Editoriaux - People - Société - 3 juin 2019

Harry et Meghan : LGBT forever

On devrait tous se souvenir que, le 24 mai dernier, fut fêté le deux centième anniversaire de la reine Victoria. On devra aussi se souvenir que, le 1er juin 2019, fut rédigé par le prince Harry et Meghan un remarquable message teinté de LGBTophilie. Deux siècles séparent le prince Harry de la grand-mère de son arrière-grand-père. Sept générations. Visiblement, en se mariant avec une starlette d’Hollywood, Henry, duc de Sussex, a épousé son siècle.

Dimanche, le couple royal a affiché, sur son compte officiel Instagram, son soutien à la communauté LGBT qui se prépare à la traditionnelle marche des fiertés (Gay Pride) qui se tiendra prochainement dans les grandes villes européennes. « Ce mois-ci, nous rendons hommage à tous les comptes soutenant la communauté LGBT+ – jeunes et vieux, leurs familles et leurs proches, ces comptes qui reflètent le passé et qui sont encourageant pour un futur plus inclusif. » L’on retient le terme « pour un futur plus inclusif » qui admet un ensemble de droits pour les couples homosexuels (mariage, adoption, PMA et – par extension – GPA) et qui entre complètement dans la logique progressiste-libertaire.

Cet affichage médiatique rejoint tout à fait la ligne fixée par Meghan et Harry, à savoir d’« honorer chaque mois » un sujet particulier qui parle à l’ensemble de la population. En l’occurrence, le couple affirme depuis longtemps une velléité certaine de défendre les droits des homosexuels, des transgenres et autres « minorités persécutées » au sein de la Cité. Lors du Forum de la jeunesse du Commonwealth, le couple, adulé par les bobo-féministes, monarchistes à leurs heures perdues, avait clairement annoncé qu’il allait « placer les questions LGBT au premier plan de leurs travaux ». L’on se rappelle Lady Diana qui avait, maintes fois, soutenu la prévention du SIDA et dont l’amitié avec Elton John, icône LGBT et père de deux enfants issus de mère porteuse, apporta ainsi un nouveau joyau à la couronne britannique.

L’une des plus anciennes monarchies européennes, qui, rappelons-le, repose sur le principe de la famille traditionnelle, verse ainsi dans le politiquement correct mais aussi dans le progressisme ambiant au nom des libertés et des désirs individuels. L’Angleterre, depuis juillet 2013, autorise le mariage homosexuel et se positionne clairement dans les sujets sociaux aux conséquences anthropologiques telles que ceux sur la PMA et sur la GPA (une GPA dite « altruiste » dans la conception britannique) qui sont deux pratiques légalisées. En ayant ouvert la boîte de Pandore qui, pourtant, était entre les seules mains des politiciens progressistes, libertaires et utopistes, la monarchie anglaise n’a, malheureusement, pas fini de nous surprendre. Ira-t-on, un jour, jusqu’à introduire ces « avancées sociétales » dans l’ordre de succession à la couronne de saint Édouard ?

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