L’actualité migratoire évoque le mythe ancien (13e s.) et universel du pays de Cocagne, lieu fantasmé de profusion et d’abondance accessibles sans effort, terre imaginaire de bombances perpétuelles où l’on prône le jeu et la paresse, où le travail est proscrit.

Il résiste au temps, dans l’esprit des migrants de tous horizons. Car en France, ce mythe est devenu une réalité – combien de temps, encore ? – une idéologie suicidaire incarnée par des citoyens de souche mal dans leur peau et leur culture, dépressifs déracinés qui refusent d’assumer leur histoire et leur identité.

Ils sont relayés et instrumentalisés par des politiciens opportunistes qui se disputent un pseudo-progressisme importé, Macron et Mélenchon, deux maîtres baratineurs prêts à toutes les trahisons envers leur pays, à qui ils doivent tout, pour exister et se constituer un électorat manipulable.

On a tous en tête et dans le cœur son pays d’attache, où l’herbe paraît plus verte qu’ailleurs. Or, pour de nombreux Français de souche, de culture et de cœur, le leur restait, jusqu’à maintenant encore… la France, où il faisait malgré tout bon et bien vivre.

Pourtant, cet attachement filial est bafoué par l’afflux croissant, non régulé ni filtré, d’immigrants qui n’ont pas l’intention de s’intégrer. Cette vague migratoire n’est pas spontanée mais organisée ; ni vitale, mais intéressée ; ni inéluctable, mais encouragée – au départ et, plus encore, à l’arrivée.

Elle n’est pas souhaitable pour la population d’accueil forcé déjà précarisée, ni pour ces déracinés qui ne fuient aucun danger mais le manque de perspectives de développement dans leurs pays d’origine. Ceux-ci sont gangrenés par la mauvaise gouvernance endémique, en particulier en Afrique où vit l’auteur de ces lignes exaspérées par les mensonges politico-médiatiques permanents.

Les dirigeants de ces pays prétendument « en voie d’émergence » maintiennent leurs populations dans le sous-développement par l’ignorance, la mauvaise santé et la précarité. Prédateurs de leurs propres populations, on les voit parader dans de creux et coûteux sommets internationaux de l’inutilité dont Macron est si friand, fidèles clients d’une formule prospère de tourisme VIP, occasion répétée de communication institutionnelle et de généreux per diem pour leurs délégations pléthoriques.

C’est ainsi que ce club de dirigeants gère en bonne et opaque intelligence les vases communicants de leurs populations. D’un côté, les dirigeants africains évacuent, par la désespérance, leurs trop-pleins de populations pauvres et revendicatives vers les pays de cocagne européens. De leur côté, Macron et ses complices multiculturalistes européens ouvrent les vannes d’une indifférenciée, conformément au Pacte mondial sur les migrations signé à Marrakech, en décembre 2018, au nom de la France, sans consultation nationale et dans l’indifférence générale.

Ce pacte félon engage la France dans un vaste plan mondial de l’ONU qui vise ouvertement à « couvrir toutes les dimensions de la migration internationale » de remplacement des populations et des cultures endogènes, jugées stériles.

Or, ces populations déracinées se trompent en voyant en la France un pays de cocagne, qui n’est que ce que l’on en fait. En ne faisant que transporter, reproduire et amplifier des modes de vie improductifs et insalubres sans rien apprendre ni adopter la culture française aux profondes racines chrétiennes, elles ne font que creuser leurs propres tombes.

Ainsi, le meilleur service qu’on puisse rendre aux immigrants est de les aider… à rester ou rentrer chez eux pour qu’ils participent au développement de leurs pays. En forçant leurs dirigeants cupides et égoïstes à prendre en compte le sort des leurs compatriotes. En contribuant à éveiller une conscience citoyenne exigeante chez ces populations abandonnées à leur mauvais sort.

Sinon, à ce rythme de délitement de la cohésion française privée de politique familiale de natalité nationale, de pays de Cocagne la France deviendra vite le désert des Tartares, en référence au roman de Dino Buzzati imaginé en 1940, année de la débâcle par résignation pour la France. Une forteresse isolée et désolée, étouffée et confinée, stérile et remplacée.

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