L’Express relate le retour, « en toute discrétion », le lundi 17 août, d’une Française, veuve d’un djihadiste qui avait passé « plusieurs mois dans un centre de détention à la frontière syro-turque ». Elle a été expulsée par la après cinq ans passés en Syrie.

Sept veuves de djihadistes et 13 enfants bientôt expulsés

À son arrivée en France, la mère de famille, âgée d’une cinquantaine d’années et blessée à l’œil, est passée devant le juge d’instruction en charge de son dossier, puis a immédiatement été incarcérée.
Sept autres Françaises – toutes veuves de djihadistes – devraient, également, être expulsées prochainement, ainsi que leurs treize enfants, âgés de quelques mois à 15 ans.
« Ces opérations, qui auraient dû avoir lieu plus tôt, ont été retardées par les mesures sanitaires imposées par l’épidémie mondiale de Covid-19 », explique L’Express.

Le protocole Cazeneuve encadre les expulsions

Le retour sur le territoire français s’effectue dans le cadre du « protocole Cazeneuve ». Ce protocole, mis en place en 2014 par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve en coopération avec la Turquie, où transitent la plupart des djihadistes prisonniers, prévoit qu’Ankara alerte Paris avant chaque expulsion.

Des policiers sont, alors, envoyés en pour récupérer les ressortissants français. À leur arrivée sur le sol français, les djihadistes ou leurs familles, selon le cas, sont placés directement en garde à vue ou envoyés devant un juge si un mandat d’arrêt a été délivré à leur encontre. Les enfants, quant à eux, sont pris en charge par l’aide sociale à l’enfance.

En décembre dernier, quatre femmes de djihadistes et leurs enfants avaient été renvoyés en France par la Turquie, où elles étaient détenues après avoir fui les camps en Syrie.

Au total, en six ans, ce sont près de 250 Français qui ont été renvoyés vers la France.

20 août 2020

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