Marseille : un stade à nouveau envahi par les gens du voyage ; lourde facture en vue
Le stade du Mouton, où s’entraîne le club Marseille Rugby Méditerranée, situé à Saint-Menet, dans le XIe arrondissement de Marseille, a été une nouvelle fois envahi par les gens du voyage, ce dimanche 26 juillet. C’est la troisième fois en deux ans. Le président du club qui compte 650 licenciés, Augustin Marié, se dit « écœuré » par la situation.
Il raconte à BV : « Il y a deux terrains sur trois qui sont occupés par les caravanes. Le troisième, il ne va pas être arrosé parce que, sinon, on va arroser les caravanes. Avec les températures et la chaleur qu’il fait en ce moment, si on n'arrose pas l’herbe, ça va devenir une prairie dans une semaine. Sans compter les voitures qui roulent dessus et la centaine de caravanes occupées par une moyenne de quatre personnes qui vivent comme dans un camping alors que ce n’en est pas un. »
Envahissement express
Augustin Marié se souvient, agacé, que lors des envahissements des mois de juin et juillet 2025, « il a fallu trois mois pour remettre les terrains en état et un an plus tard, [il est] encore capable de dire où étaient installées les piscines et dans quel sens étaient garées les voitures, parce que ça fait des ornières terribles ».
Il faut beaucoup de temps pour réhabiliter les lieux, après le passage des gens du voyage. Huit mois pour les vestiaires, l’an passé, alors qu’une heure suffit pour l’envahissement. Le président du club de rugby, qui a pu les observer, impuissant, explique comment les gens du voyage procèdent : « C'est une petite ville qui se déplace et qui fonctionne à merveille. Il y a l'équipe rangement, l'équipe électricité, l'équipe plomberie, l'équipe parking. Tout ce petit monde se met en place dans des temps assez incroyables. Ils sont très forts. » En un temps record, ils s’installent et « se branchent sur l’eau et l’électricité de la ville », puis vivent aux frais de la princesse.
En 2025, après quelques semaines, les gens du voyage étaient partis d’eux-mêmes. S’en étaient suivies d'innombrables démarches pour que la municipalité, près d'un mois plus tard, engage les travaux nécessaires à la réhabilitation des lieux, pour un coût total « avoisinant les 300.000 euros, selon les rumeurs ».
Réparations interminables
Cette année encore, de l’argent public devra être dépensé pour la remise en état des terrains. Des fonds qui, pour Augustin Marié, auraient pu et dû être employés à leur sécurisation car, si le stade de Saint-Menet est régulièrement squatté, « ce n’est pas la faute à pas de chance ». De son côté, Olivier Rioult, maire RN des XIe et XIIe arrondissements, a également dénoncé l’inaction de la mairie centrale. Dans un communiqué, il a souligné le fait que seul Benoît Payan « dispose des moyens pour engager immédiatement les procédures de demande d'évacuation et garantir la protection du site ». Il a également rappelé : « Le respect de la loi ne peut être à géométrie variable. Les équipements publics destinés aux Marseillais ne peuvent être occupés illégalement au détriment de l'intérêt général. »
Occupation illégale du stade du Mouton par des gens du voyage : l'évacuation doit être immédiate
Nous le redoutions : le stade du Mouton, à Saint-Menet, est de nouveau occupé illégalement par plus d’une centaine de caravanes des gens du voyage, qui ont pénétré dimanche… pic.twitter.com/BecSF0tf37
— Olivier Rioult (@olivierrioult) July 26, 2026
Au stade du Mouton, les entraînements doivent reprendre le 3 août et, pour l’heure, cela est tout à fait impossible. Augustin Marié l’assure, il trouvera une solution pour que les licenciés puissent pratiquer, mais il craint de devoir mettre ses quatre salariés au chômage technique. Faute de volonté municipale, la société paie un lourd tribut.
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52 commentaires
Mais comment est-ce qu’ils font pour entrer sur le terrain ? Il n’y a pas, -au moins- une barrière autour ? Au moins, il n’y aura pas d’ornières cette année, le temps est plutôt sec… Certes, ils n’ont pas à s’installer sur un stade, mais la récurrence du truc fait plutôt penser à une revanche quelconque. L’article ne dit pas si la commune est en règle au niveau des obligations à l’égard des gens du voyage, ou s’il existe un passif au niveau de la commune…. Un commentaire explique aussi que les préfets peuvent accepter ce que les communes refusent… ça parle, ça aussi ! Bref… pour moi, impossible de prendre parti sans avoir toutes les infos en main.
J’envisage d’acheter une caravane, de rejoindre un groupe de « gens du voyage », et de me libérer ainsi de toute contrainte sans risque de sanction : enfin libre, de défier l’autorité, de ne pas payer d’impôts, de squatter des terrains de sport en utilisant gratuitement les commodités, de marauder dans les champs et chaparder dans les boutiques…
Rançon de la faiblesse politique… Il faut s’y attendre, c’est normal dans une société qui a renoncé à se faire respecter par certains.
Les « gens du voyage », sont gavé d’aide sociale et d’avantages alors qu’ils ne respectent rien. D’où sortent les véhicules et caravanes haut de gamme sinon des poches des français de racines. Suppression de toutes les aides à ceux qui enfreignent les lois.
Ils arrivent, occupent sans droit, dégradent et repartent et à la fin qui paye ? Ceux qui payent des impôts. Comme pour les squatters ou ceux qui pillent les centre-ville l’Etat montre qu’il n’a aucune autorité. Ah si, pour 1 km/h de trop vous recevez votre PV et là la machine étatique est impitoyable. Mais les délinquants d’habitude ne sont jamais inquiétés.
C’est drôle de voir que devant certaines situations, on laisse faire. Alors que pour d’autres, on leur rentre dedans. Les agriculteurs en savent quelque chose.
Confiscation des voitures, destruction des caravanes, lourdes amendes, et expulsion définitive des « gens du voyage étrangers !
Dans ma vie d’étudiant , à la fin des années 70 , je jouai au rugby sur ces terrains à St Menet ,avec la fac de sciences St Charles et avec Les traminots de Marseille le dimanche !
J’ai laissé Marseille, pour l’Auvergne en 1988 ,sans regret !
Pour moi ,les marseillais n’ont que ce qu’ils « méritent « ; pour parler ils sont bons ;
mettre un bulletin pour JEAN MARIE ils en sont incapables !
A guerande ,idem le préfet avait opposé aux gens du voyage , des CRS puis après l’après-midi.
Le préfet a cédé et laissé occupé un terrain municipale au désespoir du maire
Le préfet est bien obligé parce qu’il aura le même problème s’ils partent 50km plus loin, on interdit ce mode de vie d’un autre âge et c’est tout. J’en ai vus sédentarisés ils avaient un beau pavillon qu’ils avaient acheté avec l’argent qu’ils avaient gagné en ne travaillant pas, mais ils vivaient dans leur caravane quand même
combien de CAF financent tout ou partie l’achat de ces caravanes : vous remarquerez qu’il n’y en a pas beaucoup de vétustes ?
Ah, mais c’est normal, les gens du voyage ont tous les droits. Des citoyens lambda seraient verbalisés et virés manu militari.
Les « gens du voyage » existent depuis la nuit des temps. Lorsque j’étais enfant, on les appelait les « romanichels », ou de manière plus péjorative les « romanos ». Dans son souci, louable, de leur attribuer un nom qui n’était pas péjoratif, l’administration a donc choisi la belle expression de « gens du voyage ».
Le Hic, c’est qu’aucun gouvernement n’a pris soin de dialoguer avec leurs représentants pour leur attribuer des terrains qui puissent correspondre à leur mode de vie particulier. Car ils ne faut jamais perdre de vue que ces personnes sont des citoyens Français.
Ravi au lit,Alors par le simple fait que les gens du voyage sont des citoyens français ,cela leur permettrait donc de squatter en toute impunité et illégalité aux frais des contribuables des terrains publics ou privés pour s’installer comme bon leur semble ? Vous pouvez leur proposer des terrains équipés mais là il faudrait payer le séjour et cela ils ne le veulent pas et préfèrent de loin voyager et se poser sur une aire « gratis ».Et puis,si vous les défendez tellement, pourquoi ne pas leur proposer avec votre pognon un terrain loué à vos frais et avec l’argent de ceux qui les soutiennent et vous pourriez aussi prendre une ou deux caravanes dans votre jardin afin qu’ils se branchent à votre compteur d’eau et d’électricité. Faites ceci et on en reparle. Par expérience je sais de quoi je parle.
Vous êtes injuste, ce n’est pas ce que dit Ravi au lit, et il ne « les défend pas tellement », comme vous dites. Les autorités locales ont largement eu le temps – depuis plusieurs générations que ce débat existe – d’attribuer un terrain dédié aux Gens du voyage doté d’un minimum de commodités. Dans mon secteur, en Normandie, il y en a plusieurs, et aussi des terrains légalement acquis et construits, qui ne gênent personne…
Mais Marseille…!
Mais bon sang, personne ne peut faire respecter la loi, la propriété privée, le respect des biens communs dans ce fichu pays ?
Sauf que ce sont des citoyens avec des privilèges. J’ai un mode de vie particulier : je ne squatte pas la propriété des autres. Si je rouscaille, « ils » n’hésitent pas à m’envoyer la Maréchaussée, les Centaures et pourquoi pas le GIGN si j’emploie la méthode que l’Etat m’a apprise dans ma jeunesse.
Oui, mais les Français doivent assimiler la notion de communauté nationale.
Des citoyens français qui ont des droits mais pas de devoirs ?
Les communes qui ont construit des aires pour eux ont vite déchanter , après leur passage il fallait tout reconstruire, résultat les aires ont été utiliser pour construire de nouveau quartier d’habitations et de commerces.
Pauvre pays aux dirigeants laxistes, sans volonté et visiblement satisfaits d’eux même.
Fort avec les faibles (agriculteurs gilets jaunes et en plus c’est sans risque LFI ne bronchera pas ni les assos antiracistes) mais très faibles avec les forts (LFI va s’offusquer et faire des manifs et les assoss antiracistes vont ameuter la presse gaucho etc ) donc ils savent qu’ils ne risquent rien dans ce pays de faibles …