C’est la farce tranquille. Ils n’ont pas les moyens, mais ils ont les idées. Ils ne veulent pas de vieilles voitures dans leurs villes, surtout celles qui viennent des banlieues, mais ils ne savent pas avec quel argent vous remplacerez la vôtre. Ils veulent des taxes sous le prétexte très flou du « réchauffement climatique ». Ils n’aiment pas le nucléaire : cette énergie que nous envient tant de pays, si sûre et moins chère, aura fait moins de morts qu’aucune autre. Les écologistes aiment les éoliennes, ça fait gentil. Peu importe si nos paysages en sont détériorés, saturés, peu importe si leur rendement est ridicule et si ces pylônes cachent un business scandaleux, nos Français de province ne peuvent s’y opposer.

Liberté, égalité, fraternité ! À travers l’exemple criant de la route, reprenons donc ces valeurs de la République que nous chantent les écologistes à tout bout de champ.

Liberté d’abord : comme des millions de Français, je me souviendrai toujours de mon premier voyage au volant de ma première voiture. C’était un des plus beaux jours de ma vie. Jamais je n’avais ressenti aussi fort ce bonheur et cette sensation de liberté. Cette liberté nous est tristement grignotée régulièrement. On a beau leur dire « Arrêtez d’emm… les Français », rien n’y fait. En réalité, tous les totalitarismes se ressemblent. Ils commencent doucement mais sûrement à s’en prendre aux peuples dans leur vie quotidienne, par petites anesthésies. Ils vous endorment sur la route et c’est, d’ailleurs, ainsi qu’on se tue au volant !

Un nouveau truc du gouvernement pour se rallier les écologistes : 150 Français de la « Convention citoyenne pour le climat », tirés au sort, ont proposé, sans avoir de compétences particulières et sans aucune preuve scientifique, de réduire la vitesse sur l’autoroute de 130 à 110 km/h. Veulent-ils à ce point nous dégoûter de conduire ? Peut-on sérieusement diriger un pays avec des trucs et des astuces électorales ?

Et cette liberté d’aller en famille à la campagne, de traverser la France en quelques heures pour voir ses parents, sa grand-mère, faudra-t-il y renoncer ?

Égalité. Quoi de plus injuste, d’inégal et d’exaspérant que l’argent facile du radar et du PV ? Quand va-t-on, enfin, appliquer d’autres peines que celle de l’argent ? Même l’idiot du village a compris qu’on n’en veut qu’à votre porte-monnaie. Cette injustice affecte surtout les classes modestes ; par ces milliards volés au peuple, on a vu les gilets jaunes exploser. Quel journaliste moyen est capable de s’en offusquer ? Ainsi, au lieu de 100 euros d’amende, ne pourrions-nous pas devoir quelques heures de travail à notre mairie ? Elles seraient consacrées à des travaux d’intérêt collectif. Est-ce si compliqué à organiser, pour tous ces politiques qui se réclament sans cesse de la République des droits de l’homme ?

On peut se demander pourquoi la gauche et l’extrême gauche se sont accaparées l’écologie qui appartient à tous. N’est-ce pas, pourtant, une valeur réactionnaire, conservatrice, puisqu’il s’agit, contre le progrès sans limites, de revenir parfois en arrière, aux lois de la nature, dites bio, et à l’agriculture de proximité. Rien à faire. Quelques personnalités de droite ont bien essayé de s’intégrer à ce parti, de se faire accepter par ce véritable clan « soviétique » des Verts. Pas question, si vous n’êtes pas anticapitaliste. Il faut montrer patte rose, ou rouge.

Quant à la fraternité, à vous de juger les généreux qui n’ont rien à donner ! Connaissez-vous un militant prêt à réduire son salaire de 10 à 30 % pour payer la facture écologique ? Les font penser à l’alcool dans la publicité de Canada Dry : « C’est comme du vert, ça ressemble à du vert mais ce n’est pas du vert ! » Le nombre d’électeurs embobinés, naïfs, incultes ou trop jeunes est étonnant. D’ailleurs, ils vous le disent, parfois en toute innocence : « Vous savez, moi, je ne fais pas de politique, alors je vote vert. » La farce tranquille a encore de beaux jours devant elle !

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