Le lecteur du Figaro a nettoyé ses lunettes loupes avant de relire le chiffre indiquant la progression des homicides en France depuis 20 ans : +90 %. Il avait bien lu. Sous le terme « homicidité », le criminologue Alain Bauer regroupe ainsi les crimes habilement répartis par le ministère de l'Intérieur sous diverses appellations : féminicides, « règlements de comptes entre malfaiteurs », « homicides à l'occasion de vols », « coups et blessures volontaires suivis de mort », « homicides contre enfants de moins de 15 ans », etc.

En la matière, les gouvernements successifs semblent avoir dissimulé la réalité globale par la création de multiples catégories. Une technique de délayage qui laisse libre cours à la créativité du haut fonctionnaire. L'« abruticide » pour les conflits de voisinage qui tournent mal, le « couillonicide » qui sévit dans les rangs des sympathisants macroniens, et puis la ville de Fourmies, dans le Nord, en proie à l'insecticide... Il reste encore de nombreux sous-groupes cache-misère à inventer.

Afin que le lecteur du Figaro ne tombe pas de sa chaise et se brise le col du fémur, Alain Bauer invente le doux concept d'« homicidité ». Plus flou... Moins abrupt que : « Le crime en augmentation de 90 % depuis 20 ans. » Les abonnés le remercient. L'électeur de gauche, quant à lui, méditera ce pourcentage avant de s'insurger contre les armes en vente libre aux USA. Le balayage devant la porte n'est pas la grande spécialité du redresseur de torts français.

Alain Bauer constate : « Un profond mouvement de retour de la physique est en train de se produire, particulièrement en Occident. Il est ignoré ou sous-estimé. » Ou « glissé sous le tapis », pourrait-il dire. « La sociale, la crise sanitaire, les effets violents de la “trollisation” de la société, qui vont jusqu’à l’appel au meurtre sur les réseaux sociaux » seraient les raisons de cette explosion. Le spécialiste reste prudent. Attention, sables mouvants ! Un mot de plus et il passe du côté obscur de la force. Rangé dans le même tiroir qu'Éric Zemmour.

Sur les motifs de cette montée alarmante, l'AAAVAM, (l'Association des aides aux victimes d'accidents des médicaments) apporte un autre son de cloche. Le chiffre de +90 % en 20 ans, avec un pic en 2020, serait à imputer à la multiplication des prescriptions de psychotropes. « Maintenir les patients sous camisole chimique semble être la seule solution retenue par les autorités pour lutter contre le coronavirus », écrit l'association. D'une manière générale, tranquillisants et somnifères anxiolytiques (benzodiazépines) favoriseraient la ainsi que les succédanés de cocaïne remboursés généreusement par la sociale. Alcool, drogue et autres facteurs que la zemmourophobie m'interdit de nommer ici. À propos de statistiques, qu'en est-il de... Non, je n'ai rien dit.

2 février 2021

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