Les associations craignent qu’un grand nombre de migrants ne soient renvoyés à la rue le 31 mars

Le cas des migrants sans solution d’hébergement est un problème récurrent auquel la France n’arrive pas à donner une solution durable.

L’immigration incontrôlée déstabilise notre société (quoi que puissent en dire les bien-pensants), mais il est inadmissible que des réfugiés dorment dans la rue, sur des bancs ou dans des tentes dressées à la hâte. Au-delà d’un évident problème de salubrité, ces squats installés un peu partout ne donnent pas une bonne image de la France et, surtout, la dignité de ces populations est bafouée. Même si leurs droits à demander l’asile sont souvent imaginaires, il n’y a aucune raison qu’on les maltraite en les laissant dehors.

Une saine politique consisterait à accueillir tous les réfugiés, quels qu’ils soient, dans des centres (avec, aussi, bien entendu, les SDF) ; en contrepartie, dès que la Justice refuse de leur accorder l’asile, les migrants devraient immédiatement être renvoyés chez eux sans qu’aucune contestation ne soit possible. Là on se demande si le gouvernement, incapable de faire respecter les lois sur l’immigration, n’espère pas, en laissant les réfugiés dehors, les décourager et les inciter à repartir d’eux-mêmes.

Les associations (terme qui regroupe une kyrielle d’ONG bien-pensantes) se sont émues auprès de Julien Denormandie, ministre du Logement, car des hébergements d’urgence ouverts pour l’hiver vont fermer au 31 mars. Elles ont peur que 1.500 personnes (20 % du total des réfugiés actuellement accueillis) ne soient renvoyées dans la rue le 1er avril, alors qu’entre 731 et 1.377 migrants dorment déjà dehors. Le problème est d’autant plus crucial que les CHUM (centres d’hébergements d’urgence pour migrants) vont être intégrés au dispositif d’urgence. Les pouvoirs publics mènent à bien cette réforme pour des raisons de rationalisation du parc d’hébergement et souhaitent limiter les présences indues (c’est-à-dire des déboutés du droit d’asile).

Les associations s’assoient sur la légalité et estiment que tout réfugié, politique comme économique, devrait recevoir immédiatement des papiers (et les prestations sociales qui vont avec). Aussi, pour elles, il est vital que les déboutés du droit d’asile continuent à être accueillis dans des centres sans limite de temps, jusqu’à ce que cinq ans soient passés et que la régularisation devienne un droit.

Pourtant, les associations qui vivent de subventions publiques ne devraient en aucun cas s’opposer de quelque manière que ce soit à la politique décidée par le Parlement et, donc, par le peuple français. Elles ne devraient en aucun cas aider des déboutés du droit d’asile à se maintenir en France. En outre, le meilleur moyen de désengorger les centres actuellement saturés serait d’appliquer la loi et de renvoyer les clandestins chez eux ; les alarmes des associations seraient alors vaines.

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