Il y a quelques jours, Florent Legentil écrivait, dans Breizh-Info : "Il faut désormais que fleurissent en Bretagne, en France et en Europe des milliers de ZAD contre l’immigration ! Que partout, dans chaque village où l’État projette ici d’accueillir des migrants, là des mineurs étrangers isolés, ou encore de réquisitionner des logements pour les populations immigrées, la population s’y oppose afin d’enrayer le processus."

Si cette idée est attractive, elle est hélas actuellement irréalisable car la situation de notre pays ne paraît pas encore assez alarmante à nos concitoyens, et notamment les plus jeunes, interdisant un sursaut combatif copié sur celui des "zadistes". De plus, un tel acte offensif effrayerait une couche importante de la population partageant pourtant nos idéaux. Cela peut paraître regrettable, mais le caractère illégal que prendraient de telles manifestations dissuaderait nombre de sympathisants.

Dans ces conditions, pourquoi ne pas, plutôt, avoir une attitude ouverte et positive. Pourquoi ne pas, partout en France, montrer l'exemple en renouant concrètement avec notre patrimoine ? La meilleure façon de ressusciter ce dernier est de restructurer nos châteaux. Nous sommes le premier pays au monde en termes d'édifices fortifiés - le ministère de la Culture comptabilise plus de 10.000 châteaux. Or, cette liste ne concerne que ceux classés. Par exemple, la Nièvre possède 75 châteaux classés sur environ 400. Il est donc plausible de considérer qu'il y a 50.000 châteaux en France. Sur ce total, il doit être facile d'en trouver une centaine à retaper.

Imaginons que tous les jeunes des mouvements patriotes, l'Action française en premier, mais aussi les Identitaires et le FNJ, se donnent la main pour restaurer (voilà un mot que les royalistes ne peuvent qu'honorer) de tels édifices.

Imaginons que ces groupes de jeunes, fusionnant pour la circonstance, prennent contact avec une vieille institution qui a tout intérêt, par filiation et médiatisation, à les chaperonner : le compagnonnage. Il n'y aurait plus, alors, qu'à dégager pour cette jeunesse des plages horaires pour matérialiser le projet. De plus, en s'activant sur des châteaux délabrés détenus par les municipalités, c'est toute une population du terroir que l'on sensibiliserait à son histoire locale. Comment croire, dans ces conditions, que les maires puissent délaisser un tel programme salutaire pour leur commune ? Ces édiles, devant les bénéfices attendus des travaux, mettraient à la disposition des jeunes troupes locaux et moyens de subsistance.

De plus, ces groupes, par leurs activités, tisseraient des liens fraternels avec la population et pourraient connoter politiquement leur entreprise. Plus facile, en effet, de convaincre ces ruraux de la nécessité de l'enracinement à partir d'un exemple concret forgé dans leur environnement. Plus facile, aussi, d'alerter sur une œuvre positive et constructive les médias, réfutant du même coup l'accusation de racisme, d'islamophobie et de nazisme. Face aux barres d'immeubles et aux bandes ethniques agressives détruisant l'image de la France, une autre jeunesse redonnerait vie, par son opiniâtreté, au récit national à travers des bâtisses champêtres et millénaires.

Enfin, quelle meilleure formation pour des adolescents que celle qui allierait travail manuel avec veillées où la formation intellectuelle serait de mise ? Veillées auxquelles assisteraient, confondus, jeunes et moins jeunes unis dans un même but : retrouver la gestuelle d'antan. Une façon solidaire de remonter le passé à travers un ouvrage collectif tourné vers le futur. Nous pourrions alors, paraphrasant Saint-Exupéry, affirmer : "Jette-leur du grain, ils se battront. Fais-les construire un château, ils s'uniront."

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25 janvier 2018 à 15:48

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