Pathétique…

À l’heure où des hordes de bêtes sauvages abattent un chauffeur de bus pour un ticket, où une gendarme se fait faucher par un bolide conduit par un dealer shooté, où la bonne ville de Dijon a été en proie à une guerre entre communautés, où il ne se passe pas une semaine sans qu’un brave Français ne se fasse tabasser parfois à mort et une jeune fille ou une grand-mère ne soient violées sauvagement, de quoi parle le président de la République ?

De rien. Il nous a servi son bla-bla habituel sur les réformes nécessaires, sur la poursuite d’un cap qu’il est le seul à connaître et, surtout, il a encore et encore passé son temps à se justifier. Tel le gosse pris la main dans le pot de confiture, Macron n’a de cesse que de se trouver des excuses et de faire de l’autosatisfaction. À l’entendre, tout allait merveilleusement bien en France avant l’arrivée fortuite et inopinée de cette « sale bestiole » qui a tout foutu en l’air.

Mais maintenant que, selon lui, « ça se calme », il va pouvoir poursuivre ses réformes avec une équipe rénovée ! Mais quelle équipe rénovée ? Hormis le renvoi ad patres d’un Premier ministre trop grand pour lui dans tous les sens du terme, rien de bien nouveau à l’exception des deux amuseurs de service, Bachelot et Dupond-Moretti, embauchés pour distraire la galerie et monopoliser les médias.

Lors de cette interview aux questions particulièrement complaisantes, Macron s’est copieusement emmêlé les pinceaux sur un sujet pourtant « brûlant » : celui du sort des jeunes à la rentrée. Non, Monsieur Macron, vous avez tout mélangé. L’alternance peut prendre deux formes contractuelles : le contrat de professionnalisation (en désuétude, puisque ne bénéficiant d’aucune aide particulière, sauf la « loi Fillon ») et le contrat d’apprentissage qui est, lui, largement subventionné, ce qui donne aux entreprises l’occasion d’avoir une main-d’œuvre gratuite pendant un an tout en étant formée avec vrais diplômes à la clé (BTS, licences, masters).

Quant à son annonce d’exonération de charges sociales sur les salaires inférieurs ou égaux à 1,6 fois le SMIC, c’est la « loi Fillon » qui existe depuis 2003 ! Convenons qu’il est assez croustillant de voir Macron s’approprier les mérites d’une loi mise en place par celui qui a été « flingué » par la Justice, lui permettant ainsi de se faire élire…

Que reste-t-il donc de tout cela ? Rien, à l’exception de tout « ce bel argent » qui tombe soudain du ciel. Des milliards d’euros comme s’il en pleuvait !

Mais ce n’est pas grave, c’est une « dette perpétuelle » qui, à l’évidence, durera plus longtemps que Macron.

Ceux-là mêmes qui, il y a quelques mois, nous expliquaient qu’il fallait « serrer les boulons », réduire tous les déficits nous annoncent chaque jour encore plus de milliards d’euros !

Tournicoti, tournicota, et voilà !

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