L’ISSEP, l’école fondée par Marion Maréchal, a été prise pour cible par des qui n’ont pas hésité à revendiquer leur action sur leur page Facebook, photos des dégradations à l’appui.

Marion Maréchal attend une réponse extrêmement forte de la Justice, n’imaginant pas que l’on ne puisse pas remonter aux coupables à partir de cette page Facebook…

L’ISSEP a été attaqué par une communauté d’antifa. Comment avez-vous réagi lorsque vous avez constaté les dégâts ?

Ce n’est malheureusement pas la première fois. Il s’avère que nous avons également subi des dégradations lors des manifestations des gilets jaunes. Elles ne viennent pas des véritables gilets jaunes, mais de groupuscules parfaitement identifiés. Ils sont tellement identifiés qu’ils revendiquent ces dégradations sur leur page Facebook. C’est assez habituel chez les milices d’extrême gauche antifa et compagnie. Ils ont même illustré leurs méfaits à l’aide de photos prises durant ces dégradations. C’est vous dire le sentiment d’impunité totale qui les anime…
Cela n’est pas malheureusement anormal, que ce soit lors de mouvements sociaux, face à certains partis politiques ou à certaines librairies, que ces groupuscules d’extrême gauche sèment la terreur. Manifestement, la réponse du gouvernement se fait attendre.

Ces groupuscules vous accusent notamment de ‘’former l’élite de l’extrême droite de demain’’. On vous accuse d’homophobie et de tous les crimes possibles et imaginables.
Avez-vous quelque chose à leur répondre ?

C’est toujours très amusant de voir que ceux qui s’affublent de la tolérance sont les premiers à être les plus totalitaires et les plus sectaires. Je ne vais même pas perdre mon temps à répondre sur le fond. Je condamne fortement que ces milices et ces violences soient composées de personnes connues des services de renseignement et fichées. On les retrouve systématiquement dans ces types de violences. Elles ne sont manifestement pas poursuivies et bénéficient d’un laxisme judiciaire que d’autres envieraient.
Je trouve quand même cela inquiétant parce qu’on touche ici à la liberté d’enseignement. C’est un droit constitutionnel, fondamental, et cela nous concerne tous. J’espère véritablement que la réponse judiciaire sera forte, même si le gouvernement n’a pas véritablement démontré, dans le cadre des manifestations des gilets jaunes, qu’il ciblait spécifiquement ces casseurs professionnels.


À quoi attribuez-vous ce laxisme apparent des pouvoirs publics vis-à-vis de ces groupuscules ?

Je ne voudrais pas extrapoler, mais cela fait des années qu’on les voit œuvrer dans les différentes villes. Je me souviens encore des incroyables dégradations des Black Block à Paris et de la casse quasi systématique qu’on peut voir dans des villes comme Nantes lors des mouvements sociaux.
Il faudrait qu’on se demande parfois si le gouvernement n’a pas intérêt à laisser ces groupuscules semer la terreur et à ainsi dissuader certains de mener les initiatives que nous menons.
On se demande si parfois ils ne sont pas instrumentalisés, ou en tout cas leur violence, pour délégitimer des mouvements sociaux. Je pense notamment aux gilets jaunes.
On a quand même quelques témoignages parmi les forces de l’ordre. Ils expliquent qu’ils ont ordre de ne pas intervenir lorsqu’ils voient de la casse professionnelle. On voit bien que ces gens sont systématiquement vêtus de la même manière, en noir, casqués avec souvent du matériel professionnel. Lorsqu’on diffuse des revendications sur des pages Facebook, comme en ce moment concernant l’ISSEP, vous n’allez pas me dire qu’il n’est pas possible de remonter jusqu’aux personnes responsables.
Je pense qu’ils sont utilisés de diverses manières. Je constate une fois de plus qu’ils sont suffisamment libres et à l’aise pour mener ce genre d’actions de manière publique. C’est très inquiétant. J’espère que le gouvernement va prendre la mesure de la gravité de ce qui est arrivé qui remet en cause de la liberté de l’enseignement.

28 mars 2019

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