût, selon l’iFRAP d'Agnès Verdier-Molinié, une fois les nouvelles recettes retranchées des nouvelles dépenses : 66 milliards d’euros ! Le leader de LFI pouvait incontestablement faire mieux.
Cinq ans plus tard, il se surpasse. Deux constats sautent aux yeux, dans le programme 2027 tout neuf du candidat Mélenchon. D’abord, un vigoureux « greenwashing ». Il court derrière l’écologie, certes comme tous les candidats, mais chez lui, cette course-poursuite s’accompagne d’une subtilité façon grosse Bertha. On trouve des titres, écrits en larges lettres (vertes, bien sûr), aussi originaux que « L’harmonie des êtres humains avec la nature » imposant une « planification écologique » et « la bifurcation écologique pour une société de l’harmonie ». Ça ne mange pas de pain bio, mais cela sent tout de même de loin l'enfarinage à la farine équitable.
Mais Mélenchon fait encore plus fort. Il semble avoir identifié tous les maux de la nation pour… les aggraver tous, jusqu’à la rupture !
Avec quel argent ?
Cela n'a échappé à personne, sauf à Mélenchon : la France s’effondre sous le poids des dépenses publiques. Dans Les Échos, l'économiste Christian Saint-Étienne, membre du Cercle des économistes, précise : « La dépense publique de la France a atteint 1.714 milliards d'euros en 2025, soit 57,2 % du PIB, contre 57,0 % en 2024 et 56,8 % en 2023. » C’est plus de 8 points de PIB de plus que la moyenne pondérée du poids de la dépense publique dans les vingt autres pays de la zone euro, ajoute Saint-Étienne.
Cela n'empêche nullement Jean-Luc Mélenchon de prévoir des dépenses publiques massives : « établir par référendum la liste des biens communs et services essentiels et les collectiviser », tout simplement. Il propose de « revenir sur les privatisations (aéroports, autoroutes, Française des jeux, etc.) », de « rendre effectif le droit de réquisition des usines et entreprises d’intérêt général par l’État », de « constituer des pôles publics dans les secteurs stratégiques : médicaments, transports et mobilité, banque, énergie, armement ». Avec quel argent ? Celui qu’il dépense ? Il entend, dans la foulée, nationaliser TotalEnergies (ce qui nécessite de dépenser tout ou partie des 166 milliards d’euros de capitalisation boursière de TotalEnergies, tout de même, mais on n'est plus à cela près).
Les entreprises françaises ploient sous les taxes, les réglementations et les lois sociales proliférantes ? Les entrepreneurs français ne seront pas à la fête ! Mélenchon entend « accorder aux comités d’entreprise un droit de veto suspensif sur les plans de licenciements », « donner plus de pouvoir aux salariés lors des procédures de redressement et de liquidation d’entreprise » et « instaurer le droit à un vote de défiance à l’égard des dirigeants d’entreprise ou des projets stratégiques ».
Le temps de travail et le niveau du SMIC en France plombent notre compétitivité ? Mélenchon entend rétablir les 35 heures et passer à 32 heures pour les métiers pénibles après avoir, bien sûr, massivement augmenté le SMIC. Et adopté une sixième semaine de congés payés. Quand on a les moyens, on ne compte plus !
Demain, LFI rase gratis
Notre système de retraite s’effondre car les Français partent trop tôt à la retraite ? Mélenchon impose la retraite à 60 ans pour tous. C'est simple, on rase gratis à tous les étages, chez LFI.
Les emplois de la finance qui devaient affluer en France après le Brexit (vous vous souvenez ?) sont prudemment restés au-delà de la Manche. Mélenchon a trouvé les moyens de les dissuader définitivement : il veut « mettre au pas la finance » et « créer un pôle public bancaire ». Avec quel argent, là encore ? Mystère.
En 2022, l’iFRAP avait calculé le coût du programme mélenchonesque : 66 milliards d’euros nets, recettes déduites. Une paille. Cette fois, c'est l’ancien ministre Arnaud Montebourg qui a fait le calcul : « Je vais être assez simple, dit-il, le 8 mai, sur BFM TV : 230 milliards de dépenses nouvelles, un million de création d’emplois d’agents publics. Et comment on finance cela ? 100 milliards d’euros, grosso modo, d’impôts nouveaux : 20 milliards sur les ménages dits riches et 80 milliards prélevés sur les entreprises ! » Nul besoin d’avoir fait l’université d’été de La France insoumise pour saisir le réalisme économique original du Líder Máximo, pressé d’écraser d’impôts le pays le plus... imposé de l’OCDE. On ne parle même pas du coût de l'immigration chez celui qui veut « faire place à la nouvelle France ».
Avec son programme économique, Mélenchon, soi-disant si brillant (!), a plus de chances d'emporter le Grand Prix international au concours du démagogue le plus culotté du siècle que la moyenne à un devoir d'économie de 4e au collège.
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47 commentaires
Parce qu’il a un programme, Mélenchon, à part vouloir être calife à la place du calife ?
Le plus navrant c’est que certains français y croient alors qu’un simple bon sens permet de voir l’imposture économique de ce type.
Le vociférations de monsieur Mélenchon rappellent celles de certains dictateurs du passé de sinistre mémoire .
Déjà entendu, déjà mis en application (dixit le programme commun !) nous en connaissons le résultat, la France détruite.
Il n’est pas exclus que ces « avancées sociales !! » attirent une grande frange de la population de plus en plus abêtie, Mélenchon le sait, ce qu’il ne connait pas, c’est la réaction de ceux qui travaillent vraiment, vont-ils rester en France ?
Depuis des années, on n’apprend plus aux élèves à réfléchir, on leur bourre le crâne avec des fadaises et l’Histoire est enseignée sous un prisme idéologique gauchiste.
Et…arrive Mélenchon le sauveur. Voilà
Si Mélanchon devait être élu, mon Dieu éloignez de nous cette perspective, la France déjà ruinée deviendra avec lui ce qu’il souhaite vraiment, c’est-à-dire un pays du tiers-monde.
Je le crains autant que vous – Regardez déjà la « dynamique » générée par les municipales.
Un pays du tiers-Monde, c’est déjà bien amorcé – Pire: la cour de récré de toute la racaille et les parasites qui tuent ce pays.
Il est encore plus dangereux que l’histrion, ce qui n’est pas peu dire.
Ne pas oublier que tous ces farfelus qui « dirigent !! » la France ont été élus ! le peuple est ainsi fait.
Aucune chance de parvenir à la présidence en exhortant des valeurs nationales dont nous pourrions êtres fiers.
affligeant de bêtise crasse, profonde debilite etfanatisme de ce personnage….decidement il nous aura tout fait.pitoyable.
Est- ce-que les médias du service public vont parler de ce fabuleux programme ? Je ne pense pas car la plupart des personnes du service public vont voter pour ce fou !
Tout ce qu’on risque avec Mélenchon, c’est de finir comme la Grèce.
Il est plaisant de parler d’harmonie avec la nature lorsque toute l’idéologie d’extrême gauche tend précisément à détruire dans tous les domaines l’ordre naturel – en accord en cela avec le progressisme macroniste – et à instituer un climat de violence permanente.
Mélenchon, ses vociférations lui tiennent lieu d’arguments.
Vu l’électorat de melenchon, pas étonnant, une majorité ne sait pas lire, le reste ne comprend pas ce qu’il tente de déchiffrer
Le « Hic » c’est que tout ce joyeux petit monde a le droit de vote…
L’heure niveau en mathématique ne doit frisé le pointer
Je n’ai pas lu le programme de Mélenchon et, ne me donnerai pas la peine de le faire un jour. Si par malheur Mélenchon arrivait à l' »Elysée, grâce aux macronistes, et autres LR, ²on ne rasera pas longtemps gratis! D’ores et déjà, le pays est au bord du gouffre et le FMI, la BCE et Bruxelles sont l’arme au pied. Quel que sera le locataire de l’Elysée, à fortiori si cela devait être Mélenchon?, le FMI, la BCE et Bruxelles débouleront à Paris et formuleront leurs exigences. Mélenchon ne pourra pas raser gratis bien longtemps. Les délires LFIstes, du moins sur le plan financier, cesseront moins d’un an avant la prise de l’Elysée par le leader maximo. Il y eu le prérédent grec, là où le gauchiste, une sorte de Mélenchon du Péloponèse, avait été mis au pas par la Troïka dépêchée par Merkel…
Il ne risque rien car il ne passera pas!
LFI, c’est La Farce Insalubre.
Une farce, mais de très mauvais goût.
Il y a plein d’abrutis qui croient encore à l’argent magique et qui vont voter pour lui.