Transportons-nous loin des turpitudes électorales parisiennes. À Dijon, nulle vidéo diffusée sous le manteau, nulle coucherie dévoilée sur la place publique, mais le mot « sexe » imprimé en gros caractères sur l’affiche d’un candidat écolo plus ou moins dissident.

Un certain Bruno Louis, médecin généraliste de son état, a eu l’idée d’attirer l’attention des habitants par cet attrape-nigaud emprunté à l’univers du marketing. Le libellé de l’affiche ne fait pas mystère de l’entourloupe : « SEXE. Maintenant que vous êtes attentif, occupons-nous du climat. » Le candidat avait bien senti que son argumentaire était un peu court. Que le Dijonnais avait d’autres chats à fouetter. Alors, pourquoi pas la photo d’un chaton ? Non. Déjà vu. Une femme nue ? Benjamin Griveaux ? Non plus. Simplement le mot « sexe ». Une planète à refroidir, un électeur à chauffer. L’équation fonctionnait.

Le ramassage des ordures ménagères par 22 °C au lieu de 22,5 °C… L’avenir de Dijon est en jeu. Sexe. Par ici, les amateurs, par ici, les voyeurs, et maintenant que nous vous tenons, nous allons vous parler d’un sujet un peu moins glamour : le climat. Dijon est au bord du gouffre. Un tsunami menace la ville. La mer arrive. La banquise de la rue piétonne commence à fondre. « Votez pour nous et nous vous montrerons une photo de en maillot de bain. » L’homme connaît le talon d’Achille de son futur administré.

Seule mesure concrète promise sur l’autre partie de l’affiche. La marotte de l’extrême gauche : « Transports gratuits. Plus besoin de blé pour se déplacer. » Sexe. « Un tramway nommé désir » sans aucun contrôleur. Affolant.

Après le coup de la France en mesure d’agir sur le climat de toute la planète, nous passons désormais à la simple municipalité qui, de ses petits poings rageurs, va faire baisser la température de l’Australie. Pour une adhésion de l’électeur à ce miracle climatique, les candidats vont devoir augmenter la dose de sexe sur les affiches. Trouver de l’accroche torride. Promettre des maisons closes, des spectacles de strip-tease féminin et masculin sur le thème « Mon Dieu qu’il fait chaud ! » Toute une panoplie de mesures érotico-écolo…

« Dijon, terre de stupre et de fornication ». Le panneau à l’entrée de la ville ne laissera aucun doute sur le sujet. Le candidat Bruno Louis, fraîchement élu, tient toutes ses promesses. « Le climat ne change pas, mais on s’amuse bien », dira un passant au micro de TF1.

Et pendant ce temps-là, dans la capitale… Austérité, chasteté. Pas de boogie-woogie pendant les municipales. Quoique. Un nouveau poulain En Marche ! dénommé Benjamin Grivois aurait de l’allure. Et puis, perdu pour perdu…

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