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Editoriaux - Manifestations - Médias - 16 juin 2020

Le décrocheur de la banderole dénonçant le racisme anti-blanc fêté comme un héros par les médias

Toujours à la recherche de petits jeunes à donner en exemple à ses lecteurs, Le Parisien a déniché sa star du jour. Un bon p’tit gars qui se fait appeler Acrobate94. Paraît-il connu sur YouTube et Instagram pour ses voltiges en milieu urbain qui, selon son pseudo, se limitent au département du Val-de-Marne, le personnage a retenu l’attention du quotidien pour un fait d’armes qui laissa la rédaction baba.

N’écoutant que son courage et franchissant, au péril de sa vie, les frontières du Val-de-Marne, cette véritable perle est le héros qui s’en alla décrocher la banderole dénonçant le racisme anti-blanc que le groupe Génération identitaire avait déployée sur le toit d’un immeuble surplombant la manifestation antiraciste du 13 juin. L’auteur d’un tel exploit ne pouvait rester dans l’anonymat. Une mise en avant s’imposait. Et Le Parisien de se précipiter sur le personnage pour l’interviewer. Qu’il raconte son parcours. Son enfance, ses dernières vacances. Mais comment en est-il arrivé là ? Quelle ligne de métro a-t-il empruntée pour arriver jusqu’à la place de la République ? Mais comment faites-vous pour penser si bien tout en bondissant d’un mur à l’autre ?

En toute simplicité, le garçon explique sa grande satisfaction de voir son escalade tant médiatisée. Sans aucun doute, sa carrière va faire un bond en avant. Les contrats vont pleuvoir. Merci, la famille Traoré. Des images le montrent effectuant des roues arrière sur une motocross. Comble de bonheur, il ne doit pas manquer de participer à ces rodéos pétaradants qui « animent » des quartiers entiers et entraînent, parfois, des accidents. Décidément c’est un vrai modèle pour nos enfants. À noter que, dans un autre article du jour, le journal ne semble voir aucun inconvénient à la décision d’Anne Hidalgo de réduire la vitesse sur le périphérique à 50 km/h et de généraliser le 30 dans toute l’agglomération parisienne.

Le discours carriériste du chouchou du Parisien confirme le marketing planant autour de l’antiracisme. Des multinationales sautent sur l’occasion d’apparaître si pleines de bons sentiments. Après les marques de vêtements branchés, des lessives pourraient, à leur tour, prendre le train en marche : « Ariel lave moins blanc ! » Testé et approuvé par des millions de ménagères antiracistes.

D’autres médias se pâment devant cet acte de bravoure sur une banderole « qui dénonçait ce qu’ils appellent le racisme anti-blanc », ose écrire Le Huffington Post. À force de négation du réel, le lecteur pourrait finir, un jour, par décrocher.

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