Marseille : Bonnes Mères, l’exposition qui joue la provocation

La maternité y est présentée comme une épreuve et l’avortement comme le symbole de la liberté de la femme.
@BV
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Avec ce titre, Bonnes Mères, et la mise en place d’une réplique de la Vierge de Notre-Dame de la Garde à proximité du Mucem pour annoncer l'exposition, tout semblait s’annoncer sous les meilleurs auspices. C’est la douche froide ! Cette exposition est installée au Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) depuis le 18 mars et jusqu’au 31 août. Au deuxième étage de l'écrin conçu par l’architecte Rudy Ricciotti, un parcours invite les visiteurs à se pencher sur les « représentations » et « vécus » des mères du pourtour de la mer. Les grands-mères, les mères nourricières, la terre mère, Notre-Dame…

A priori, l’exposition devait être une ode à la maternité. Il n’en est pas grand-chose. Elle met en avant des « figures traditionnelles de la mère, souvent idéalisées et fantasmées » et s’intéresse « à ses réalités complexes et singulières », comme indiqué dans le texte de présentation de l’exposition qui donne le ton - un ton négatif.

La maternité, un calvaire

Au milieu des statues, des photographies, des tableaux et des coupures de presse qui sont la trame de l’exposition, des phrases sont inscrites sur les murs de la salle. Elles confèrent à l’exposition un côté pour le moins sombre. L’accouchement est notamment décrit comme une « déchirure des entrailles ». Un peu plus loin, une citation est aussi très révélatrice de l’esprit donné à Bonnes Mères : « S’il existait une autre naissance, en ne passant pas par la femme, le mal n’existerait pas. »

Si ce n’est la partie désignée Culte ou celle appelée Notre-Dame, qui fait la part belle aux belles madones, le reste de l’exposition est aussi noir que provocant. Un mur entier est consacré à des photographies de ventres de femmes cadrés du dessus du nombril jusqu’au pubis. L’idée est de montrer les dégâts de la grossesse, mais également de choquer car un cadrage plus serré, sans vue sur les poils pubiens des mères, aurait sans aucun doute suffi.

Ventres de femmes après un accouchement-@BV

Au rayon provocations, également, une série d’œuvres consacrées aux menstruations, dont une montrant une femme léchant son sang ou encore l’entrejambe d’une autre d'où un globe terrestre sort, le tout accompagné de pertes de sang. Un tableau qui puise sans doute son inspiration dans L'Origine du monde de Gustave Courbet - le talent en moins.

Inspiration l'Origine du monde-@BV

Cela peut sembler difficile à croire, mais le meilleur est à venir ! La majeure partie de cette exposition consacrée aux mères concerne l’interruption volontaire de grossesse. Cette large séquence débute par une grande carte montrant un panorama des IVG et des PMA en Méditerranée, puis se penche sur « le choix », et plus particulièrement sur celui « d’être mère ou pas ». Pour ce faire, des affiches du Mouvement de la liberté de l’avortement et de la contraception ainsi que du Planning familial sont placardées à côté d’une télévision montrant le discours sur l’IVG de Simone Veil devant l’Assemblée nationale en 1974.

L'IVG à l'honneur-@BV

L’IVG salutaire

Oui, les concepteurs de cette exposition ont réussi l’exploit de mettre autant en avant, si ce n’est plus, les femmes qui ne veulent pas être mères que celles qui le sont. Ils sont également parvenus à tourner leur récit de façon à ce que la maternité soit présentée comme une épreuve et l’avortement comme le symbole de la liberté de la femme. Le tout avec des compositions impossibles à regarder sans dégoût.

Évidemment, aucun avertissement n’est fait pour suggérer aux âmes sensibles de s’abstenir et, de fait, il y avait, le jour de la visite de BV, une foule d’enfants et des parents décontenancés. L’exposition, qui n’est quasiment qu’une critique de la maternité, est à fuir sans le moindre regret. Elle n’est qu’une preuve de plus que la gauche et son idéologie déconstructrice et antitransmission gangrènent le monde de la culture.

Vos commentaires

29 commentaires

  1. L’architecture du Mucem est une « tache » dans cette Ville de Marseille , fallait t’il être aveugle pour s’étonner de ce qui allait s’y passer !

    • Marseille en elle-même est une tache, et le Mucem est dans un coin tellement pourri que vous n’aurez jamais l’occasion d’y passer sans le faire exprès…

  2. La culture en France est devenu le terrain de jeu de personnages incultes et névrosés.
    Encore de l’argent dilapidé au profit d’un clan qui se fait passer pour une élite.
    Il est temps de passer à autre chose, les français en auront-ils le courage.?

  3. Si tel est le cas, je n’ai pas visité et vous ne m’en donnez pas envie, ou est le discours de ceux qui soit disant veulent promouvoir la fécondité dans notre France dont la natalité est en berne. Ce n’est qu’en commençant par supprimer ce genre d’exposition que la natalité ne pourra être remise en valeur ainsi qu’en en promouvant la grandeur auprès des femmes et pas en la dévalorisant .

  4. Je pensais qu’il n’y avait que Paris comme capitale des bobos gauchos, mais je vois là que Marseille le conteste fortement..

  5. La fin d’une civilisation décadente est proche. Une autre va indéniablement la remplacer avec un retour au moyen âge.

  6. Que fait la ministre de la culture ?L’interdiction d’une telle exposition s’impose immédiatement si l’on ne veut pas stigmatiser toutes ces dérives contre la femme mère

  7. Ce genre d’exposition est autorisée avec la bénédiction du maire gaucho de Marseille, pendant qu’au gouvernement on fait des efforts pour doit disant lutter contre la dénatalité. Moi, j’aurai quitté ce monde, mais je rigolerais d’où je serai quand les concepteurs atteindrons l’âge de la retraite et qu’ils viendront tendre la mains à la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse qui leur répondra : « désolé mais il n’y a plus assez monde en France pour vous la payer »… Ils pourront toujours demander aux migrants qui les auront remplacé de leur donner une obole…

  8. S’attaquer à la « Bonne Mère  » espérons que les marseillais vont réagir .

  9. je peux en témoigner: si au début de l’expo, il y est question des croyances antiques vers des déesses comme Vénus puis la vierge Marie, ça vire vite et longtemps sur la liberté de la femme et l’avortement.
    cette expo du lucem n’est rien d’autre que l’endoctrinement et je m’en suis vite enfuit.
    en fait , la seule chose intéressante qui était donné a visiter , c’était l’expo sur « l’art populaire ».
    tout le reste était engagé (a gauche bien sur)

  10. Et ils veulent relancer la natalité c’est mal parti. ! Une expo visiblement à fuir !

  11. Exposition ringarde de ce progressisme qui tape sans cesse sur le christianise mais qui se fait dessus devant son remplacement.

  12. Depuis Mitterrand et Lang les communes n’ont de cesse de foutre l’argent des contribuables de leur commune par les fenêtres. Par contre faire en sorte de baisser la fiscalité municipale pour attirer de nouvelles entreprises, ces nuls n’y pensent jamais ! On retrouve ce travers également au sommet de l’Etat. Macron et ses vitraux à Notre Dame est un bon exemple de cette « aristo crassie » qui fait crever le pays depuis le 10 mai 81 !!!

  13. « L’Origine du monde de Gustave Courbet, le talent en moins. » Courbet n’a jamais eu de talent ! C’est la gauche et l’extrême gauche qui ont prétendu que ce type était un génie. Le seul tableau de Courbet que l’on connait est cette ridicule et très moche « Origine du Monde ».

    • La, vous êtes un peu comme le gars qui n’aime pas les Ferrari et qui dit que ce sont des voitures de m… qui n’ont rien dans le ventre… Montrez-nous votre talent, peignez un tableau, et on verra si dans cent ans on parlera encore de vous comme on parle de Courbet, qui, grace à Dieu, ne s’est pas contenté de ne peindre que « l’origine du monde », mais ça, vous semblez l’ignorer.

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