La grève de la faim d’un imam assigné à résidence

Dans la Creuse, un imam a faim. Faim de spiritualité, mais aussi d’entrecôte-frites. Assigné à résidence dans un hôtel de La Souterraine (Creuse), l’imam Mohamed al-Ashram proteste contre sa dure condition par une grève radicale du manger. Cette assignation qui le contraint à rester dans sa chambre de 21 h à 7 h du matin lui est devenue insupportable, rapporte CNews. Impossible de sortir en boîte, d’aller à des concerts ou de se joindre aux festivités nocturnes quasi quotidiennes qui enflamment les rues de La Souterraine de 21 heures à l’aube. C’est rageant.

Dès le soleil levé, les ennuis continuent puisque l’imam, qui n’est pas radical que sur la question alimentaire, se voit contraint d’aller pointer chaque jour à la gendarmerie locale. C’est lassant. Toujours le même gendarme, le même bureau ; au fil des jours, une routine s’installe. « Bien sûr, nous eûmes des orages… » Bref, l’entente entre les deux hommes n’est plus ce qu’elle était. La rupture était inéluctable.

Avec ses prêches qualifiés de haineux contre l’Occident, Israël et les États-Unis, l’imam al-Ashram est un habitué de l’assignation à résidence. Déjà connu dans la Haute-Vienne et les Deux-Sèvres où il fut, là aussi, tenu de garder la chambre et d’entretenir une relation quotidienne avec des gendarmes de passage, le personnage de nationalité palestinienne serait en danger de mort dans son pays d’origine, d’où son maintien en France dans ces conditions.

Outre ses discours endiablés, le personnage est également soupçonné d’avoir radicalisé l’un des terroristes du Bataclan. Aucune poursuite judiciaire ne vient confirmer ce fait, que l’intéressé conteste d’ailleurs formellement.

Par le passé, des personnages au profil identique placés sous étroite surveillance dans quelque bourg de province s’étaient vantés de coûter 2.600 € par mois à la France, selon L’Express. Dans le cadre d’une formule hôtel + pension complète (aux frais de la princesse), cette grève de la faim arrive donc à point nommé pour alléger la facture mensuelle présentée par le tenancier chargé d’héberger et nourrir le bonhomme. En ces temps de réduction budgétaire, comment remercier l’imam pour sa contribution à l’effort national ?

Dans la perspective où cette première action ne serait suivie d’aucun effet, Mohammed al-Ashram se doit d’intensifier sa lutte en entamant une grève implacable de la chambre d’hôtel. Un repli dans une caravane du terrain de camping local ne manquerait pas d’interpeller les autorités et de faire encore baisser la note. Ou comment passer du statut de maudit à celui de héros national. L’ordre du Mérite dans le viseur… et un emploi de gardien de nuit dans un palace parisien. À toutes faims utiles.

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