Fusillade à Alès : un mineur blessé sur fond de narcotrafic
Si Marseille est le cœur du réacteur en matière de narcotrafic, le Gard en subit les ondes de choc. Le 6 janvier, à Alès, c’est un adolescent de quinze ans qui a été emmené aux urgences après avoir été blessé par un tir à l’arme lourde sur un potentiel fond de trafic de drogue. De même que Nîmes a beaucoup fait parler d’elle, cet été (à juste titre), Alès n’est pas non plus épargnée et malgré les opérations de police, les arrestations et les mesures prises, rien ne semble résister au développement du narcotrafic dans la capitale des Cévennes.
Blessé à l’arme lourde sur le parking d’une école
Ce mardi, rapporte Midi libre, deux motards armés d’une kalachnikov ont pris pour cible un groupe de quatre jeunes, dont deux mineurs, juste à côté de la cantine de l’école publique Germaine-Tillion, dans le très défavorablement connu quartier des Prés-Saint-Jean. France 3 explique qu’un adolescent de quinze ans a été blessé à la jambe et que neuf impacts de balle ont été relevés sur la façade de l’école primaire. Une attaque violente et ciblée, puisqu’on peut lire sur le site de Midi libre que « ce deux-roues aurait d’ailleurs effectué un premier passage devant le groupe avant de revenir. Immédiatement, le passager en descend et dirige "une arme lourde", selon Abdelkrim Grini, le procureur de la République, en direction de la bande qui s’enfuit précipitamment en direction du couloir de la cantine, puis tire une rafale de plusieurs balles. » Si la vie de l’adolescent touché n’est pas en danger, les agresseurs, eux, sont toujours en fuite. « Les faits ressemblent a priori à une "jambisation", une technique d'intimidation régulièrement utilisée dans le monde du narcotrafic. Une enquête est ouverte pour tentative de meurtre », annonce France Bleu. Effectivement, comment ne pas alors privilégier la piste du narcotrafic ?
Alès et ses quartiers sensibles… au narcotrafic
D’autant plus que l’agression a eu lieu dans le quartier Prés-Saint-Jean, connu pour son trafic de stupéfiants et classé zone prioritaire. En se concentrant sur ce quartier en particulier, cette semaine voit comparaître devant le tribunal correctionnel de Nîmes quatorze prévenus impliqués dans un vaste trafic de drogue qui concernait les alentours d’Alès et certains de ses quartiers, dont celui des Prés-Saint-Jean. France 3 rapporte qu’après des tirs en mai 2022 à Saint-Ambroix, à côté d’Alès, l’un des individus interpellés expliquait que « la fusillade serait liée à la guerre à laquelle se livrent les quartiers de Rochebelle et des Prés-Saint-Jean d'Alès pour le trafic de drogue. Une guerre des territoires entre janvier 2022 et juin 2023 pour le contrôle des points de deal. »
Plus récemment, en juin 2025, Le Réveil du Midi racontait l’opération d’envergure antidrogue lancée dans ce quartier des Prés-Saint-Jean qui a mobilisé 130 policiers et « permis l’interpellation de neuf personnes : sept majeurs et deux mineurs [et] à la saisie de plus de 13.000 euros en espèces, de stupéfiants, de matériel de conditionnement et d’armes de catégories A et B ». Le journal rapporte que le procureur de la République d’Alès, Abdelkrim Grini, avait alors « rappel[é] la détermination absolue du parquet d’Alès à lutter contre le trafic de stupéfiants dans le bassin alésien » et Quentin Larroque, substitut du procureur, avait ajouté que « le quartier des Prés-Saint-Jean est connu pour être un point névralgique du trafic, à proximité immédiate d’établissements scolaires […] »
Le quartier, avec d’autres, profite pourtant d’un vaste et très onéreux plan de réhabilitation : le maire d’Alès, Max Roustan, cité par actu.fr, expliquait en 2024 que depuis « 18 ans maintenant que les travaux de rénovation et de réaménagement des Prés-Saint-Jean et des Cévennes ont commencé, et pas moins de 180 millions d’euros ont déjà été investis dans différents quartiers, permettant peu à peu d’optimiser les conditions de vie des habitants » et d’autres travaux sont menés encore cette année et les suivantes « dans le cadre du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) […] ce projet s’élève à environ 7,7 millions d'euros » pour le quartier des Prés-Saint-Jean, explique le magazine de la ville.
Sous la coupe de la DZ Mafia ?
Pour « optimiser les conditions de vie des habitants », peut-être serait-il judicieux de commencer par sécuriser le quartier et la ville ? Lundi 5 janvier, c’était un refus d’obtempérer qui a blessé deux policiers dans le quartier des Prés-Saint-Jean ; mardi 6 janvier, c’est un adolescent qui y a été victime de tirs à la kalachnikov ; le même jour, près du centre-ville, rapporte Objectif Gard, les policiers ont saisi trois kilos de cannabis, de la cocaïne et 3.000 euros chez un jeune âgé d’une vingtaine d’année suspecté de dealer autour de chez lui. Dans son enquête sortie en décembre dernier, Libération rapportait une « marseillisation » du trafic de drogue alésien avec l’implantation de la DZ Mafia qui aurait déjà pignon sur rue dans les quartiers sensibles de la capitale des Cévennes. En novembre 2025, le bâtonnier d’Alès, Guillaume Garcia, lançait « un appel de détresse » sur ses réseaux sociaux : « La Justice alésienne et même les forces de police n’ont plus les moyens d’agir », alertait-il. Qu'on se rassure, « non, les chiffres ne font pas d’Alès ni Chicago ni Marseille », a affirmé le procureur de la République Abdelkrim Grini après que le maire d'Alès a critiqué l'image de sa ville donnée par CNews en novembre dernier.
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50 commentaires
Ales est entrain de dépasser Nîmes
Jusqu’à quand allons nous supporter cela
Même plus envie de commenter.
Laissez moi rire …Rome s’est simplement effondree lorsque les barbares qui constituaient sa garde et ses pretoriens ont compris qu’ils detenaient le seul pouvoir reel en temps de crise : celui de la justice et des armes ! ….
Alès était une bourgade agréable, avec des parcours pédestres au printemps magnifique, maintenant la drogue a tout pourri. C’est le résultat d’une bande qui abîme volontairement la base. Dômage que nos Zélites n’ont pas compris les avertissements d’une droite qui sentait poindre la Société perdue.
Le procureur exagère : la kalachnikov est une APC (arme de petit calibre) et une arme de guerre, mais ce n’est pas une « arme lourde ».
Pourquoi cette exagération ?
Alors vous n’y connaissez rien ! Le calibre et la charge contenue dans sa cartouche rend inoperant la plupart des gilets pare-balles distribues a nos forces de l’ordre …
Ce n’est pas un exagération mais un manque total de connaissances sur les armes et un niveau de culture générale qui s’effondre. On confond un fusil d’assaut et un canon, on finira par confondre une trottinette et un 38 tonnes.
La différence sur le résultat ?
Si les procureurs qui commandent reellement la police,connaissaient les armes on serait pas en France..
Quand, dans la rue une rafale de kalachnikov peut tuer n’importe quel badaud alors le pays n’est plus « un pays sûr » ! …
Que faut-il faire pour se débarrasser de ces criminels ? ! …
Que les politiques aient le courage et les cojones pour agir.
Dechéance de la nationalité française des délinquants et les renvoyer.
Il n’a pas fait son service militaire et il confond un canon de 75 et une Kala
Pfff…rien qu’en lisant d’un œil qq pages de journaux, j’ai vu plusieurs tués par balle aujourd’hui !
Comme dit Sarah knafo et linda kebbab, seul la dechéance de la nationalité française pour les binationaux délinquants est la solution.
et l’emploi des services spéciaux………Macron l’a dit : « on est en guerre » ! La seule solution dans ce genre de situation : l’emploi massif de services spéciaux
Effectivement hollande lui a eu ce courage face aux islamistes
C’est inutile s’ils ne sont pas aussi expulsés!
Entièrement d’accord.
A Grasse , le parfum du cannabis remplace la rose ou l’œillet.
Plusieurs détonations ont été entendues aux alentours de 19 heures, ce mercredi 7 décembre, à proximité de l’avenue Sidi Brahim à Grasse (Alpes-Maritimes).un jeune de 19 ans décédé de ses blessures par balle
Ni Alès ni Chicago ni Marseille. Ouf. Bogota ? Mexico ?
Non ..Paris..
Une kalachnikov est une arme légère, le terme d’arme lourde s’applique plutôt à l’artillerie (canon, mortier …)
Ça c’est pour la forme. Sur le fond … rien de nouveau sous le soleil, les blessés à l’arme de guerre c’est devenu quotidien en France. De la à penser que nous sommes en guerre, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas, bien que le sujet mérite réflexion. Voilà où nous a menés le « pas de vague ».
Il n’y a pas si longtemps à Ales, un mineur était un Cévenol qui travaillait dans la mine, maintenant un mineur est un jeune qui fait dans le trafic de drogue
Autre temps, autres mœurs. ( o tempira. O mores)
Que voulez-vous … on n’arrête pas le progrès !
Oui et il est plutôt gris mais les petits dealers sont surnommes » charbonneurs »…va comprendre !
» sur un potentiel fonds de trafic de drogue » qu’en termes élégants et précautionneux c’est choses la sont dites » pourrait on avoir les noms et l’origine de ces « chances »pour notre pays comme ils ont été largement divulguées pour les gérants d’un maintenant tristement célèbre bar de crans Montana.. sont ce aussi des corses?
Là où se trouvent les mêmes, les mêmes constats sont implacables.
Nîmes n’est qu’une victime parmi de plus en plus de petites et moyennes municipalités.
Les grandes villes sont déjà métastasées.
OUI mais contre les vrais Français agriculteurs tous les moyens les plus lourds et meurtriers sont immédiatement disponibles sans aucune réaction populaire. Bon dans les mois à venir Macron va envoyer ce qui reste de Français en Ukraine ce qui a fait sauter de joie les deux nains de jardin dans les palais de la République sans que personne ne bronche. Une image diffusée largement même sur Cnews sans qu’un seul journaleux ose relever la scène.
Pas de chance pour les « chances » pour la France …