« Il y a des petits Africains qui meurent de faim » : une injure publique aggravée ?

Derrière ces procès intentés, le « business » juteux des associations antiracistes.
@Pexels
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« Ne joue pas avec la nourriture, il y a des petits Africains qui meurent de faim. » Cette phrase, entendue par tant de Français durant leur enfance pour les encourager à finir leur assiette, a conduit, le 28 avril, devant le tribunal de Beauvais une surveillante du collège Madeleine-et-Georges-Blin, à Maignelay-Montigny (Oise). À 28 ans, Laurine R. pourrait être condamnée pour injure publique aggravée après avoir prononcé cette sentence, pourtant entrée dans le paysage linguistique français.

Devant la Justice pour une expression

Mais, adressée en septembre dernier à un adolescent métis dans la cantine de l’établissement, cette phrase, aussi bon enfant et innocente soit-elle, ne passe pas. Si la jeune assistante de vie scolaire assure n’avoir eu aucune intention raciste en tenant ces propos mais avoir voulu sensibiliser l’élève de quatrième au gaspillage, pour le parquet de Beauvais, elle illustrerait néanmoins « un racisme ordinaire » et « suffit à rentrer en voie de condamnation », rapporte Le Parisien, après l’audience de mardi.

Audience au cours de laquelle la LICRA s’est constituée partie civile. Une procédure habituelle dans ces dossiers, serait-on tenté de dire, tant les associations antiracistes sont familières des tribunaux pour appuyer des poursuites de cette nature.

L’idéologie derrière chaque procès

« Il faut quand même justifier leur budget de fonctionnement, qui se chiffre à plusieurs millions d’euros. » Si Me Mathieu Sassi, avocat au barreau de Paris, ne les ménage pas, c’est parce qu’il connaît ces associations de près. Dans les dossiers qu’il traite, il a l’habitude de leur faire face.

Avec leurs subventions et les dons défiscalisés, ces collectifs bénéficient en effet d’un appareil d’Etat considérable. « Elles ont également un certain nombre de salariés », rappelle le pénaliste, qui est sûr d’une chose : « C'est un business, l'antiracisme. »

Un business bien juteux mais dont ce seul résultat ne suffit pas à satisfaire ces structures qui « poursuivent non seulement un objectif idéologique, mais aussi politique », abonde Me Sassi. C’est pourquoi, pour elles, « il n’existe pas de petits procès ». Chacune de ces procédures est l’occasion de faire avancer cette cause qu’est l’antiracisme et dont la conséquence, procès après procès, est « la fracture ethnique qui existe en France », poursuit l’avocat.

 

Et cette fracture est réelle. En témoigne l’acharnement dont semble avoir fait preuve la famille du plaignant qui, malgré la recherche d’un dialogue par l’établissement (plaide ce dernier), a préféré « tout conflictualiser », affirme une enseignante auprès de nos confrères du Parisien. Comme de nombreux autres collègues, elle est venue soutenir la jeune surveillante. L’élève, lui, n’en démord pas : cette dernière l’aurait même appelé « chocolat ». Ces propos n’ont pas été retenus dans la procédure, ce qui n’a pas empêché le procureur de requérir 200 euros d’amende, tandis que l’avocat de la partie civile a demandé 1.500 euros de dommages et intérêts dans cette affaire dont le délibéré sera rendu le 16 juin.

« On en revient à une criminalisation institutionnelle de tous les discours ou propos qui viendraient alimenter le malaise sur la question identitaire liée à l'immigration de masse en Europe », regrette Me Sassi, qui ne craint pas d’analyser ainsi le jeu des associations derrière ces procès : « Il faut extirper l'âme coloniale dans le cœur des Français qui bénéficient du privilège blanc. Les honnêtes gens vont entrer dans cette dynamique de repentance. Et le pire, c'est qu'ils seront quand même condamnés. »

Vos commentaires

83 commentaires

  1. Et on n’a pas tout vu. Nous sommes juste au début de l’effondrement. Mais bientôt on ne dira plus que les petits africains meurent de faim, il suffira de dire que les petits français meurent de faim. Et là plus de procès.

  2. Cette phrase ( compationnelle ) entrainerait cette femme au tribunal ? Je ne peux le croire. Pourtant, Alain Minc, en nous vantant la dite mondialisation a déclaré _ à plusieurs reprises_ qu’elle avait énormément enrichi les pays les plus pauvres… Donc, si je comprends bien , la globalisation aurait été tellement efficace que cette dame en ferait les frais ( pour racisme et pour mensonge stigmatisant ? ).

  3. Et pendant que la justice étudie sérieusement cette phrase pour savoir si elle était insultante ou non, beaucoup d’Africains meurent quotidiennement dans des affrontements qui visiblement n’intéressent personne. Cette vérité est-elle une insulte, sans aucun doute, mais simplement au bon sens.

  4. C’est malheureusement la vérité, allant chaque année en Afrique depuis 50 ans, je constate que la situation n’a pas beaucoup changé et que les problèmes d’alimentation perdurent, en particulier pour les jeunes. A chaque rentrée de pêche où nous distribuons le poisson pêché, ils sont heureux aussi de récupérer le pain et les fruits que nous n’avons pas consommés. (nous emmenons également à chaque sortie un jeune que nous payons pour nous aider et pour qu’il s’entraine)

  5. 100% des gagnants ont tenté leur chance.
    Sur 10 plaintes il va bien y en avoir une qui va rapporter gros.
    Idem pour les plaintes contre Cnews ou contre certains journaux ou hommes politiques, je ne cite personne.

    • On a du temps et de l argent pour faire des procès inutiles. Pendant ce temps les chinois progresse à grande vitesse sur l industrie, l écologie etc…. En silence.
      Il faudrait revenir sur terre !

  6. On ne dit pas les conclusions du procès me semble t’il.
    Je souhaite que le juge ai fait preuve d’un minimum de clairvoyance…
    Plus question de donner le moindre centime à ces associations voici ce que chacun devrait déduire de cette plainte scandaleuse !

  7. Je ne sais pas si les petits africains meurent de faim, mais ce que je sais, c’est que chez nous, les personnes âgées au fin fond de nos campagnes, ont parfois du mal à se nourrir. Chutt, Mais çà, c’est confidentiel, faut pas le dire.

  8. Merci pour cette info, qui démontre à elle seule qu’il faut arrêter tout dons caritatifs, sauf ceux de « personne à personne »,supprimons les « intermédiaires » !

  9. Il faudrait savoir qui a porté plainte contre la surveillante. Bien entendu, je ne vois AUCUN racisme dans sa phrase !

  10. Quand j’étais enfant, c’étaient les « petits chinois » qui mourraient de faim, pas encore les petits africains. Aujourd’hui, il semble qu’on ne meurt plus de faim en Chine, mais en Afrique… Que s’est il passé entretemps? Un pays, certes totalitaire, a su se développer tandis que d’autres, tout aussi totalitaires sont tombés dans le sous-développement, appelé pudiquement en voie de développement.
    Quant à la décision de ces juges, si l’histoire racontée est exacte, elle est tout simplement idéologique et fondée sur du vent.

  11. Pour moi c’est tout l’inverse parce qu’en lui disant cela elle n’a même pas fait attention à sa couleur de peau, elle a parlé comme elle aurait parlé à n’importe qui, par contre l’élève, lui, sensibilisé à sa couleur de peau et ne comprenant rien en a fait des tonnes et la bienpensance s’est engouffrée dedans la victimisation c’est un truc qui fonctionne bien et je suppose que l’élève bien conseillé en a rajouté.

  12. je ne pense pas que la personne a voulu décrié l’enfant juste remettre que le gaspi age de la nourriture se fait souvent par des enfant qui n’ont pas la même nourriture chez eux non pas l’habitude de manger ce que nous leur donnons dans les cantine scolaire

  13. Cette famille qui a porté plainte n’a pas cherché à calmer le jeu, gagnera un peu d’argent qu’elle lèguera certainement à une association contre la faim en Afrique………

    • Je suppose que cette famille a été conseillée par une de ces fameuses associations nuisibles du genre SOS-machin.

  14. Ces Associations ne vivent que de dons et de subventions. Il faut donc quelle fassent parler d’elles pour susciter des dons et pour justifier cette manne financiere qui les engraisse. Elle sont prêtes à toutes les outrances pour remplir leur tiroir caisse. L’antiracisme est un véritable business qui rapporte, et l’ineptie de ce procès en est la preuve.

    • Vu l’appauvrissement galopant de ce que nous pouvons encore un petit peu et pas pour longtemps appeler notre pays, les dons vont s’effondrer et tous ces rapaces vont devoir revoir leur copie.

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