Mais que retenir de l’action de Jacques Chirac dans la lutte contre l’immigration de masse ? Pas grand-chose…

Comme tout le monde, je suis très attristé par la mort de Jacques Chirac et je ne peux que m’incliner face à la mémoire de cette grande personnalité qui restera à jamais dans l’histoire politique de la France.

Deux fois Premier ministre et deux fois président de la République : quel parcours !

Mais de Jacques Chirac, je garde aussi une immense déception. En effet, il a été le Premier ministre ayant introduit le regroupement familial, mais il a été le leader politique qui a su utiliser les mots pour dénoncer la non-maîtrise de l’immigration de masse. Son discours d’Orléans, en juin 1991, restera comme son testament.

Je vous le livre dans sa totalité avec ces principaux mots forts :

« Notre problème, ce n’est pas les étrangers, c’est qu’il y a overdose. C’est peut-être vrai qu’il n’y a pas plus d’étrangers qu’avant la guerre, mais ce n’est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d’avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d’avoir des musulmans et des Noirs. Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d’or, où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15.000 francs, et qui voit sur le palier, à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50.000 francs de prestations sociales sans, naturellement, travailler ! Si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur, eh bien, le travailleur français sur le palier, il devient fou. Il devient fou. C’est comme ça. Et il faut le comprendre. Si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n’est pas être raciste que de dire cela. Nous n’avons plus les moyens d’honorer le regroupement familial et il faut, enfin, ouvrir le grand débat qui s’impose dans notre pays, qui est un vrai débat moral, pour savoir s’il est naturel que les étrangers puissent bénéficier, au même titre que les Français, d’une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu’ils ne paient pas d’impôts ! Il faut que ceux qui nous gouvernent prennent conscience qu’il y a un problème de l’immigration, et que si l’on ne le traite pas – et les socialistes étant ce qu’ils sont, ils ne le traiteront que sous la pression de l’opinion publique -, les choses empireront au profit de ceux qui sont les plus extrémistes. La plupart de ces gens-là sont des gens qui travaillent, des braves gens ; on est bien content de les avoir. Si on n’avait pas l’épicier kabyle au coin de la rue, ouvert de 7 heures du matin à minuit, combien de fois on n’aurait rien à bouffer le soir ? »

Or, que retenir, aujourd’hui, de l’action de Jacques Chirac dans la lutte contre l’immigration de masse ?

Pas grand-chose…

Un grand homme s’en est allé, un stratège politique nous as quittés, mais malheureusement, il nous laisse un héritage compliqué.

Clin d’œil de l’Histoire, le débat sur l’immigration devait se tenir à l’Assemblée le 30 septembre, mais la journée de deuil national ayant lieu le même jour, le débat est repoussé…

Jacques Chirac aura donc eu le mérite de, chaque fois, procrastiner sur l’immigration.

Reposez en paix, Monsieur Chirac.

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