Le saviez-vous ? Il n’y a, dans le gouvernement français, ni de ministre de l’Industrie – c’est Bercy qui commande – ni de ministre ou secrétaire d’État du Commerce extérieur; il m’est arrivé de le déplorer, et surtout de le dénoncer, car un ministre de l’Industrie a pour vocation de défendre et de promouvoir l’industrie, et aujourd’hui, la France ne défend pas son industrie. CQFD !

Eh bien, nous venons de découvrir que la France a un nouveau ministre du Commerce extérieur, il nous vient d’outre-Rhin et même de Berlin ; oui, il s’agit de la chancelière en personne. La preuve, la voici :

Le président chinois vient en visite officielle en France pour parler affaires et exportations françaises en . C’est parfait.

Mais dans la foulée, on invite Angela Merkel accompagnée de Juncker pour négocier avec le président chinois. On comprend la présence du président de la Commission européenne qui a la charge de négocier les accords de l’ sur mandat du Conseil des ministres.

Mais pourquoi Merkel, et seulement elle ? Pourquoi pas les Italiens, les Espagnols, les Belges, etc. ?

Le simple fait que l’Allemagne soit une grande exportatrice en Chine ne justifie pas que le tapis rouge lui soit déroulé de cette façon !

Et cela, d’autant plus qu’ oublie un peu vite que l’Allemagne nous a lâchés dans le dumping chinois dans l’affaire des entreprises photovoltaïques ; ces entreprises européennes ont toutes, aujourd’hui, disparu ou presque !

Confier la prééminence à l’Allemagne dans les relations commerciales avec la Chine, c’est prendre plus qu’un risque : c’est être cocu à terme !

Quand Emmanuel Macron comprendra-t-il que les États n’ont pas d’amis et les industriels allemands encore moins ?

Ils sont nos concurrents les plus actifs !

28 mars 2019

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