Editoriaux - Société - 10 août 2019

Les bouchons sur les routes, c’est pas d’hier

Samedi noir, dans le sens des départs, ce 10 août. Dans le sens des retours, on était dans le orange. Une question se pose, alors : faut-il inciter les Français à rentrer de vacances avant d’y partir ? Preuve, en tout cas, que la mi-août, temps des quatre cents coups, comme chantait jadis le regretté Ray Ventura et son neveu, le tout aussi regretté Sacha Distel, garde la faveur des Gaulois. Vers midi, le pic de bouchons cumulés avoisinait les 800 kilomètres, en gros, la distance entre Paris et Marseille. Visiblement, Greta n’a pas réussi à paniquer les Français. Il faudra revenir nous voir. Hors saison, peut-être.

On se consolera en visionnant ce reportage vieux de 55 ans. On y évoquait 12 millions de Français ayant fui les grands centres urbains. La France de la bagnole des années de Gaulle et Pompidou roulait dans l’insouciance. « 50.000 représentants de l’autorité montent la garde sur les routes », explique le commentateur. En 2018, ils n’étaient plus que 30.000. Il est vrai qu’entre-temps, on avait inventé les radars… Un petit voyage en nostalgie, sans péage, ni embouteillages.

Pour voir le reportage, grâce à l’INA, c’est ici.

Extrait des paroles de ce chef-d’œuvre de la variété française « À la mi-août » (1949)

« Si jamais une coquette/Vous demande un jour/Quelle saison est la plus chouette/Pour rêver d’amour/Ne dites pas que la meilleure date/C’est mars ou fin septembre/L’époque la plus adéquate/C’est celle que chantent les chattes/À la mi-août/C’est telle ment plus romantique/À la mi-août/On fera les quatre cents coups/À la mi-août/Tous les cœurs sont en pique-nique/À la mi-août/Les filles n’ont pas peur du loup… »

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