[LIVRE] Ségolène Royal : l’indéfectible désir de « son » avenir
« Je ne suis pas une acharnée de la candidature », assure Ségolène Royal. Pourtant, on ne compte plus ses suppliques aux gouvernements successifs pour faire cadeau de sa personne à la nation.
Sans cesse sur le métier remettez votre ouvrage, dit l’adage. Et sans cesse ramenez votre bobine dans le paysage pour qu’on ne vous oublie pas… Ainsi, après avoir à maintes reprises offert ses services au macronisme finissant, Ségolène Royal récidive : parce qu’« il est peut-être temps d’avoir une mère de la nation ».
Non, je n’ai rien oublié…
Il y a dix-huit ans que Ségolène Royal parvint au second tour de la présidentielle, face à Nicolas Sarkozy. Battue, elle dut remballer son « désir d’avenir » (alors le nom de son mouvement). Elle ne s’en est toujours pas remise et revient – notamment – régler ses comptes dans un livre sorti ce mercredi. La vengeance étant un plat qui se mange froid, il s’intitule Mais qui va garder les enfants ? (Fayard), allusion aux amabilités lancées par son grand ami Laurent Fabius pendant la campagne des présidentielles. En cette année 2007, les éléphants du Parti socialiste avaient la candidature royaliste sur l’estomac ; les vacheries volaient en escadrille et les peaux de banane jonchaient les couloirs de Solférino.
Celle qui fut à ses débuts la petite protégée de Mitterrand fut deux fois ministre de l’Environnement, ministre délégué à l’Enfance, ministre de la Famille, ministre délégué à l’Enseignement scolaire, douze ans députée et plus de dix ans présidente de la région Poitou-Charente, cela, avant qu’Emmanuel Macron ne lui offre le hochet d’ambassadrice des Pôles, celle-là n’a qu’une idée en tête : revenir en politique. Et au plus haut.
La rancune ayant ses limites, Ségolène Royal a donc repris sa carte au PS afin de briguer l’investiture du parti à la prochaine présidentielle. Déjà en lice, le père de ses enfants est dans les starting-blocks avec ses blagounettes. Un atout dans sa manche pour se poser, une fois encore, en victime du patriarcat qui règne en politique. Fine mouche, Ségolène Royal n’a jamais ouvertement évoqué les infidélités d’un François Hollande qui poussa la goujaterie jusqu’à l’exclure des cérémonies de son investiture.
C’est quoi, « l’ordre juste » ?
Autre adage : c’est dans les vieux pots qu’on fait la bonne soupe, alors pourquoi changer de recette ? Ségolène Royal reprend donc le concept phare de sa campagne de 2007 : « L’ordre juste ». Elle l’assure au Figaro : « C’est la preuve de la continuité, que ce n’était pas qu’un slogan. Et cela reste toujours d’actualité, c’est ce que les gens veulent. » Mais encore ? Il y a, dit-elle, une « dette générationnelle » qui nous oblige ; elle « n’est pas seulement financière, elle est aussi sociale, écologique, démocratique, éducative, sanitaire ». La faute à qui, au juste ?
Magnifique Ségolène, donc, qui voudrait nous faire croire qu’elle est vierge en politique. Qu’après quarante ans passés dans les plus hautes sphères du pouvoir, elle n’a bien sûr aucune responsabilité dans la déconfiture de la France. Elle qui eut en charge l’enfance, l’éducation scolaire, la famille et l’écologie ne serait donc pour rien dans l’état calamiteux du pays ? Qui pourrait croire qu’elle, comme son ex-compagnon et tant d’autres, d’ailleurs, qui ont usé leurs culottes dans les fauteuils ministériels, nous relèveraient demain des bas-fonds où ils nous ont conduits ?
Voilà donc la nouvelle Ségolène Royal, riche de son expérience maternelle et grand-maternelle, qui se rêve en « mère de la nation » et se pose en recours : « Il y a un retour des Français vers les gens expérimentés avec de la hauteur de vue, de la bienveillance (sa modestie nous étonnera toujours...). Je ne suis pas demandeuse de reprendre le bâton de pèlerin, mais il y a un tel effondrement… »
Comment elle et ses prétendus amis osent-ils se présenter en recours quand ils ont démoli le pays avec une telle constance ? Qui est responsable de l’effondrement ? Il suffirait donc de dresser un constat pour s’exonérer des responsabilités ! C’est « la souffrance que j’ai ressentie lors des gilets jaunes », dit-elle, qui serait l’élément déclencheur de sa révélation. Quelle tartufferie ! Faut-il lui rappeler la souffrance des routiers français, quand elle a décidé d’augmenter de 4 centimes le prix du litre de gazole ; lui rappeler aussi, le fiasco à 10 milliards d’euros, quand elle a renoncé à taxer les poids lourds étrangers, les portiques démontés, son kilomètre de route photovoltaïque à 5 millions d’euros ? On continue ?
Ségolène Royal confie être une heureuse grand-mère de cinq petits-enfants. « Je leur apprends le piano », dit-elle. Qu’elle continue ! Ça nous fera des économies.
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62 commentaires
Madame Royal est une septuagénaire de la politique française qui reste animée par la « bravitude » qui l’a rendue célèbre au printemps 2007. Comme nombre d’hommes et de femmes politiques, elle rêve d’un retour sous les feux de la rampe et est toujours animée d’un « désir d’avenir », sans se rendre compte que son avenir est derrière elle, comme le disait Gilles Vignault, cet auteur québécois qui vient de fêter ses 97 ans, dans une de ses chansons. Certains chanteurs sont philosophes, contrairement au personnel politique.
72 ans vite a la retraite
Pour la nation ce n’est pas un cadeau cela serait plutôt un gros boulet ,je me rappelle encore dans les années 07/80 quand elle s’est mis a bramer a la télévision car elle avait pratiquement perdu son poste de député au premier tour des législatives et devant ses larmes ,les abrutis de français ont revoté pour elle au deuxième tour.il faut se rappeler comme elle a laissé sa région et puis comme Ministre revenu de ne je sais d’où elle a supprimer les portiques pour les poids étrangers ,maintenant nous sommes envahis de camions étrangers entre temps portés a 60 tonnes en charge qui dégradent toutes nos routes nationales et nos routes de campagnes grasse au super système de localisation .
Elle enseigne le piano à ses petits enfants… je trouvais qu’elle maniait le pipeau avec brio !
« …plus de dix ans présidente de la région Poitou-Charente »
La région paie encore aujourd’hui sa gestion calamiteuse et toxique dénoncée à l’époque par la Chambre régionale des comptes.
« Ce qui est difficile, c’est d’être visionnaire, d’anticiper le futur », estimera Ségolène Royal.
On lui suggère de laisser les visions pour l’avenir à d’autres, certes moins expérimentés (est-ce vraiment un atout en politique ?) mais plus jeunes et plus enthousiasmants que des anciens éternellement sur le retour et dont plus personne ne veut…
Bof laissons la rêver.
une as been Mme Royale
« Je ne suis pas une acharnée de la candidature ». Heureusement, sinon qu’est-ce que ça serait
Mais c’est qu’elle insiste, l’effrontée
Non merci Madame Royale, la France n’a pas besoin de vous.
Par les temps qui courent elle a raison de tenter sa chance puisque c’est son truc, en ce moment tous les partis, tous les dirigeants tentent leur chance dans ce chaos actuel, on a même la surprise de voir un partis très à droite voter avec les socialistes dont il partage l’idéologie sur le social et sur le capitalisme, si Jean Marie m’avait dit ça il y a 40 ans j’aurais souri, mais il choisit ses futurs électeurs à gauche, tout comme LFI cible les musulmans. Il faudrait quand même un jour trouver des gens responsables pour remonter la France.
Ça ose tout c’est à cela qu’on la reconnaît, aurait dit Audiard. C’était en juin 1992 au sommet de la terre à Rio. Enceinte de 8 mois il a fallut médicaliser l’avion d’Air France pour satisfaire à son caprice qui consistait à y aller planter un arbrisseau. A cette occasion s’était présenté le représentant d’une grande banque franco-brésilienne avec un lourd dossier portant le projet de dépollution du Rio Tieté, cette rivière alors un égout à ciel ouvert traversant la ville de Sao Paolo, dont l’objectif était d’associer étroitement la France à ce projet. Madame ne daigna adresser un mot à son interlocuteur et remis le dossier aussitôt à un freluquet de son entourage. Aucune suite n’y fut donnée. Mais la photo d’elle « plantant » un arbre était acquise. Quant aux frais liés à la médicalisation de l’avion (enceinte de 8 mois !!!) ce fut déjà alors Nicolas le payeur. Toute sa vie politique n’aura été que du pipeau, sans compter l’état financier désastreux qu’eut à affronter son successeur à la tête de la région Poitou-Charente
État financier calamiteux dénoncé par la Chambre régionale des comptes et dont le Poitou notamment ne s’est toujours pas remis.
Et elle voudrait gérer un pays ? C’est cette arrogance et cette désinvolture qui sont le plus choquant !
Pour ses petits enfants, elle serait sans aucun doute bien meilleure en professeur de pipeau… Anne Hidaldo avait fait florès durant la campagne présidentielle en clamant : « Voyez ce que j’ai fait à Paris, alors imaginez si je devenais présidente »… Segolène pourrait dire la même chose de sa présidence de la région Poitou-Charentes dont elle a du démissionner apres l’avoir mise en faillite…
Restée chez vous vous avez fait assez de mal en temps que ministre
Cette femme est admirable ! Toujours prête à se sacrifier pour la nation.
ET SI « LA NATION » la sacrifiait sur l’autel de la démocratie ? ! …
Elle n’a pas compris déjà en 2007 ? ! …
La région « poitou Charente devrait porter plainte contre elle et qu’elle aille retrouver son pote Sarko en zonzon ! …