Ce lundi 21 décembre était le 280e jour depuis le début du… confinement du 17 mars ! Cela ne vous dit rien, 280 jours ? Bon, je vous donne un indice : cela correspond à 40 semaines. Non ? Toujours pas ? Messieurs, la plupart des lectrices ont trouvé… Là, si vous ne trouvez pas : quand on vous dit « neuf mois », à quoi pensez-vous ? Ah, enfin, c’est long à venir… Surtout pour une femme enceinte ! Neuf mois, ce n’est pas rien…

Alors, va-t-il enfin se… « déconfiner », le premier petit Jésus ? Oh, veuillez m’en excuser, chers laïcards, ne me crucifiez pas : je voulais écrire « jésus » avec un « j » minuscule pour désigner un « enfant mignon »…

Je reviens à mes « neuf mois » : je suis étonné que personne n’évoque cette relation – si je puis dire – entre la période de confinement et une augmentation des maternités.

Cela avait pourtant été constaté lors de confinements d’un tout autre : les pannes de fourniture électrique.

Tout le nord-est des États-Unis a été paralysé par une vaste panne d’électricité, le 9 novembre 1965. Bien que tout ne se soit arrêté que durant 13 petites heures – et non durant des mois avec le plan « cov… hideux ! » -, neuf mois plus tard, en août 1966, c’était le « baby-boom » dans la région ! Ainsi, le seul État de New York a vu débarquer 30 % de plus d’enfants pas du tout… éteints ! +30 % pour nous, Français, avec nos mois à environ 60.000 naissances, si nous rapportions une telle augmentation à notre pays, cela ferait tout de même quelque 18.000 petits Jés… Pardon, petits jésus de plus par mois de post-confinement, c’est-à-dire les mois qui suivront ce 21 décembre…

Aux Pays-Bas, en décembre 2007, un hélicoptère coupait les câbles à haute tension alimentant les 23.000 habitants de sept villages. Résultat, entre août et octobre 2008, 44 % de naissances en plus ; certes, cela ne totalisait que 56 naissances mais, en France, cela nous ferait passer de 60.000 à 86.000 naissances par mois !

OK, la France de 2020 n’est pas l’Amérique de 1965 ou les Pays-Bas de 2007. Et OK, l’augmentation de 37 % de l’achat de tests de grossesse durant le confinement ne veut pas dire augmentation des maternités, puisque ces tests s’avèrent certaines fois, que ce soit « souvent » ou « rarement », négatifs. Et quand c’est positif, en France, l’avortement est légal. Reste que s’il y a augmentation des naissances, moi qui suis, depuis le 16 mars, un inconditionnel « anti-confinement » pour ses conséquences économiques dramatiques, dans le cas d’une arrivée chez nous de dizaines de milliers de petites choutes et de petits choux, j’en serais ravi ! Et je me verrais, dans ce cas, contraint de reconnaître, enfin, un merveilleux bienfait dû à ce sacré… confinement !

22 décembre 2020

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