Pendant que le gouvernement s’évertue à épouvanter les Français devant la menace d’une nouvelle vague virale, pendant que la planche à billets d’un endettement faramineux continue de distribuer les étrennes, pendant que l’immense majorité de nos compatriotes s’habitue à porter le masque, à boire et à manger assis entre deux doses de vaccin, le monde continue à voir naître et grandir nombre de foyers de désordres et de guerres qui généreront des vagues, migratoires cette fois, celles dont nos dirigeants pensent qu’elles sont une chance pour notre Occident vieillissant.

Ce contrôle accentué et liberticide des citoyens, que l’Élysée euphémise en vigilance, devient la règle. Une démocratie est désormais un régime où les « bons » citoyens sont surveillés de près, tandis que les loubards des quartiers et les immigrés clandestins peuvent continuer leurs trafics illégaux, percevoir des aides généreuses, faire régner leur loi à coups de règlements de comptes. Les premiers auront le « privilège » de voter dans le brouillard covidien avec prime au sortant comme dans les élections précédentes. Mais, bien sûr, ce « privilège » exorbitant d’avoir le droit de reconduire au pouvoir la caste inopérante qui a généré ce gâchis ne devrait pas durer. Il est temps que les « dominants » rendent gorge, abattent leurs statues, rayent le nom de leurs saints, s’agenouillent et se prosternent pour se repentir des crimes commis par leurs ancêtres, abandonnent langue, culture et religion pour accueillir avec reconnaissance et respect celles des autres. Le métissage, la créolisation sont en marche : ce sont les mots sympathiques dont on habille le Grand Remplacement, ce maëlstrom dans lequel vont disparaître la vielle Europe et sa civilisation millénaire, héritée de la Grèce, de Rome et du christianisme, avec ses facettes nationales, leur diversité, leur rivalité créatrice, ces vieilleries que la mondialisation va balayer.

Seuls les empires survivront qui ne peuvent être des démocraties sinon qu’en apparence : la Chine, le plus vieux et le plus permanent d’entre eux ; l’Empire des mers sera anglo-saxon ; autour des deux géants et de leurs satellites subsisteront, minées par leurs divisions, la terre de l’islam et sa puissance démographique, l’Inde et son « fouillis créatif ». Si l’Europe a une chance d’échapper à son destin, c’est en se tournant vers le seul pays qui lui offre l’espace, la profondeur stratégique, les richesses naturelles et la conservation des valeurs civilisationnelles dont elle a besoin pour rester en vie. Il s’agit de la Russie, bien sûr, que les Anglo-Saxons s’acharnent à opposer au reste du continent. On dira que cet État ne se conforme pas à l’identité juridique et constitutionnelle de l’Europe fondée sur la démocratie et les droits de l’homme. Le répondait à cette réserve selon André Malraux dans Les chênes qu’on abat : « Pourquoi un type de démocratie dont nous avons failli mourir serait-il sacré quand il s’agit de surmonter les obstacles énormes de la création de l’Europe ? » Et il ajoutait : « Il ne s’agit plus de savoir si la France fera l’Europe, il s’agit de comprendre qu’elle est menacée de mort par la mort de l’Europe. » Cinquante ans plus tard, cette réflexion est d’une extraordinaire actualité : sauvegarder une démocratie de plus en plus apparente ou sauver notre pays et sa civilisation, sans les principes de laquelle la démocratie et les droits de l’homme ne sont que de faux-semblants ? Tel est le dilemme !

Les États-Unis ont abandonné l’Afghanistan. Ils continuent d’exploiter le pétrole syrien en le volant au peuple syrien. Leurs alliés turcs - nos partenaires de l’OTAN - ont permis l’écrasement des Arméniens, leur souffre-douleur préféré. Ils maintiennent la division et le chaos en Libye, occupent une partie de la Syrie et de Chypre, interviennent maintenant en Éthiopie. La violence, les guerres ethniques et le terrorisme islamique se répandent en Afrique où la France est de plus en plus dépassée. En 1991, on pouvait croire naïvement que l’ordre démocratique et humaniste allait régner sur le monde grâce à la puissance désormais unique des États-Unis : c’est le contraire qui s’est produit, et l’Europe se trouve à la fois le dommage collatéral principal de ce grand désordre et le complice de ce qui la tue. Il est temps pour elle d’en prendre conscience.

31 décembre 2021

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