Guerre civile ou guerre étrangère ? Les terribles prédictions de l’ancien patron de la DGSE

Pierre Brochand prévoit « une France à majorité africaine et musulmane, bien avant la fin de ce siècle ».
© Valentin du Bourg
© Valentin du Bourg

L’ancien directeur général de la DGSE a délivré un entretien choc, dans Le Figaro Magazine, où il s’exprime sur les enjeux de l’immigration, vingt ans après les grandes émeutes de 2005. La clarté d’analyse de Pierre Brochand s'appuie sur une expérience acquise à travers un parcours professionnel tutoyant les plus hautes fonctions de l'État. Son constat est particulièrement préoccupant et - fait rare pour une sommité à la parole publique libérée - il rejoint le diagnostic porté par la droite nationale depuis des décennies.

Pour Pierre Brochand, sans changement radical de politique, la France se dirige inévitablement vers « le pire », à savoir « la régression de notre pays en tous domaines, à commencer par la sécurité de ses habitants et, plus généralement, leur bonheur de vivre ». L’ancien fonctionnaire déroule une analyse approfondie - et glaçante - de la notion de « guerre civile » qui, si elle semble frapper à notre porte, ne prendra pas, selon lui, la forme que l’on imagine. Pour celui qui fut à la tête du renseignement français, les antagonismes profonds qui ont produit les guerres civiles à proprement parler, en France, ont disparu pour laisser la place à l’obsession du « pouvoir d’achat ». Selon lui, « les débats sont canalisés pour converger fatalement vers un centrisme bien-pensant ». De plus, les émeutiers d’hier et d’aujourd’hui sont certes en majorité de nationalité française, mais ne se sont en aucun cas séparés de leurs « lourds bagages culturels, religieux, historiques », ce qui tend à brouiller la distinction entre guerre civile et « guerre étrangère ». Une situation « hybride » qui amène Pierre Brochand à parler de « confrontation interne, vulnérable à des ingérences extérieures ».

« Cela fait 40 ans que nous tenons ce discours »

Un constat que rejoint l’eurodéputé RN Gilles Pennelle, contacté par BV : « Ce qui est le plus à craindre à l’avenir, ce sont des révoltes communautaires qui inévitablement se multiplieront ; des révoltes contre la République, contre nos lois, contre ce que nous sommes. » Il ajoute : « L'immense majorité des populations étrangères et immigrées ne se reconnaît absolument pas dans la France. » Plusieurs données statistiques abondent en ce sens : en 2020, 74 % des Français musulmans de moins de 25 ans affirmaient placer l'islam avant la République.

Le constat de Pierre Brochand est sans appel et ses termes sans équivoque : « Le raz-de-marée migratoire, s’il persiste, va produire un enchaînement de dégradations, à la fois sous-jacentes dans la durée et explosives dans l’instant. » Ou encore : « Il faut commencer par prendre conscience du point d’arrivée, lui, irrécusable : une France à majorité africaine et musulmane, bien avant la fin de ce siècle. » Ces difficultés peuvent-elles être d’ordre à engager le pronostic vital de notre pays ? « À très long terme, on ne peut malheureusement qu’opiner, en raison de la dynamique démographique hors laquelle, il faut bien le reconnaître, tout n’est que bavardage, plus ou moins informé. » Des propos que Gilles Pennelle s’empresse de valider : « Cela fait 40 ans que nous tenons ce discours et il nous a valu d’être persécutés, attaqués, ostracisés. »

« Il n’est d’autre voie que celle d’un radicalisme sans remords »

Les alertes du Figaro Magazine ne sont pas nouvelles, constate l’eurodéputé, avec un brin de fatalisme. Déjà, en 1985, l’hebdomadaire dirigé par le talentueux Louis Pauwels créait la polémique en affichant en une le buste de Marianne voilée et ce titre évocateur : « Serons-nous encore français, dans 30 ans ? » « Nous nous dirigeons vers de véritables sécessions territoriales, dont certaines sont mêmes des enclaves islamistes où, plus que les lois de la République, c’est la France elle-même qui disparaît avec son mode de vie et sa culture », abonde Gille Pennelle. « S’il reste une petite chance d’éteindre la mèche, il n’est d’autre voie que celle d’un radicalisme sans remords », explique, de son côté, Pierre Brochand, qui appelle de ses vœux des changements en profondeur. En prise avec le réel, une très nette majorité de Français est désormais alignée sur un tel discours. Il reste à trouver une volonté politique. Et une majorité.

Picture of Yves-Marie Sévillia
Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire

Vos commentaires

86 commentaires

  1. Malheureusement pour la France le coq ne se relève que lorsqu’il a les pieds dans la m…e. La différence avec le passé c’est que des coqs il.n’y en a plus nous avons des poules mouillées.

  2. Les années passent et on voit nettement l’évolution négative de notre pays. Nos dirigeants, eux, ont la tête dans le sac. Je plains les nouvelles générations, qui ne se rendent pas compte , que le pire va arriver.

    • Et ces nouvelles générations, loin de s’en inquiéter, encouragent cette évolution… Comment leur faire comprendre ?

      • Ce sont les parents qui sont en grande partie responsable de l’éducation de leurs enfants….. On voit le résultat, c’est foutu.

  3. Une très large population avant tout du public s’en moque royalement, regardez lez centres de loisir ils sont pleins, alors que leur travail a commencé il y a moins de 2 mois et cela continue ainsi des vacances toutes les 7 semaines et entre temps quelques jours de maladie ou d’absence injustifiée pour se payer quelques sauteries prolongées. Mais ils ne sont pas assez payés ! évident les loisirs coûtent cher. Propre et exemple du monde public OUI mais pas seulement cela touche la politique, la justice, le monde médical et Administratif en général. C’est cela la République gauchiste

  4. Decourageant, merci qui ? merci macron et les français qui ont voté pour lui pas 1 mais 2 fois.
    Ces français sont responsables de l’état de notre pays, il faut qu’ils prennent conscience de leurs erreurs et surtout, surtout qu’ils ne recommencent pas.

  5. Pour une majorité de français de plus en plus totalement débiles, une seule solution voter à gauche ou macron bis seuls capables de solutionner le problème.

  6. Hélas, en 40 ans, on a accordé la nationalité française, donc le droit de vote, à une population importante qui ne veut pas ce virage. Quand on voit, en plus, la sortie des lycées, on voit une jeunesse bientôt électrice, qui n’aime pas la France. Il est déjà trop tard pour un changement en douceur. L’affrontement me semble inévitable, un affrontement qui ne peut être que violent, et je ne suis pas sûre que nous le gagnerons.

    • Leur verbe favori, il suffit d’écouter les « radio-trottoirs » : PROFITER ! Ecoutez-les, le verbe est conjugué à toutes les personnes et tous les temps (quand il savent encore conjuguer un verbe du 1er groupe…).

    • À condition que nous ( les Français ) portions au pouvoir ceux qui oseront prendre les bonnes décisions, et prêts à en assumer les conséquences. Je ne crois pas une seconde que les potentiels « remigrants » acceptent de partir volontairement.

      • « Je ne crois pas une seconde que les potentiels « remigrants » acceptent de partir volontairement. » Il n’est pas impossible, au train auquel la France est en train de sombrer dans tous les domaines, que le pays garde encore longtemps une attractivité quelconque pour ceux qui sont venus profiter de ses généreuses largesses. Tant qu’à vivre dans la misère, autant le faire au soleil et retourner au milieu des siens.

    • Cette situation me met d’autant plus en rage que moi j’ai 52 ans et si je suis français c’est grâce à la Légion ou j’ai servi 25 ans mais je suis bien né ailleurs et il m’a fallu apprendre à être français, à lire et écrire en français, mais pour ça il faut être presque amoureux comme je l’étais car dans ma lointaine enfance je lisais beaucoup sur l’histoire de France ça m’attirait comme un aimant donc j’ai tout quitté, j’ai tenté j’ai été accueilli et je me suis battu pour une idée pour un idéal même, car je suis né dans une région russe très éloignée des intérêts des dirigeants de l’époque donc, mon avenir je le voulais en France mais je voulais aussi mériter de me dire français et je pense que j’y suis arrivé. Ma femme, française de vieille souche a proposé un jour un prénom proche de mes origines pour l’une de nos filles, j’ai eu bien du mal à lui expliquer pourquoi je ne voulais pas mais elle a fini par comprendre que derrière mes cicatrices et brûlures (il y en a beaucoup) il y avait un pacte entre moi qui ne suis rien et un pays qui est tout pour moi parce que j’ai saigné pour que ce pays m’offre ce que mille vies ne me permettraient jamais de lui rendre. Oui je suis diminué, oui je suis pas beau à voir, mais je bosse encore dans le transport malgré que certains jours mes blessures me fassent un mal de chien. Pardon pour ce trop long discours, mais il me faut vous poser une question. Comment mettre dehors des millions de personnes qui ont été naturalisées à tour de bras ? Regardez les chiffres du nombre d’immigrés et vous verrez qu’ils restent les mêmes depuis 1981 environ. La guerre ici je ne la souhaite pas, mais si elle doit advenir alors je souhaite pouvoir encore combattre car mes idéaux sont resté les mêmes. PS je suis navré mais je sais que je fais encore des fautes d’orthographe mais soyez sûr que mes enfants n’en font pas.

      • « Comment mettre dehors des millions de personnes qui ont été naturalisées à tour de bras ? » Eh bien, rien de plus simple, il suffit de fermer les vannes des prestations sociales distribuées à tout-va et d’exiger de la justice une véritable application des lois. Naturellement, ceci n’est possible qu’en sortant au préalable de l’UE qui interdit tout ça.

      • Merci de ce témoignage, camarade. Tu illustres bien cette remarquable citation : Tu es français non par le sang reçu mais par le sang versé !

      • Bravo à vous Philippe B. Si d’aventure, des événements belliqueux provoqués par des populations indésirables se déclaraient sur notre sol, bien que plus âgé que vous, soyez certain que je serai à vos côtés comme un grand nombre de patriotes que l’on tend un peu trop à minimiser.
        Par le passé, mon paternel a combattu l’armée allemande et à 18 ans, j’étais moi-même engagé volontaire au sein de notre armée.

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