Lectures drag à Bordeaux : de l’accusation d’homophobie à la censure du débat

drag queen

La ville de Pierre Hurmic est, décidément, toujours très à la pointe en matière d’avancées dites sociétales dans sa programmation culturelle. Après un atelier « maquillage sensoriel » proposé aux 18 mois-4 ans par Serge, un homme travesti, afin de sensibiliser les petits à l’égalité d’accès au maquillage en février dernier, les bibliothèques bordelaises récidivaient, ce 14 juin. Dans le cadre du « Mois des fiertés », elles accueillaient les artistes drag Andrea Liqueer, Bergamote Lips, Elips et Narcisse, pour des lectures à destination du jeune public sur le thème de la « diversité des familles ». L’objectif visé étant toujours le même : raconter des histoires présentant les différentes parentalités queer afin de mieux déconstruire les stéréotypes du genre, et ce, dès le plus jeune âge.

Un endoctrinement idéologique pleinement assumé par la municipalité. Ainsi, Olivier Escots, adjoint au maire, chargé du handicap et de la lutte contre toutes les discriminations, de soutenir au Figaro que « le propos de ces livres jeunesse n'est pas sexualisé. Il parle de bienveillance et de lutte contre les stéréotypes de la famille ». Incontestablement pourtant, les drags se présentent aux enfants sous une forme hypersexualisée, Monsieur Escots ne pourrait le nier. Par ailleurs, 60.000 euros de subventions ont été versés en deux ans au Girofard (un collectif de plusieurs associations LGBTI+). Le Girofard est un lieu d'accueil, de rencontre et d'échanges qui veut promouvoir la santé et le bien-être des personnes LGBT, mais aussi dénoncer toutes les discriminations et promouvoir la culture LGBT, par l'organisation, entre autres, de la Marche des fiertés de Bordeaux.

Mais là encore, sans nier ces sommes, l’édile tacle : « Ce ne sont pas les subventions des associations et du Bordeaux pour toutes et pour tous qui font exploser le budget. »

 

 

Outre ces positionnements militants, il faut souligner la dénonciation calomnieuse subie par la dizaine de Parents vigilants venus tracter devant les trois bibliothèques toute la journée. Alors qu’ils sensibilisaient les passants à l'endoctrinement des enfants aux frais du contribuable, ces derniers ont été dénoncés à la police pour distribution de tracts homophobes. « Je n’étais pas surpris, c’est un peu leur méthode », nous confie Dany Bonnet, délégué départemental Reconquête joint par téléphone. Celui dont l’identité a donc été contrôlée par la police municipale ne sait pas si la dénonciation vient de la mairie ou de la bibliothèque. Mais selon l’opposant politique, « les policiers [leur] ont confirmé la conformité de [leurs] tracts ». Dany Bonnet fustige l’accusation d’homophobie : « C’est toujours la même accusation qui sort du chapeau. C’est facile pour eux et cela évite les débats sur le fond. Je n’ai rien contre les drags queens, mais c’est un spectacle d’adultes pour des adultes. Là, on parle à des enfants avec toute une phraséologie transactiviste. » Et le délégué Reconquête d’inviter Olivier Escots à débattre avec lui plutôt que de lui envoyer la police à chaque action militante : « Ce sera un peu plus constructif. »

Iris Bridier
Iris Bridier
Journaliste à BV

Vos commentaires

27 commentaires

  1. Tout est fait pour détruire la France. d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Les ennemis sont dans la place. Le maire de bordeaux mérite une volée de bois mort.

  2. Nos enfants sont visés par des individus qui pratiquent la débauche. Tout ceci doit prendre fin immédiatement.

  3. Pauvre bébés ! A mon avis pour elles et eux c’était un peu carnaval et n’ont du rien y comprendre. C’est bien plus tard dans la vie que ces interventions farfelues et condamnables auront laissées des traces…Le Monde des Brics des Religions millénaires tourne le dos à l’Occident. Ce n’est pas étonnant. Et le Wokisme ne nous mènera pas à la Paix, c’est ça le plus grave…

  4. Trop de liberté tue la liberté, on en prent le chemin. Quand est-ce que nos gouvernants vont arreter toutes ces niaiseries pour ne pas fire autre chose.

  5. Un bien pathétique spectacle auxquels les enfants sont exposés. Je n’aurais pas mis le mien à l’école ce jour là.

  6. Ces « créatures » doivent faire peur aux enfants ……… dignent de films d’horreur ! Pauvres choses ridicules !!!

    • ils me font peur à moi aussi, septuagénaire, certains-zé-certaines de ces personnes étalent une grande fierté de leur différence et surtout, sont souvent dans la démesure… j’ai souvent été agressée (depuis le lycée, mais plus maintenant la vieillesse semble me protéger, par des femmes à qui je plaisais) désolée pour elles je préfère les hommes. Tout cela bien dommage et les enfants doivent être tenus en dehors de ces personnes et doivent être protégés, tout ce qui touche la sexualité est du domaine de l’intime, ça ne regarde que soi-même. Ringarde peut être et fière de l’être.

  7. On est chez les fous! J’ai l’impression d’être sur une autre planète ou de faire un cauchemar.

  8. C’est dans la droite ligne des « standards pour l’éducation sexuelle en Europe » édités par l’OMS. Aldous Huxley est largement dépassé.

  9. Quand on sait que les forces de l ordre doivent filmer les entrevues avec des mineurs, doivent recceuillir l accord des parents de ces mineurs pour les entendre bref les contraintes du code de procédure pénale. La, une minorité (5/100 me semble il, tout lgbtq… confondu) se dispense de tout contrôle pour porter sa parole subversive aux enfants… ce serait à des adultes, on s en ficherait, ils sont assez grands pour savoir ce qu ils veulent voir ou non. Là il s agit d enfants à qui on IMPOSE ces personnes qui pourraient les effrayer par leur outrance et le discours militant qu ils portent.

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