L’ex-ministre de la est convoqué, ce vendredi 10 septembre, pour une possible mise en examen, rapporte Le Point. Cette enquête vise à analyser la manière dont le gouvernement a anticipé puis géré la crise du Covid, et cette convocation intervient comme son premier développement.

 

Une gestion contestée

Agnès Buzyn, qui avait démissionné au début de la crise sanitaire, au mois de février 2020, pour être remplacée par Olivier Véran, a été plus d’une fois critiquée pour sa gestion de la crise lorsqu’elle était au ministère. Le Point rappelle à cet effet les rassurantes paroles de l’ex-ministre affirmant, le 24 janvier 2020 : « les risques de propagation du coronavirus dans la population sont très faibles. » De même peut-on rappeler le manque d’équipement des soignants, les discours contradictoires à propos du masque, etc.

Ces éléments ont conduit au dépôt de 14.500 plaintes à l’égard du gouvernement, a rapporté, ce mercredi, le procureur général près la Cour de cassation François Molins. est convoquée pour « mise en danger de la vie d’autrui ». En parallèle, une enquête est menée par des juges d’instruction parisiens sur le rôle de l’administration dans la gestion de cette crise.

 

« Je savais que la vague du tsunami était devant nous »

Élément aggravant, l’ex-ministre de la a reconnu, après le premier tour des municipales, que, « en quittant le ministère, [elle] savai[t] que la vague du tsunami était devant nous ». De terribles aveux qui n’ont pas été pour redorer son image.

Elle sera donc auditionnée, ce vendredi, par la CJR, seule instance habilitée à juger des ministres dans l’exercice de leurs fonctions. À l’issue de cette audition, ou bien elle sera mise en examen, ou bien elle ressortira sous le statut de témoin assisté, s’il n’existe pas trop d’indices en sa défaveur, rappelle Le Point.

9 septembre 2021

Les commentaires sont fermés sur cette publication.