D’origine américaine, cette version française du concours de drag queens « RuPaul’s Drag Race » participerait – aux dires d'Alexandra Redde-Amiel, la directrice des divertissements et jeux de Télévisions (20 Minutes, 29 juin) - à la promotion de « la diversité, de l’inclusion, de la tolérance ». Après une saison durant laquelle le programme fut diffusé sur FranceTV Slash, la chaîne a décidé de le passer en fin de soirée sur avec un succès bien relatif.

Pour Télévisions, c'est donc « une grande fierté de proposer ce programme et de faire rayonner et découvrir cet art (sic) auprès du grand public ». Manque de chance, les spectateurs n’ont pas suivi : le second épisode fit un bide, samedi dernier, et dut se contenter d’un score de 4,7 % d’audience. Un véritable drame, n’est-ce pas ?

Je suggère à Endemol (qui produit l’émission) de demander à Madame (quel mot genré !) la présidente de de diffuser leur jeu quotidiennement en access-time avant le 20 h puis en prime-time le week-end. On imagine qu’avoir conçu l’émission afin que nul n’échappât aux beautés de ces inclusions et de cette diversité puisse être vu par un large public possible afin d'encourager enfin les petits à s’ouvrir et à se questionner sur leur identité sexuelle.

Wikipédia consacre déjà une page à cette série. On le comprend : aux émissions bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années, aurait dit Corneille en 2022. Suggérerait-on que les prochaines eussent place en ou aux abords des mers chaudes du golfe Persique, que l’on nous taxerait à juste titre de quelque intention maligne.

Pour redevenir sérieux un instant, on peut néanmoins s’interroger sur le concept du spectacle. À singer l’irréel, on risque de ne rencontrer que le vide. C'est ce qui s'est passé dès le deuxième épisode dont on souhaite qu'il soit le dernier : 230.000 spectateurs (contre 914.000 lors du premier). Vulgarité du thème, blagues du niveau cour de récréation pour ivrognes esseulés, manque d'idée dans les jeux, nul trait qui fusât dans les cervelles embrumées... On ne sait précisément à quels motifs attribuer cet échec : si les drag queens ont leurs lieux, leurs bars et leurs cabarets, et si un divertissement télévisuel peut bel et bien s’entendre comme un jeu, encore faut-il qu'il représente un art pratiqué par beaucoup et qui apporte de quoi émouvoir l'esprit si l'on escompte faire de l'audience. On osera suggérer qu'il trouve place sur Pink TV plutôt que sur les chaînes publiques.

Qu’apporte à Mme Ernotte cette soumission à la minorité de la minorité ? Un cuisant échec ? Un renforcement de l’idée de supprimer la redevance télé ? La beauté des corps, mise si bien en valeur par un -Ange et par d’autres, ne saurait supporter une parodie prétendument artistique.

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5 juillet 2022

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15 commentaires

  1. TullipR vient du Royaume-Uni et a vécu en tant que femme trans de 26 à 34 ans, y compris l’hormonothérapie et la chirurgie génitale complète en 2018. TullipR est actif sur Twitter et dirige le groupe d’hommes détrans, qu’il a lancé en avril de cette année. Voici son témoignage qui, nous l’espérons, ouvrira les yeux aux jeunes mal dans leur peau et poussés par le gouvernement, la gauche Woke et des chirurgiens cupides à s’élancer vers une transition qui n’aura pas de retour. (le média 4 4 2)

    1. oui . des chirurgiens cupides . quel sale métier ! videur de poubelles est plus honorable !

  2. En quoi « promouvoir la diversité » serait bénéfique pour les Français ?
    Le fameux « enrichissement mutuel » est un fantasme : voir tout ce qui se passe tous les jours.
    Multiculturel, multicultuel, muticonflictuel.

  3. Je ne regarde jamais ces émissions qui fleurissent sur nos chaines publiques ! Cela ne m’empêche pas d’être écoeurée quant à l’utilisation de l’argent public soutiré au con-tribuable spolié …. Il serait grand temps que ce même contribuable se révolte et exige un droit de regard sur l’utilisation de l’argent public qui coule à torrents dans ce pays …. paraît-il démocratique !

    1. Pire chez moi : je ne regarde plus jamais les chaînes publiques. Âgée et pas bien vaillante, je me suis abonnée à un bouquet crypté et je passe les dernières années de ma vie devant ce que j’aime le plus : le cinéma. Plus de pub, plus d’animateurs-trices, je suis comblée.

  4. Si vraiment la Russie, et plus encore la Chine, s’il faut en croire les EU, l’OTAN, la Commission européenne et maintenant Macron lui-même, sont déterminés à détruire l’Occident, on peut penser que ce sont ces deux pays et leurs alliés qui œuvrent à pourrir les sociétés occidentales pour en faire des chiffes molles incapables de faire face. Ce n’est pas avec les études de genre, le wokisme, l’extension sans fin de l’influence LGBTQI+, l’indigénisme, que l’on prépare les esprits à la résistance.

  5. France Télévison offre à ce monde interlope et ultra minoritaire l’occasion de créer des vocations sans doute mais ce n’est évidemment pas l’amour de l’Art qui sera l’incitation la plus reformante en l’occurence . Le spectacle fût à vomir .

  6. On devrait sonder la « diversité » des cités (où elle a disparu) pour savoir ce qu’elle en pense, non seulement des drag queens, mais de tous les LGBTetc…

  7. Tsss, drag race, je ne sais pas pourquoi, j’ai pensé à une course de dragster… et… non :(

  8. Ces minorités qui s’évertuent à nous parler de la diversité, de l’inclusion, de la tolérance, ne voient-elles pas que la plus grande partie des citoyens n’en ont rien à faire, qu’il y a des problèmes bien plus graves dans notre société et de par le monde.
    Beaucoup de gens aiment le grand écrivain qu’est Proust et se foutent qu’il ait été homosexuel.
    Que ces minorités agressives nous lâchent la grappe !

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