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Coronavirus - Editoriaux - Santé - 16 mars 2020

Fabriquer ses propres masques, c’est possible !

La nécessité d’équiper la totalité de sa population a, rapidement, posé des problèmes d’approvisionnement à Hong Kong. Pour y faire face, l’hôpital universitaire de Hong Kong- Shenzhen, en collaboration avec le centre de recherche Hong Kong Science Park, a élaboré une méthode permettant de fabriquer, chez soi, la précieuse barrière… en attendant mieux.

Tout d’abord, pourquoi porter un ? Parce que si cette mesure était inutile, elle ne serait pas imposée actuellement à tout le personnel de santé et aux malades identifiés, tandis que les médecins de ville ne se plaindraient pas des ruptures de stock qui les empêchent de s’équiper. Voyons la réalité en face : alors que les populations d’Asie du Sud-Est se sont entièrement masquées pour réduire la contagion, l’État ne peut pas le recommander en France parce qu’il n’y a pas de stocks, tout simplement.

Porter un masque réduit les projections que l’on émet en parlant, toussant ou éternuant. En France, où nous sommes peu habitués à le porter, il a également un effet psychologique : masqué, on se touche beaucoup moins le visage et l’on se rappelle, à chaque instant, d’éviter les contacts. Quant à ceux qui nous entourent, ils prennent leurs distances pour ne pas être contaminés… ce qui est exactement le but recherché !

Le masque d’appoint proposé par l’hôpital de Hong Kong-Shenzhen n’atteint pas l’efficacité d’un masque chirurgical, néanmoins, il offre une protection à 80-90 % équivalente contre les projections sous forme de gouttelettes et d’aérosols.

Comment le fabriquer ? La méthode originale nécessite du papier de soie, du papier absorbant type Sopalin, des élastiques, du scotch, du fil de fer plastifié, une perforatrice et des ciseaux. Un tutoriel vidéo réalisé par le China Morning Post est disponible sous le lien suivant.

Le masque ainsi réalisé est confortable et tient plusieurs heures. Il ne demande que quelques minutes de fabrication, sans difficulté. Lorsqu’on a fini de l’utiliser, il suffit de le prendre par les élastiques pour le jeter à la poubelle sans toucher le papier. Comme un masque chirurgical, il est à usage unique : il faut donc en prévoir un ou plusieurs par jour, selon l’usage qu’on en fait.

Concernant les matériaux, il n’est plus possible de se procurer du papier de soie en papeterie, du fait de la fermeture des magasins, mais on peut en commander facilement sur Internet, en petites et grandes quantités. À titre indicatif, un rouleau de 5 m x 50 cm permet de réaliser 80 masques.

Le fil de fer plastifié peut, également, être commandé sur Internet, notamment auprès des enseignes de bricolage. Une bobine de 50 m suffit à réaliser plus de 500 masques.

Protégeons-nous les uns les autres, et bon courage à tous !

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