Immigration : les 25 % de prénoms arabo-musulmans relancent le débat sur l’assimilation
Il y a un siècle, les registres de naissance de l'actuelle Seine-Saint-Denis racontaient une France où dominaient presque exclusivement les prénoms du calendrier catholique. Cent ans plus tard, le paysage s'est profondément transformé. À partir des données publiques de l'INSEE, traitées selon une nomenclature issue de travaux de l'Institut national d'études démographiques (INED), il apparaît qu'en 2025, 25,8 % des enfants nés en France ont reçu un prénom classé comme « arabo-musulman ». En Seine-Saint-Denis, cette proportion atteint 62 %, soit près de deux naissances sur trois.
Baromètre du prénom arabo-musulman, 11ème édition. En 2025 en France, plus d'un enfant sur 4 nait avec un prénom arabo-musulman, 62% en Seine-Saint-Denis https://t.co/dawIM4LR7P pic.twitter.com/o5NUKxLyUH
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L'INSEE publie chaque année le fichier exhaustif des prénoms attribués aux nouveau-nés, sans distinction d'origine ou de religion. Pour analyser ces données, certains chercheurs utilisent une nomenclature élaborée à partir de travaux de l'INED, qui identifie les prénoms majoritairement portés dans les pays du Maghreb, du Proche-Orient ou, plus largement, du monde musulman. En l'absence de statistiques ethniques en France, cette méthode constitue un indicateur indirect des évolutions démographiques. Elle ne permet pas d'établir l'origine ou la religion d'une personne mais d'observer des tendances sur de longues périodes à partir de critères constants.
La dynamique s'accélère depuis les années 1990
Au-delà des débats méthodologiques, la tendance est nette. « Comme à peu près tous les indicateurs liés à l'immigration, on observe un décollage depuis la fin des années 1990. On était encore à 8 % en 1997 ; aujourd'hui, on est à 25,8 % », explique, à Boulevard Voltaire, Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie (OID).
Pour le démographe, cette progression s'explique par la combinaison de trois facteurs : l'augmentation des flux migratoires, une fécondité plus élevée parmi certaines populations immigrées originaires du monde musulman et une transmission culturelle particulièrement forte d'une génération à l'autre. À l'appui de son analyse, il évoque une comparaison de l'évolution annuelle des premiers titres de séjour et celle des naissances portant un prénom classé arabo-musulman : les deux courbes présentent une évolution presque parallèle.
Le prénom, un marqueur culturel plus que religieux
Le contraste est particulièrement visible en Seine-Saint-Denis. Les archives départementales montrent qu'entre 1923 et 1932, les prénoms du calendrier catholique dominaient largement les naissances. Un siècle plus tard, Ibrahim, Mohamed ou encore Imran figurent parmi les plus attribués dans le département, reflet des profondes mutations démographiques qu'il a connues.
Pour autant, Nicolas Pouvreau-Monti invite à ne pas confondre prénom et pratique religieuse. « Le fait de porter un prénom d'extraction musulmane ne dit rien du degré de religiosité de la personne. En revanche, cela dit quelque chose de la persistance des affiliations culturelles du pays d'origine », souligne-t-il.
Cette évolution s'inscrit dans un mouvement plus large. Les grands prénoms du calendrier catholique, qui dominaient encore les maternités françaises dans les années 1950, poursuivent leur recul. Jean, longtemps le prénom masculin le plus attribué en France, a quitté depuis longtemps le sommet des classements, tandis que progressent des prénoms plus internationaux ou bibliques, comme Gabriel, Noah ou Raphaël, auxquels s'ajoutent les prénoms classés arabo-musulmans selon cette nomenclature.
L'assimilation au cœur du débat
Ces chiffres interrogent inévitablement le modèle français d'assimilation. Pendant des décennies, le choix d'un prénom français constituait souvent un marqueur d'intégration. Aujourd'hui, cette logique semble moins prégnante. Interrogé sur une éventuelle crainte d'être discriminé en raison d'un prénom à consonance étrangère, Nicolas Pouvreau-Monti estime même qu'« il faut croire que non » ou que cette crainte est désormais dépassée par une volonté d'affirmation identitaire.
Ces données alimentent depuis plusieurs années un débat politique particulièrement vif. Éric Zemmour y voit la confirmation de sa théorie du « Grand Remplacement », Jordan Bardella préfère évoquer une « transformation démographique », tandis que Jean-Luc Mélenchon revendique la « créolisation » de la société française. Au-delà de ces lectures antagonistes, les registres de naissance témoignent d'une réalité difficilement contestable : en un siècle, les prénoms racontent les profondes mutations démographiques et culturelles de la France. La question est désormais moins de constater cette évolution que de savoir si le modèle républicain d'assimilation dispose encore des leviers pour accompagner une société dont les repères évoluent au rythme des générations.
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68 commentaires
Sous peu il sera difficile de demander quoi que ce soit si on porte un prénom chrétien.
Dans mon quartier du 19è ardt, les prénoms islamiques sont dominants. Il n’y a plus d’enfants blancs à l’école primaire en face de l’église.
Le droit du sol est une absurbité absolue
qui consiste à dire que su une vache nait dans une écurie c’est un cheval.
J’espère que le RN aura le courage de mettre fin à cette stupidité.
Non le RN ne le fera pas car ceci est une volonté européenne. 4 millions d’entrées par an en Europe et les pays européens ne peuvent pas aller contre cette décision. Nous avons signé des accords avec l’UE , il nous faut donc les respecter.
Ou alors sortir de l’UE mais ça, ça fait très peur aux peuples et ennuierait bien les zelites qui s’en mettent plein les poches.
Tout traité peut être dénoncé. Par ailleurs, la France est contributeur net à l’Ue d’environ 10 milliards d’€.
Une vache qui nait dans une écurie n’a aucun droit de vouloir y rester. Son devoir est même d’avoir l’intelligence de trouver une étable où il fait bon vivre.
Kevin et Mathéo sont des prénoms plus français que Noah et Mohamed ?
Pour une fois que je suis d’accord avec vous, je tiens à le préciser. oui votre question doit être posée.
Kevin c’est breton ..Matheo est un diminutif de Mathieu ..d’origine..latine..
Les prénoms gaulois vont peut-être reprendre le dessus un jour?
Les modes changent. Peut être que Gertrude et Cunégonde reviendront.
Une fois de plus Éric Zemmour nous dit la vérité, celle qui crève les yeux et qui fâche. Notre grand remplacement est en route depuis quelques décennies, et cela sera intenable si nous ne réagissons pas avec vigueur.
Jordan Bardella se conduit en simple politicar, il ménage l’électorat musulman
J ai idée qu il a surtout le petit doigt sur la couture du pantalon ,se tenant prudemment derrière la bretonne ,qui confirme son ancrage au centre gauche,qui plait tant au troupeau électoral….
Si Bardella connait la valeur de la patience c’est une garantie pour l’avenir. Mettre les Français devant leur réalité ne profite guère à Zemmour en terme de popularité. Hélas…
25,8 % des enfants nés en France ont reçu un prénom classé comme « arabo-musulman ». En Seine-Saint-Denis, cette proportion atteint 62 %, soit près de deux naissances sur trois…. À 98% ils comprendront — mais trop tard !
On n’assimile pas quelqu’un qui ne peut pas l’être… ou ne veut pas l’être.
Pourquoi devraient-ils s’assimiler puisqu’ils arrivent en masse et sont très bien entre eux ?
Si je conduisais ma voiture comme nos dirigeants conduisent le pays, je ne ferais pas 100 m en sécurité. J’explique: en avion, tu ne vas nulle part où ton esprit n’est pas allé 15 minutes avant, à moto, la sécurité voudrait 10 secondes,en voiture,5secondes suffisent. En politique,30 ans après, on ouvre les yeux.
Zemmour avait évoqué et déploré cette situation des prénoms. Arabo musulmans.L ensemble de la classe politique s était indignée.Le RN mariniste ́ avait pas été le detnier à le faire.Il est vrai qu à ses yeux,l islam est compatible avec la république…..
Tu vires ceux qui sont installés depuis les années 50, les harkis avec qui je me suis battu jeune engagé, pinpin. Et par ailleurs, le RN est contre l’immigration incontrôlée et actuelle.
Faux le RN dit vouloir contrôler l’immigratio.,mais a vote la loi darmanin regularisant des milliers de clandestins au titre des » soi disant métiers en tension »
Et il a une compagne qui s’appelle Sarah, prénom qui n’est pas français (ce dont je me fiche, d’ailleurs, car je trouve ce prénom joli)
Sainte Sahra ,dite » sahra la noire,sainte des gitans etait compagne de Marie mère de jésus et Marie Mafeleine compagne du christ.
Elle etait foncée de peau comme l’étaient beaucoup les juifs en judee samarie..( aujourd’hui rebaptisee » palestine ») tout ca est tres documente..chaque année le pèlerinage a Sahra draine des milliers de gens du voyage aux saintes maries de mer (;13)..
Selon la bible,Au 1er siècle sahra « e kali » ,Marie Salomé et Marie Jacobe furent expulsees de judee samarie ( ci jordanie/ Palestine aujourd’hui) par les romains sur une barque..elle traverserent la méditerranée et debarquerent au saintes marie de la mer( 13 ) qui en tient son nom..les saintes ..maries.. ce prénom n’est pas « Francais ».. mais il est biblique comme la plupart de nôtres…
L’aveuglement de nos dirigeants va faire de notre pays un sultanat pour nos petits enfants. C’est un crime civilisationnel, une insulte à notre histoire. Un grand remplacement savamment orchestré.
Oui bien sur
Le prénom donné ne fait pas tout il faut que l’éducation et le comportement des parents suive et la volonté de l’individu concerné aussi
Mes parents avaient comme voisins dans les années 70, un famille kabyle, installée en France avant 1914.
Les enfants, portaient des prénoms musulmans même si personne ne pratiquait, les filles portaient des minijupes très mini, et l’une d’entre elle dont le prénom était Nacera, avait choisi de se faire appeler Christine, ce qui n’est pas anodin, c’est un prénom christique. C’était une famille où il n’y avait pas de pressions et qui se considérait comme totalement française au point de dire à ma mère « regardez, ils nous ont mis des arabes à côté de chez nous ».
L’assimilation il faut la vouloir des deux côtés, sinon ça ne peut pas marcher
« L’assimilation il faut la vouloir des deux côtés, sinon ça ne peut pas marcher »
Vous avez, pour moi, véritablement raison.
J’ai une amie qui se prénomme Djamila et qui est chrétienne.(famille musulmane)
Cela prouve simplement le non désir d’intégration. Je connais bons nombres d’enfants d’origines étrangères,portugais,espagnols,italiens,polonais qui portent des prénoms français.Je dis bien français et pas seulement chétiens. Cela montre à quel point,ces parents voulaient à tous prix que leurs enfants s’intégrent à la population française.
On voit ce qui attend les générations futures. On peut dire merci aux fossoyeurs qui ont gouverné le pays ces dernieres décennies
Natalité plus bulletin de vote = un jour, vote de l’instauration de la charia en toute légalité!
Vous avez probablement raison. Mais qui s’y oppose ? Tous les partis veulent rester dans l’UE : ils sont donc tous complices. Alors les gens iront voter en 2027 et que ce soit pour LFI ou le RN, il n’y changeront rien. Au contraire, par leur présence au vote, ils consolideront le système.
Comme vous avez raison ! Malheureusement.
Merci pour cet avis, je le partage et le vis depuis longtemps. Les urnes me sont étrangères encore plus depuis que Sarkozi nous a enfilé la constitution européenne par derrière alors qu’elle était refusée par le « vote » français. Nos politiques se passent du peuple chaque fois qu’ils le souhaitent c’est ce qu’on appelle la démocratie. et comme élire c’est perdre sa voix au profit de gens plus intéressés par leur place que par la promotion du pays je leur fait faire des économies de comptage., les seules dont ils soient capables