Le métier d’arbitre de football est ingrat. Sifflé, hué, régulièrement invité à rejoindre les water-closets les plus proches sous les cris de « Aux ch…. l’arbitre », l’homme investi de la fonction doit faire preuve d’une impassibilité de marbre. En a-t-on déjà vu un obéir aux injonctions du public ? Non. Il n’y va jamais.

En Belgique, le métier d’arbitre de football est encore plus dur. Outre ses démêlés habituels avec les supporters et les joueurs de mauvaise foi, la malheureuse victime de quolibets est désormais obligée de signaler toute manifestation de racisme. Ainsi en a décidé la fédération de football du pays plat. Du foot d’accord, mais dans le respect des gestes barrières de la bien-pensance. Un œil sur le match et un autre dans les tribunes, un troisième sur les remplaçants. Une oreille ici, l’autre là… coup de sifflet !

Une allusion à la couleur de peau du gardien a été entendue par le juge de touche. Elle venait de l’équipe en jaune. Le présumé auteur de l’invective conteste. Débat sur la surface de réparation (d’où son nom). TF1 diffuse la séquence au ralenti. Le mouvement de la bouche ne permet pas de déterminer si le joueur demandait la balle ou s’il se livrait à une remarque désobligeante. Reprise du match.

« On peut se demander si notre société n’évolue pas vers une culture de la dénonciation qui rappelle une époque de l’Histoire que l’on croyait définitivement révolue. » Le parti belge classé esstrême droite Vlaams Belang analyse le phénomène avec justesse.

« Ces mesures de dénonciation entre citoyens ne feront qu’exacerber les différences jusqu’à les rendre définitivement inconciliables et, finalement, c’est le contraire du but recherché qui sera atteint. » Rien à ajouter.

À la chasse au racisme sur les stades pourrait venir s’adjoindre le repérage de réflexions homophobes, transphobes, complotistes et toute la litanie d’anathèmes lancés par les religieux de la planète bobo.

Pour éviter tout incident, finissons-en et formons des équipes de football composées d’ et autres progressistes endiablés. Dans les buts : Sandrine Rousseau. Sur le qui-vive… Le public scande « Aux ch… l’arbitre ! » Il s’y rend enfin. Les nouvelles règles du jeu ne peuvent être ailleurs.

9 septembre 2021

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