Mondialisation et immigration ne sont-elles pas anti-écologiques ?

Le mouvement des gilets jaunes a eu, entre autres réussites, celle d’avoir fait éclater certaines contradictions de l’idéologie écolo et ses mensonges : non, la voiture électrique n’est pas moins polluante. Et le gilet jaune, muni de son simple bon sens, a eu raison de pointer, depuis le plancher des vaches qu’il n’a jamais quitté, le développement du transport aérien, bien plus polluant, mais qu’aucun état n’envisage de réduire ni de taxer.

Une brèche a été ouverte et, au pays de Descartes, le bon sens doit continuer à s’exercer et continuer à faire tomber les autres contradictions de l’écologie telle qu’elle nous est imposée.

En particulier celle qu’elle entretient avec l’idéologie du multiculturalisme et de l’immigration. De façon opportune, le changement climatique a été mis en avant ces dernières années, l’argument économique ne tenant plus, pour faire accepter le phénomène migratoire comme allant de soi, inéluctable. Or, l’écologie prétend lutter contre ce réchauffement et, donc, effectivement mise en pratique, devrait nous permettre de réduire l’immigration, si on entre dans cette logique. Or, jamais cette perspective ne nous est présentée. Encore une logique mensongère, comme celle de la taxe carbone. Mais alors – et ses promoteurs ne s’en cachent d’ailleurs pas –, c’est que l’immigration est bonne en soi. Une chance, selon la formule célèbre.

Sauf que je ne vois jamais posée la question de l’impact des phénomènes migratoires sur l’écologie, le réchauffement, les écosystèmes des pays d’émigration et d’immigration. C’est curieux, à l’heure où toutes les activités humaines sont passées au crible de l’écologie. Une seule y échappe, bénéficiant d’un sauf-conduit : l’immigration. Je laisse le soin aux spécialistes de lister les différents aspects et de mesurer cet impact écologique de l’immigration.

Un seul domaine retient l’homme de bon sens : la migration, c’est d’abord la multiplication des transports, et pas simplement une fois. Ce sont les allers-retours réguliers, saisonniers, avec le pays d’origine, souvent lointain. Donc la multiplication des transports aériens. C’est aussi l’instabilité géographique dans le pays ou le continent d’accueil.

Le grand voyage, qu’il soit touristique ou migratoire, ne devrait rester qu’exceptionnel. Or, on veut que cela devienne la règle, autant pour des raisons économiques qu’idéologiques. Très bien. Mais qu’alors on ne nous parle plus de mesure, de limite, d’écologie, de développement durable.

En fait, poser la question, c’est déjà y répondre. On nous a assez répété que le modèle de développement occidental n’était pas soutenable si des milliards d’Africains et d’habitants de pays pauvres y accédaient. Nos gouvernements n’en ont tiré qu’une conséquence : nous devons en changer. Outre le fait qu’ils s’y prennent très mal, ils n’ont pas osé énoncer l’autre conséquence : ce modèle ne peut plus accueillir des centaines de millions d’Africains qui vont l’adopter.

Dire cela, c’est commencer à redécouvrir la dimension spirituelle de l’écologie dans ses valeurs de proximité et de frugalité. C’est redécouvrir la nécessité d’une communauté historique, locale, enracinée.

La multiplication des échanges, donc des transports et des migrations, est par nature anti-écologique. Donc, pour le réveillon : pas de fruit exotique, pas de guirlande électrique, pas de voyage aux Seychelles, pas de jouets fabriqués en Chine. Mais pas de migrants non plus.

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