Editoriaux - Environnement - 18 avril 2019

Les larmes de la petite Greta Thunberg : un gros chagrin qui va nous coûter cher !

Mardi dernier, au Parlement européen, pour la petite Greta Thunberg, c’était grande messe médiatique. Devant une salle pleine à craquer, la petite Suédoise de 16 ans n’a pu contenir son émotion. Devant tant d’injustice et d’irresponsabilité de ces adultes coupables qui n’ont rien fait pour sauvegarder la planète Terre.

La liste des litanies est longue, lourde à porter : « 200 espèces qui disparaissent chaque jour, l’érosion des terres fertiles, la déforestation, la pollution de l’air toxique, la disparition des insectes et l’augmentation des catastrophes naturelles à cause de notre mode de vie que nous pensons pouvoir continuer à avoir… » Venue là pour implorer les adultes de voter à la place de ceux qui, comme elle, ne le peuvent pas, elle a laissé couler ses larmes. Telle une Marie-Madeleine… à la différence près que ce n’était pas sur ses péchés mais sur ceux des autres ! Grande cérémonie de repentance. Même le pape François est tombé sous le charme.

De quoi recentrer les esprits occupés par l’incendie de Notre-Dame sur l’essentiel des menaces planétaires !

Greta Thunberg a un profil original d’enfant né pourtant sous une bonne étoile. Des parents chanteur d’opéra pour elle et acteur de cinéma pour lui. Une traversée du désert pour la petite vegan qui, un temps, a refusé de s’alimenter car obsédée par le désordre climatique. Jusqu’à ce qu’elle se trouve une nouvelle raison de vivre : son militantisme écolo. Depuis, elle est adulée par les médias et les grands de ce monde, a abandonné les voyages en avion, préférant la voiture électrique. Ses parents ont obtempéré. Comme une psychothérapie pour la jeune fille, une manière de soigner un mal-être. D’enfant qui a tout eu mais rien reçu ? Qui souffre d’un grand vide laissé par trop de confort matériel et l’absence de valeurs transcendantales ? C’est un peu l’impression que ça donne…

La croisade de Greta Thunberg vient à point nommé pour le Parlement européen. Un visage jeune, et sympathique, quoi de mieux pour désamorcer la grogne et l’opposition à ce qui a déjà été tranché ? Car cela fait belle lurette que les responsables politiques ont engagé la lutte contre le réchauffement climatique. Depuis le 2 octobre, notamment ; les députés ont voté la résolution de réduction de 40 % des émissions de gaz carbonique (CO2). En décembre, la Banque mondiale a annoncé doubler son budget et promis 200 milliards de dollars pour le climat.

Le cri d’alarme du PDG de Peugeot qui dénonce la « prise en otage des 13 millions de salariés par un débat de société » a été fort peu médiatisé. La bonne santé de l’industrie ne pèse pas lourd devant ce gros chagrin. La parole des climatosceptiques qui remettent en cause le fameux réchauffement climatique non plus.

Pour Emmanuel Macron, c’est aussi une aubaine. Il a, d’ailleurs, reçu en grande pompe la pressentie prix Nobel pour la paix. C’était en février dernier. Sûrement pas un hasard. Car à lire le tract de la campagne des européennes de LREM, la priorité c’est : « faire de l’Europe une puissance verte » et « atteindre le 0 carbone en 2050 ». De quoi justifier le retour d’une fameuse taxe et détourner l’attention des Français sur ce qui les préoccupe réellement : la justice fiscale, l’insécurité et l’immigration.

Bienheureuse Greta, ton chagrin leur va si bien !

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