« Avec les commentaires, vous avez fait le de l’ensauvagement depuis quinze jours, tous ensemble ! Donc, je vous laisse à votre . Ce qui m’importe, c’est le réel. Demandez aux gens, ils n’en ont rien à faire. Ils veulent qu’on règle leurs problèmes Et nous, on est là pour régler leurs problèmes. » Buzz assuré ! Pas sur les problèmes pour lesquels on est là mais qu’on n’a pas encore réglés depuis plus de trois ans qu’on est aux affaires, mais sur le Kamasutra.

En visite à Clermont-Ferrand pour parler d’égalité des chances, a eu droit à sa question sur l’ensauvagement. L’ensauvagement : la réalité ou le mot ? On finit par se poser la question. En tout cas, visiblement, la question agace le Président. Cela dit, en ayant voulu faire du « en même temps », avec Darmanin à l’Intérieur et Dupond-Moretti à la Justice, il ne fallait pas s’attendre à autre chose. Ce duo est d’ailleurs un grand classique : dans le casting, il faut toujours un méchant et un gentil. L’un qui vous met la lampe sous le nez, l’autre qui vous demande si vous voulez un café, voire un sandwich. Qui n’a pas vu un film policier ?

Emmanuel Macron en a donc assez de cette presse qui se fait du vent sous la queue, comme on dit dans les écuries, en alimentant la machine à polémique autour de ce mot d’« ensauvagement » et qui mettrait un coin dans la belle unité gouvernementale. Mais alors, quel est le rapport entre cette polémique et le Kamasutra ? L’inspiration émoustillée du moment ? Un été chaud dans les maillots du côté de Bormes-les-Mimosas ? Allez savoir ! C’est vrai qu’à chaque jour suffit sa peine et sa prise de position sur cette affaire d’ensauvagement. Des positions, le Kamasutra en compte soixante-quatre, nous dit-on dans l’oreillette. C’est là, sans doute, le rapport. La polémique peut donc encore durer un certain temps.

Autre hypothèse, toute personnelle : Emmanuel Macron, âme poète et vagabonde à ses heures, aurait imaginé le duel entre Darmanin et Dupond-Moretti – duel réel, surjoué ou fantasmé par les médias – comme une sorte de parade amoureuse fantastique, grandiose et allégorique. Du cheval à bascule au triangle lumineux en passant par la bête à deux têtes, cette dernière collant impeccablement à l’image de l’attelage improbable Darmanin-Dupond, il y a effectivement largement de quoi vagabonder.

En tout cas, il faut reconnaître que le « Kamasutra de l’ensauvagement », c’est tout de même autrement plus sexy que la « poudre de perlimpinpin ». Fin de mandat torride ?

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