Editoriaux - Politique - 17 novembre 2019

Macron : un anarchiste qui s’ignore ?

À tous ceux qui voient en Macron un Président de droite, j’avais coutume de répondre que dans ses actes, c’est un Président socialiste pur jus. Jugez vous-même :
– abandon de la promesse de baisse de la dépense publique, pourtant la plus forte du monde ;
– abandon de la promesse de réduction des effectifs de la fonction publique, pourtant là encore très supérieurs à ceux des pays voisins ;
– reculs en série concernant la réforme des retraites ;
– maintien des déficits publics en dehors des normes de Maastricht, le laxisme budgétaire est désormais justifié explicitement par Macron lui-même ;
– loi sur la PMA pour toutes ;
– promotion des revendications et de la culture LGBT, dont le summum fut la fête de la Musique 2018 à l’Élysée ;
– restriction de la liberté d’expression, avec la loi Avia, mais aussi pression contre les propos prétendument homophobes dans les stades ;
– laxisme en matière de politique migratoire.

Mais à bien y réfléchir, si l’on s’en tient aux effets de sa politique, ce serait plutôt un Président anarchiste. Pour preuve :
explosion sans précédent de la délinquance et des incivilités, en particulier concernant les actes violents ;
– multiplication des reculs face aux revendications communautaires, en particulier venant des lobbies musulmans. Expression de plus en plus visible d’un sécessionnisme islamiste, avec des appels à manifester pour soutenir Harpon, par exemple, et des provocations de toutes sortes, comme des “Allah ouakbar” proférés lors de la manifestation contre l’islamophobie, ou le concert du rappeur islamiste Médine programmé en 2018 au Bataclan (et finalement annulé sous la pression de certaines familles de victimes) ;
– insurrection permanente dans les banlieues, avec de plus en plus de quartiers contrôlés par les trafiquants, où les lois de la République et les forces de l’ordre sont rejetées ;
– insurrection d’extrême gauche dans les universités, où même Hollande devient persona non grata. Persécutions et violences contre les étudiants de droite ;
– insurrection des vegans, écologistes, mouvement extinction-rébellion, qui commettent des exactions en toute impunité, voire avec la bénédiction de l’État ;
– jeudi 14 novembre soir, le concert du rappeur Jul, à Bercy, a vu l’intrusion inopinée de centaines de casseurs venus protester contre la présence d’un supporter de l’OM à Bercy… Quid de la sécurité de manifestations festives, dans un pays qui a déjà tant souffert du terrorisme ?

La France est devenue un bateau ivre, sans capitaine, sans cohésion, où chacun se croit en droit d’imposer sa loi sur les autres. Sans que ce gouvernement ne parvienne à imposer une quelconque autorité. Si ça, ce n’est pas de l’anarchie…

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