Quel est le point commun entre tous les « bloqueurs » ? Leur volonté de s’approprier des biens qui ne leur appartiennent pas. Car, pour eux, « la propriété c’est le vol » n’a pas seulement le sens qu’on lui donne habituellement : ce n’est pas seulement que le bien acquis par autrui du produit de son travail (ou, pire, transmis par ses parents) ne peut être que le produit d’un vol au détriment du « peuple », c’est surtout que, pour eux, le vol est le seul moyen qu’ils envisagent pour devenir propriétaires de quoi que ce soit.

Il faut dire que la pusillanimité des pouvoirs publics les y encourage : les « bloqueurs » de ont envahi et saccagé des terres sur lesquelles ils n’avaient pas le moindre droit ; ils ont eu raison, puisqu’ils se voient offrir d’en jouir paisiblement et légalement, pourvu qu’ils fassent l’effort de présenter un vague projet d’exploitation agricole.

Les étudiants bloqueurs des universités, qui n’ont jamais suivi une minute de cours, participé aux moindres « travaux pratiques » ni entrepris la moindre recherche dans un livre ou sur Internet, bloquent les examens pour empêcher les véritables étudiants d’obtenir leur diplôme. Ils espèrent, ainsi, se voir octroyer sans la moindre étude un diplôme au nom duquel ils pourront revendiquer une sinécure bien payée. Et ils ont raison, puisque de nombreux responsables universitaires préfèrent annuler les examens ainsi perturbés, voire les remplacer par des contrôles bien aléatoires.

Se voir reconnaître des terres agricoles volées, des diplômes volés, c’est, en dépit des préoccupations sociales invoquées, le résultat de leur action et c’en est aussi, sans doute, le véritable motif. Ce ne sont que des prédateurs.

16 mai 2018

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