Editoriaux - Environnement - Politique - 3 juin 2019

Les 150 citoyens qui vont changer le climat mondial !

C’est parti, dixit François de Rugy, ministre souriant de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, apparu à la conférence de presse faisant suite au Conseil des ministres de ce lundi 3 juin.

Les 150 citoyens français, ces hussards du climat, vont être désignés ce mois-ci pour commencer leurs travaux dès le mois de juillet. Il y a un mois, ici-même, je me posais la question de la sélection de ces artisans du futur climatique. Le ministre nous a éclairés quant aux équitables répartitions territoriale et professionnelle, les compétences, la parité (évidemment) et le volontariat. Tout en empêchant qu’une fraction écologiste, des associations et des errants solidaires ou renouvelables ne phagocytent cette innovante Convention citoyenne du climat.

En somme, la diversité, mais pas sous l’étendard claquant du nouvel « homme politique préféré des Français », j’ai nommé – pardon, les sondeurs-faiseurs d’opinion ont plébiscité – Jadot le grand Vert, nouveau phare lumineux d’un avenir refroidi !

Toujours aucune précision quant à l’organisation précise de ce tirage au sort qui doit, à l’évidence, concerner les populations hexagonales et ultramarines. Cela fait beaucoup de monde pour cette nouvelle roue de la fortune. Les incarcérés auront-ils accès à la grande sélection, puisque aussi bien ils furent consultés pour l’avenir de l’Europe ? La démocratie participative scrutera-t-elle jusque dans les recoins les plus obscurs des quartiers et territoires ?

Nous aurons bientôt les réponses, car le travail effectif doit commencer dès juillet. Et pas de pot pour les congés et places de camping retenues d’une année sur l’autre, les sessions se tiendront durant les week-ends ! Un citoyen désigné par le sort, pourra-t-il, pour convenances personnelles, refuser l’honneur de servir la planète ?

Les devoirs de vacances seront servis par les ministères et les 150 conventionnels « coachés » par les vétérans du CESE habitués aux débats pour émettre des propositions qui seront adoptées par le vote. On pressent une ambiance digne des ronds-points jaunes…

Les résultats des travaux seront soumis au vote du Parlement ou au référendum de la nation. Qui décidera de ce choix ? Le ministre n’a point la réponse à ce jour. Gageons que, selon le résultat – les diverses propositions –, c’est le grand arbitre de l’Élysée qui aura le dernier mot.

Et qui pourra porter le message solennel de la France pionnière du climat, à l’Europe et au monde !

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