Freyja, la déesse germanique de la guerre, reprend du service…
Alors qu’une semaine de bombardements réciproques entre la Russie et l’Ukraine vient d’avoir lieu, l’apparition du nom de la déesse germanique et nordique Freyja s’est imposée comme étant le symbole de la future force européenne antibalistique créée par dix pays dont l’Ukraine et le Royaume-Uni, le 13 juillet dernier à Paris.
Les missiles balistiques : une supériorité russe sur les Occidentaux
Les missiles balistiques constituent un avantage considérable pour les Russes sur les Occidentaux, dans la mesure où ces derniers ne disposent actuellement guère de moyens de les intercepter, mis à part les missiles antimissiles Patriot fabriqués par la firme américaine Lockheed Martin, mais ce, en nombre insuffisant pour à la fois renforcer la défense antiaérienne ukrainienne contre la Russie et celle des pays arabes du golfe Persique contre les missiles iraniens. En outre, l’incertitude quant à l’attitude de la République populaire de Chine à l’égard de Taïwan et celle de la Corée du Nord à l’égard de la Corée du Sud empêche le Pentagone de divertir ses stocks de missiles Patriot d’Extrême-Orient vers l’Europe.
Face à cette incapacité de l’industrie américaine à pourvoir à leurs besoins de défense antiaérienne contre les missiles balistiques, les pays européens ont donc décidé de mettre en commun leurs ressources industrielles de conception et de fabrication de missiles antimissiles contre la menace représentée actuellement par les missiles balistiques russes. Ainsi, les firmes française Thalès, italienne Leonardo, allemande Hensoldt et suédoise Saab vont donc constituer, aux côtés d’autres compagnies danoise, britannique, espagnole, norvégienne et néerlandaise autour de la firme ukrainienne Fire Point, une force antibalistique européenne dont la dénomination - Freya - ne laisse pas indifférent, pour qui connaît un peu l'Histoire.
Freya, un système de détection antiaérienne du IIIe Reich
En effet, le nom Freya, dans l’histoire récente des conflits mondiaux, fut emprunté par les spécialistes d’Hermann Göring à la mythologie germanique et nordique, qui donnèrent ainsi le nom de cette déesse au système de radars construits avec la firme Gemma et qui était chargé de prévenir l’attaque de bombardiers alliés, et ce, à partir de 1937. Ces radars furent déployés partout en Allemagne puis en Europe occupée, à partir de 1940. Les stations Freya furent ainsi présentes en France, notamment au cap Fréhel (Côtes-d'Armor), dans le cadre de la construction du mur de l’Atlantique. Aux côtés des radars Freya étaient déployés d’autres radars dénommés Würzburg, Mammut ou Wassermann, en fonction de la nature des ondes décamétriques sur lesquelles ils étaient capables de détecter la présence de bombardiers alliés le plus en avance possible, soit 350 kilomètres, pour laisser aux chasseurs allemands le temps de décoller et de les intercepter.
Bien sûr, la dénomination d’un système européen avec un nom relié à l’époque nazie ne peut que surprendre, au moment où la construction de l’Europe de la défense sous l’égide allemande ou nordique ne peut faire y adhérer les pays victimes de l’occupation nazie et également membres de l’Union européenne. Poussons le bouchon : pourquoi, dans ce cas, ne pas baptiser la brigade franco-allemande, créée en 1989, « brigade Charlemagne[1] » et, ainsi, donner raison au président Poutine sur les relents nazis de cette défense de l’Europe à trop forte obédience germanique !
Certes, ce nom de Freyja (ou Freya) pourrait être considéré comme un hasard malencontreux si, autour de nos décideurs militaires et diplomatiques, ne se trouvaient pas des historiens qui auraient pu ou, en tout cas, dû alerter leur supérieurs hiérarchiques.

Radar allemand Freya
Des trous dans la raquette
Mais revenons à l'aspect opérationnel du projet. Certes, Français et Italiens, depuis plus d’une dizaine d’années, ont élaboré des stations SAMP/T[2], appelées aussi MAMBA, et pourraient être capables d’intercepter les missiles balistiques russes. Une batterie MAMBA française est actuellement déployée en Jordanie contre les missiles iraniens et les gouvernements français et italien ont déjà promis aux Ukrainiens le déploiement d’une demi-douzaine de ces systèmes. Les stations SAMP-T NG (Nouvelle Génération) permettraient ainsi d’intercepter les missiles ennemis à 350 kilomètres (comme les Freyja de la Seconde Guerre mondiale), sauf que, là, il s’agit d’interception physique coordonnée par l’intelligence artificielle, et de les abattre en vol avant qu’ils n’atteignent le territoire ami.
Hormis ce système déjà opérationnel, rien n’existe encore vraiment au niveau européen, dans la mesure où nos partenaires, membres comme nous de l’OTAN, faisaient jusque-là une confiance excessive à la disponibilité des systèmes américains Patriot. Les Allemands fabriquent sous licence des systèmes Patriot, de même que les Japonais en Extrême-Orient, mais ce, en quantité insuffisante pour doter l’ensemble des pays frontaliers de la Russie et de la Biélorussie. Les premiers éléments du système européen Freya ne seront, a priori, pas disponibles avant juillet 2027. Cela laisse presque un an aux Russes pour attaquer de plus belle, comme ils le font actuellement en Ukraine, mais, peut-être aussi, des pays de l’OTAN, en Europe orientale notamment, comme le prédisent des agences américaines de renseignement.
En outre, comme le montrent les incidents survenus dernièrement en Allemagne avec la présence de drones d’origine inconnue, dans des bases aériennes stratégiques, qui envoient notamment des matériels militaires en Ukraine, l’impuissance constatée des autorités fédérales face à la violation sciemment réalisée de leur espace aérien peut faire craindre une escalade des hostilités avec la Russie. On pourrait ainsi en conclure que l’état actuel de la défense européenne contre une possible attaque de missiles ou de drones russes est plutôt déficient, voire inexistant. Bref, il y a au moins quelques trous dans la raquette.

Système MAMBA déployé en Roumanie (capture d'écran Armée française - Opérations militaires)
Freya « über Alles » ?
Le « chacun pour soi » européen en matière de défense antiaérienne ne serait satisfaisant ni techniquement, ni stratégiquement. Les Américains n’ont ni la volonté ni les moyens d’investir en Europe comme ils le firent dans les années cinquante. Aujourd’hui, le projet Communauté européenne de Défense (CED), conçu en 1954, juste avant le réarmement de l’Allemagne, mais alors rejeté par le Parlement français sous la double influence des gaullistes et des communistes, semble donc se construire à bas bruit. Cette dénomination maladroite de la force européenne antibalistique ne fait pas disparaître pour autant la menace russe aux portes orientales de l'Union européenne, tant que cette dernière ne reprendra pas langue avec le président Poutine.
Certes, il semblerait que les liens avec la Russie ne soient pas complètement rompus, comme en témoignent les discussions à Vienne de juillet dernier, mais le choix politique clair, soit d’une confrontation militaire avec la Russie aux côtés de l’Ukraine, soit d’une paix durable signée avec les Russes par les Européens, semble de plus en plus vital pour l’avenir de l’Europe. Une course à l’abîme n’est, bien sûr, pas à conseiller. Mais dans ce cas, ce projet Freya, bien mal nommé, serait dans les deux cas toutefois indispensable à la sécurité, non seulement des Ukrainiens, mais aussi des pays européens plus lointains des frontières russes.
Au fait, Freya n’est pas seulement la déesse nordique et germanique de la guerre, mais aussi celle de l’amour et de la fécondité...
[1] La division Charlemagne fut créée à la fin 1944. Elle était composée de volontaires français qui combattirent sous l’uniforme nazi contre les Soviétiques sur le front de l’Est.
[2] Sol-Air Moyenne Portée Terrestre
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78 commentaires
M. Arbarétier s’indigne de ce que les Allemands donnent le nom d’une déesse germanique à un système d’armes, en nous renvoyant encore, de façon assez écoeurante, au point Godwin, 80 ans après la fin de la guerre et l’éradication du nazisme. Rappelons que la première idéologie criminelle du XXe siècle (première d’un point de vue chronologique, première dans la durée, première par le nombre de millions de victimes) est le communisme. Et qu’il n’y a jamais eu de « Nuremberg du communisme », et que cette idéologie continue de faire des ravages. Et qu’il y a encore des rues Lénine dans notre pays. Débolchévisons la France (étymologiquement : « terre des Francs », peuple germanique), avant d’accuser les Allemands de tous les mots dont souffre aujourd’hui notre pays.
Le nazisme éradiquer pas si sûr lorsque l’on voit comment agissent les sbires de la jeune garde de raphaël archenault dit raphaël arnault, les dignes héritiers des chemises brune
L’Allemagne ne participant pas au système anti-missiles franco-italien préfère développer son propre système, c’est sa conception des intérêts européens. Rappelons qu’à l’origine de ce système, il y a l’Aster développé par Aerospatiale voilà bientôt 40 ans.
Maintenant, je pose deux questions à M Arbarétier :
Avons nous des raisons historiques de penser que la Russie veuille attaquer la France ?
Avons nous des raisons historiques de penser que l’Allemagne ne nous veut que du bien ?
« De tous les maux », et pas « de tous les mots ». Pardon pour ce lapsus calami.
Pauvre Freyja, qu’ont-ils fait de toi ?
Concernant l’aspect guerrier de Freyja, il vient de ce que, montée sur son cheval et accompagnée par les Valkyries, elle relevait les combattants qui étaient mort glorieusement au combat, pour les accompagner à Ásgard.
La moitié de ces héros allait au Valhöll, dans le palais d’Odin, l’autre partie au Fólkvangr le palais de Freyja.
Mais Freyja était avant tout la déesse de l’amour, de la sexualité, de la beauté, de la terre et de la fertilité. Elle aurait plu à nos LGB machin chose, car elle accordait ses faveurs autant aux hommes qu’aux femmes.
Alors, la récupération faite par les nazis est totalement abusive.
Elle est belle cette Europe qui devait nous donner une paix durable. Elle est dirigée par des va-t-en-guerre que nous avons élu, sisi, nous les avons élus, mis à part la présidente, la pire de tout le lot.
Le nom du système de défense importe peu. Je préfère un système nommé Freya qui fasse son boulot plutôt qu’un système Untel ne le faisant pas. Mais bon, si certains y voient du résurrection du nazisme…
Je ferais remarquer à ceux qui n’aiment pas les Ukrainiens et qui les traitent de voyous et leurs dirigeants de truands que ça ne les regarde pas! moi, je constate juste que les Ukrainiens visent les infrastructures militaires ou économiques en Russie et que les Russes, eux, visent les zones habitées en Ukraine !
Vous semblez oublier les 15000 civils morts de 2014 a 2022 au Donbass, bombardés par l’armée ukrainienne contre des ukrainiens, constituée de réseaux se réclamant du nazisme (Azov, entre autre, dont certains soldats ukrainiens portant l’uniforme SS pendant la seconde guerre mondiale, furent décorés à titre posthume par Zelenski en début 2026, ce qui fâcha les polonais, pourtant alliés) et formés, instrumentalisés, entrainés par l’OTAN (après le coup d’état de Maidan), et ce, dans le silence pieux des bonnes âmes qui refont l’histoire en la …charcutant…pour qu’elle corrobore avec leur vison sectaire et russophobe primaire de ce qu’ils aimeraient être la réalité. Mais comme disait Lénine « les faits sont têtus » ! Si les accords de Minsk, trahis par Merkel et Hollande, avaient été respectés, comme le souhaitait Poutine, et si Brian Johnson n’avait pas été commandité par l’Otan, Biden et l’UE pour stopper le protocole de paix, paraphé et presque finalisé (en avril 2022), nous n’en serions pas là..Vous vous asseyiez tranquillement sur ce lourd passé qui risque de nous entrainer dans un conflit mondial, en toute bonne conscience parce que vous vous croyez dans le camp du bien, parce que vous suivez aveuglement les mondialistes atlantistes qui l’ont décidé ainsi, et que vous êtes convaincu qu’ils sont vos alliés et que la victoire vous attend puisque vous détenez la seule vraie vérité, la seule qui doit avoir droit d’être citée. Dites vous bien que si les russes se comportaient depuis 2022 comme vos amis de l’Otan, l’Ukraine et Kiev serait depuis longtemps un champ de cendre, referez-vous à notre actualité récente, à Gaza, au Liban et l’Iran pour connaitre leur façon de procéder, et si ce n’est pas assez, souvenez-vous du Vietnam, Cambodge, Laos, et si cela ne vous suffit pas, voyez ce qu’ils firent de la Normandie en 1944, comment ils rasèrent Le Havre et de nombreuses autres villes,ailleurs, Dresde par exemple, sans raison stratégique, sinon dans le soucis de faire table rase, le principe d’Attila de la terre brulée ! Voila les gens que vous admirez sans discernement!
» la force européenne antibalistique ne fait pas disparaître pour autant la menace russe ». Exemple frappant du faux semblant, ou plutôt du miroir aux alloettes. La menace principale pour les pays européens ne se situe pas à Moscou, mais à Berlin. Sous couvert de se prémunir contre une menace russe fantasmée, l’Allemagne vient d’engager un budget militaire record, comparable à ceux d’Hitler dans les années 30, qui l’amènera à terme à la suprématie militaire en Europe. Et l’Histoire nous a malheureusement appris que jamais, au grand jamais, une Allemagne sûre de sa force n’a hésité à s’en servir, copieusement. Le tout sous l’oeil attentif de Washington, qui acceptera tout ce qui peut éviter une éventuelle alliance entre l’Europe et la Russie.
» La division Charlemagne fut créée à la fin 1944. Elle était composée de volontaires français qui combattirent sous l’uniforme nazi contre les Soviétiques sur le front de l’Est »
Est ce que vous diriez : « L’escadrille Normandie-Niemen était composée de volontaires français qui combattirent sous l’uniforme stalinien contre les Allemands sur le front de l’Est » ?
Les deux seules menaces pour la France sont : ses politiques et en 2 la réalité du monde.
D’abord ils plantent des missiles à la frontière Russe, ensuite ils tentent de les étrangler à travers un blocus économique, puis ils rentrent directement dans un conflit qui ne les concerne pas en aidant un pays corrompu, mafieux et nazi. Mais c’est finalement poutine l’agresseur, le méchant, le dictateur à abattre. On croit reconnaître les méthodes des pays arabes où j’agresse en bande pour ensuite me plaindre de la riposte.Finalement la Russie est le seul pays fort de l’Europe, les autres ne sont que laches, pleutres et traîtres.
Nous avons à la tête de l’Europe des va-t-en-guerre, en particulier Ursula Macron. Pour notre petit timonier (indépendamment du fait qu’il déteste Poutine, plus musclé que lui), l’objectif est simple : entrer en guerre au côté de l’Ukraine pour déclencher l’article 16 qui lui donnerait les pleins pouvoirs et lui permettrait de garder la présidence du pays. Sauf qu’il est très dangereux de faire des pieds de nez à Poutine et à ses généraux qui sont en train de perdre patience ; Macron en a-t-il pris la mesure ? Ne craint-il pas de recevoir une de ces terribles fusées russes que rien ne peut arrêter sur son palais ? Est-il inconscient à ce point ? … oui ?
oui malheureusement.
qu’une nouvelle fois ce sera la Russie qui viendra à notre secours
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Comme elle est venue au secours de la Pologne, de la Hongrie, de la Tchécoslovaquie ? Non merci, sans façons!
Un totalitarisme en a remplacé un autre…
J’ai l’impression que vous avez d’énormes lacunes en histoire, de la France, de la Russie et de l’Europe, et une révision devrait s’imposer pour vous remettre à jour afin d’éviter d’écrire des inepties qui étalent vos manques. Ainsi ne savez vous pas que la Russie fut l’alliée de la France pendant la première guerre mondiale, sans l’aide de laquelle notre contre offensive appelée « taxis de la marne » aurait échoué, celle-ci contribua à s’opposer, résister puis repousser les allemands à Verdun, bataille qui fut une des clefs de ce qui allait conduire à la victoire finale, et dans laquelle l’armée russe de l’empereur Nicolas II jouèrent un rôle essentiel. Jusqu’à preuve du contraire le Russie de Poutine n’est pas bolchevique, enfin pas plus que la France, et, pour autant que je sache, et jusqu’à preuve du contraire, les libertés n’y sont pas plus en danger que dans l’Europe de Van der Leyen et de Macron. Se méfier des raccourcis simplistes en histoire, car, après les prestations napoléoniennes, la réputation des français devrait être entachée définitivement !
On n’a pas l’impression de voir en illustration la déesse de l’amour.
Si la déesse de la guerre se mettait en contact avec le dieu de l’amour, le monde serait meilleur ? On paye des dégâts du différend entre la déesse de l’amour et le dieu de l’amour ?
Mr Arbaretier est très susceptible. Il faudrait supprimer du vocabulaire tous les mots qu’on pu utiliser les nazis et le monde serait meilleur ?
Charlemagne et Freyja existaient bien avant le régime hitlérien et croire vouloir ressuscité ce régime en employant ces mots est bien puéril. Il n’y a aucune raison de laisser Charlemagne ou Wagner ou aucune déesse au nazisme.
« Qui a mis à bas notre nucléaire ? », demande Tisserand.
La réponse est simple : nos dirigeants politiques.
Avant d’accuser l’Allemagne de tous les mots, commençons par faire le procès des responsables élus par les Français.
Lorsque l’on perd une partie d’échecs, on peut espérer progresser en analysant des erreurs, pas en accusant l’adversaire d’avoir été plus efficace.
La France ne serait pas dans cet état sans les détournements d’argent public dont les communistes se sont rendus coupables depuis 1945, avec la complicité des « modérés ». Les résultats pour notre économie ont été catastrophiques. Sans parler de la prise de contrôle de l’université, des média ou de la magistrature par l’extrême gauche depuis 1968. Ce dont les Allemands ne sont pas responsables. Mais bien les Français qui ont « laissé faire », avant de se retrouver dans un pays désindustrialisé, dénucléarisé, avec une chute abyssale de la démocraphie amplifiée par la promotion de l’avortement et du mariage pour tous, les attaques contre la famille et la généralisation des délires woke. Tout cela est bien de notre responsabilité collective, puisque nous avons élu depuis 1981 des politiques dont la seule compétence z été de « faire barrage à l’extrême droite ». Les Allemands ont une petite excuse : leur pays a été rasé jusqu’à la cave, divisé entre deux zones occupées par les Bolchéviques et les Américains, qui se sont employés les uns et les autres a leur démontrer qu’ils étaient collectivement des enfants de criminels et qu’ils devaient renoncer à leur identité et leur culture. Les Français, eux, ont eu la chance de faire partie des vainqueurs. Qu’ont ils fait de leur victoire en 80 ans ? Ne cherchons pas notre salut à Washington ou à Moscou, mais en nos propres forces. Ne cherchons pas l’origine de nos erreurs à Munich ou Berlin, mais en nous même, afin d’avoir quelques chances de nous relever. Enfin, prenons un engagement moral : celui de ne faire de reproches aux autres peuples européens que lorsque nous nous serons montrés capables de donner l’exemple. Cela me semble d’une élémentaire pudeur. Et de grâce, finissons-en avec le recours systématique au point Godwin. C’est aussi lassant et pitoyable. Un peu de dignité intellectuelle, que diable !
Bravo!!!
Et les Allemands ont profité de cette naïveté pour affiner leur conquête permanente de l Europe grâce aux outils économiques ( marché commun) et financiers (euro) . Et cette stratégie est payante car la France continue de se faire piller sans réagir comme la grenouille dans le chaudron.
De mon point de vue, je note du mieux dans votre commentaire. Entièrement d’accord avec la responsabilité française qui accepte tout de l’Allemagne dans la mesure où cette dernière laisse la France s’endetter (en même temps qu’elle s’affaiblit dangereusement) pour plaire son opinion. Et surtout, du mieux de voir que vous ne faites plus référence à la propagande de Moscou. Deux choses là-dessus qui sont incontestables selon moi : 1) la vraie propagande vient de l’UE et se fait contre l’intérêt des peuples européens. 2) La Russie n’est pas notre ennemi ; elle aurait pu être notre partenaire, celui qui permet de s’affranchir économiquement et militairement de la mainmise des USA. Quant à l’envie des français de se retrousser les manches pour leur indépendance et leur prospérité, je n’y crois plus du tout. J’ai vu l’attitude devant le covid…Je n’ai vu qu’une obéissance déconcertante et un conformisme digne d’une population d’asservis volontaires.
Il ne manque que deux chapitres au terrible constat que vous faites :
1/celui de l’immigration massive massivement islamique que les politiques élus par les Français ont installée. Là aussi on a laissé faire.
2/Celui des des conséquences désastreuses de la politique algérienne de la France non seulement dans les méthodes et conditions d’accès à l’indépendance de ce Pays, mais plus encore peut être dans la poursuite de relations complètement déséquilibrées depuis près de 65 ans.