Au Salon de l’agriculture, à des membres de la FNSEA qui lui réclamaient l’application immédiate de la disposition de la réforme des retraites visant à octroyer aux agriculteurs une pension minimale de 85 % du SMIC, Macron a répondu : « Vous voyez déjà tout ce qu’on se tape… C’est impossible. »

Pour être parfaitement honnête, il faut approuver sans réserve cette clause de la réforme des retraites, alors que la pension moyenne actuelle des agriculteurs se monte péniblement à… 740 euros par mois ! Les retraités agricoles vivent donc, aujourd’hui, massivement en dessous du seuil de pauvreté sans que cela n’émeuve personne. Après toute une vie de labeur intense, souvent sans dimanche ni congé, pour des rétributions bien souvent dérisoires. La mesure de la loi Retraite va dans le bon sens, sauf qu’elle s’appliquera… en 2025. Macron a répondu à ses interlocuteurs qu’il ne pouvait pas « gérer le stock », en clair augmenter les pensions de ceux qui sont à la retraite, et que s’il pratiquait cette dérogation aux agriculteurs, il fallait aussi le faire pour les commerçants, les artisans, les professions libérales, etc.

Après étude chiffrée, la mise en application, dès 2021, du relèvement des retraites agricoles coûterait 1,1 milliard d’euros. C’est à peu près le montant de l’aide médicale d’État pour les immigrés clandestins. C’est une paille au regard du coût de l’immigration, sans que le gouvernement ne semble y voir le moindre inconvénient. 1,1 milliard d’euros, c’est 0,12 % du montant total cumulé de tous les revenus de transfert en : il me semble que, vu l’assistanat généralisé qui s’est installé dans le pays depuis quarante ans, la fraude sociale considérable dont on peut mesurer l’ampleur au seul vu du nombre de numéros d’assurés sociaux (plus de 80 millions, dit-on), un petit milliard, c’est une broutille que l’on pourrait facilement compenser sur les gaspillages, un contrôle plus strict des allocataires, une lutte plus résolue contre la fraude.

Depuis des mois, la France est à feu et à sang pour une loi censée résoudre un déficit de 7 milliards des régimes de retraite : une remise à plat de tout le système social français, le plus coûteux du monde, le plus perméable à la fraude, permettrait aisément d’accorder tout de suite aux agriculteurs, commerçants, professions libérales et artisans, grands lésés du système, les pensions qu’ils méritent. De même pour une lutte contre l’immigration clandestine ou alors une mesure visant à décaler l’octroi de prestations sociales aux étrangers après plusieurs années de cotisations… C’est en cela que l’on aurait soutenu sans réserve la réforme, qui aurait tendu à remettre le système entier à plat, sur une base de justice, d’équité et de mérite.

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