Euthanasie : Noelia, le tragique visage du réel face à l’idéologie
Depuis quelques heures, les réseaux sociaux diffusent la dernière interview de cette jeune femme, le regard hagard, triste à mourir. C’est celui de Noelia Castillo, jeune Barcelonaise de 25 ans dont l’euthanasie, autorisée en Espagne, est prévue ce jeudi 26 mars à 18 heures. Libération avait raconté son histoire l’an dernier, la résumant au combat d’« un père fondamentaliste [qui] essaie d’empêcher sa fille paraplégique de mourir ».
« Je n’en peux plus de cette famille, de la douleur, de tout ce qui me tourmente, de tout ce que j’ai enduré. Je n’ai envie de rien, ni de sortir, ni de manger. J’ai beaucoup de mal à dormir et je souffre de douleurs physiques quotidiennes », déclare la jeune femme, dans un dernier entretien donné à l’issue d’un combat juridique de deux ans contre son père pour pouvoir mettre fin à ses jours. Une décision qui a reçu l’approbation de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
Placée par les services sociaux depuis l’âge de 13 ans, Noelia a subi un viol collectif (certains évoquent l'implication de mineurs non accompagnés). Elle s’est automutilée et a tenté de se suicider en sautant du cinquième étage d’un immeuble. Elle a survécu mais s’est retrouvée lourdement handicapée. Alors que son père bataille pour empêcher l’euthanasie de sa fille, la juge a reconnu que « Noelia conserve sa capacité de prendre toutes sortes de décisions, y compris celle de recourir à l'euthanasie ».
Indignation internationale
Cette affaire émeut le monde entier. Santiago Abascal, le président de Vox, écrit, sur son compte X : « L'Espagne de Sánchez est un film d'horreur. » Pour Nayib Bukele, le président du Salvador, « le monde doit se débarrasser de toute urgence de ces organisations, qui ne sont rien de plus que des cabinets d'avocats de criminels, qui préfèrent littéralement tuer leurs victimes plutôt que de les protéger ». En Allemagne, Marie-Thérèse Kaiser, politicienne de l’AfD, fustige : « Sa vie n'est pas seulement la faute de ses violeurs, mais aussi celle des politiciens qui qualifient d'"ouverture" et de "diversité" l'immigration incontrôlée et les guerres culturelles quotidiennes qui agitent les rues d'Europe. » Aux Pays-Bas, la militante Eva Vlaardingerbroek s'en prend aux dirigeants qui « vous mettent d'abord en danger, puis, quand vous avez besoin d'aide et que cela leur coûte trop cher, vous abandonnent à votre sort ». Mêmes réactions, en France, avec Marguerite Stern : « L’État 🇪🇸 échoue à protéger son peuple, et si les traumatismes sont trop graves, il y remédiera en donnant la mort. » Ou l’avocat Erwan Le Morhedec :
En direct, l'arrivée de la mère de Noelia pr dire adieu à sa fille, victime d'un viol collectif ds un centre de détention pr mineurs, paraplégique après 1 tentative de suicide, que l'Etat va euthanasier... parce qu'il a bon fond. Ca vs va comment, cette p... de société de m... ? https://t.co/OWa1pSJM7H
— Erwan Le Morhedec (@koztoujours) March 26, 2026
Des psychologues réagissent et proposent leurs services : « Je serai joignable par téléphone toute la nuit et toute la journée de demain. Si vous avez besoin de mon aide professionnelle et désintéressée, je suis là. À tout moment. » D'autres font cet aveu d'échec : « En tant que société, nous échouons et nous ne soutenons pas les gens. » Le pianiste James Rhodes se dit prêt à prendre en charge les frais médicaux et psychologiques de Noelia si elle revient sur sa décision.
Réel contre idéologie
Parmi les innombrables réactions, certains prennent conscience de ce qui se joue. Begoña Villacís, avocate et vice-maire de Madrid, reconnaît : « J’ai toujours défendu l’euthanasie sur le plan politique, mais je dois admettre que cette affaire m’a beaucoup changée. Je ne la vois plus de la même façon. »
‼️Begoña Villacís, sobre la eutanasia de Noelia:
"Yo siempre he defendido la eutanasia políticamente, pero tengo que reconocer que este caso me ha cambiado mucho. No lo veo igual ahora mismo". pic.twitter.com/Dx0IoBHmW6— Abogados Cristianosﻦ (@AbogadosCrist) March 25, 2026
Aujourd'hui, combien de personnes défendent encore l’euthanasie par indifférence, relativisme ou idéologie ? Quand celle-ci devient réelle, qu'elle porte un nom et une histoire, celle d’une jeune femme au visage angélique et marqué, alors on prend la pleine mesure du danger. D’une loi qui abandonne ses enfants à la mort et échoue à les protéger.
Nos llega este precioso dibujo de Noelia ♥️ Las oraciones por ella y su familia son más necesarias que nunca. pic.twitter.com/MzuUSlAh1q
— Abogados Cristianosﻦ (@AbogadosCrist) March 26, 2026
« Aujourd'hui, sa demande d'aide médicale à mourir est présentée comme un acte de liberté, alors qu'en réalité, elle exprime le désespoir d'une personne qui n'a jamais été accueillie ni traitée comme elle le méritait, détaille Elena Postigo, docteur en philosophie. Noelia n'a pas besoin que l'État lui offre la mort ; elle a besoin de quelqu'un pour lui redonner un sens à sa vie, de l'aide et la possibilité de guérir. »
Cette tragédie rendue possible en Espagne préfigure ce qu’Emmanuel Macron, Yaël Braun-Pivet et Olivier Falorni aimeraient accélérer, chez nous : le droit de mettre fin à ses jours, sans respecter ni l’objection de conscience des médecins, ni la volonté de la famille. Tandis que nous nous apprêtons à répondre à une vraie souffrance par une fausse solution, puisse cette émotion internationale autour de Noelia, victime de nos renoncements et nos lâchetés, faire prendre conscience de l’échec collectif de notre société.
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195 commentaires
Débat légitime.Passionné,forcément rempli de fléchettes rhétoriques pleines de fiel,mais absolument nécessaire.
Que dire de plus,sinon se rendre compte que,pendant que des personnes gravement malades se battent pour rester en vie avec le soutien dévoué d’un personnel médical qui fait honneur à sa profession ,des apprentis sorciers font de la propagande sordide pour la mort »aidée »(si ce n’est pas un crime,ça y ressemble beaucoup)au point de vouloir le graver sur le marbre de la constitution.
Les soins palliatifs doivent-ils être jeté aux oubliettes?
L’histoire a eu le mérite de nous apprendre que lorsqu’on ouvre cette boîte de Pandore,nul ne sait comment elle évoluera et de quelle façon elle se terminera.
Inutile de rappeler une chronologie récente qui devrait nous faire réfléchir.
Vous voulez aussi interdire le suicide ? Comme l’Eglise ?
Vous voulez l’encourager?Comme les inconscients?
Jose Bobo
La réalité je la vois si bien que ce n est pas à moi de décider du sors d autrui. Pour cette jeune femme les violeurs s en ont chargés car on ne parle que de l euthanasie mais pas de ce qu elle a subit qui l on amenée à cette extrémité. L église catholique a plus d empathie pour ses personnes qui se suicide que vous le pensez.
Après ce qu’elle a subi je comprends que Noelia veuille en finir. Ce n’est surtout pas à nous de juger. Qui supporterait de vivre Après de telles horreur?. J’espère vraiment que le Paradis lui sera ouvert.
Mais l’euthanasie devrait servir à éliminer ses bourreaux, des monstres qui n’ont rien à faire sur terre. C’est le monde à l’envers, un monde devenu abominable.
Révoltant ! À quel moment ceux qui dirigent vont-ils défendre leurs peuples ?
L’histoire de cette jeune femme est atroce, et j’ignore si ses souffrances physiques peuvent être soulagées, et si elle a reçu toute l’aide médicale ou autre pour surmonter sa douleur psychique, je ne peux donc absolument pas donner un avis. Mais au sujet de la loi qui doit être votée en France, j’en ai un. Je ne suis pas opposée à l’euthanasie par principe, j’espère que si un jour j’en viens à souhaiter mourir je pourrai en décider librement et trouver de l’aide. Mais je trouve que l’abrogation de la clause de conscience, ainsi que la mise en place d’un délit d’entrave sont purement scandaleux et intolérables. J’ai deux amis proches, dont un soignant, qui ont aidé un parent ( un père, pour l’un, un mari pour l’autre ). Les souffrances de ces deux parents en phase terminale de cancer étaient épouvantables. Je n’ai reçu les confidences de mes amis que bien des années plus tard : aucun des deux ne s’en est remis. Même fait par amour et compassion, c’est un acte lourd à porter. Il est inconcevable de l’imposer, qui plus est à des soignants.
Les adeptes de l’euthanasie sont comme ceux qui ne veulent pas savoir pour les abattoirs : « que d’autres le fassent, mais surtout pas nous ! » Leur totale absence de courage d’assumer ce qu’ils prônent, la pire lâcheté leur fait exiger que d’autres le fassent : les médecins dont ça n’a jamais été le travail « doivent le faire ! » Qu’ils aillent louer des tueurs avec leurs sous, des mercenaires, qui feront ça vite et bien. Mais surtout, que ceux qui veulent l’euthanasie – ou le tralala assisté, qu’ils appellent ça comme ils le souhaitent, pour faire plus « soft » – en endossent la responsabilité.
Mais qui dit que ces « fameux adeptes » solliciteront l’euthanasie lorsque leur heure arrivera ?
Petite précision : certaines personnalités qui sont pour, vu leur âge, et leurs problèmes de santé, s’accrochent tout de même à la vie ……
Dans la série faisons du neuf avec le vieux, pourquoi ne pas exhumer le métier de bourreau. Cette annonce me fait l’effet d’une condamnation a mort prononcée par un jury. Quid de ses boureaux ? Ont ils été reconnus irresponsables et soumis a obligation de de soins ?
C’est exactement le contraire, ce sont ceux qui lutte contre l’euthanasie qui se comportent comme des autruches qui refusent de voir la véritable horreur que peut parfois devenir la vie humaine ! Ne renversez pas les rôles et les fautes!
Jose Bobo, vous direz à certains médecins qu ils sont des autruches.
Que les bons apôtres qui veulent le droit de tuer aillent tuer eux-mêmes. L’hypocrisie la plus horrible essaie de faire croire que le corps médical doit le faire ; c’et bien pratique, hein, de vouloir la mort, mais à condition que les autres endossent la responsabilité. N’importe quel voyou peut tuer, alors qu’ils le fassent eux-mêmes et vivent avec ça le restant de leur vie. Peut-être verront-ils que le poids moral de tuer n’est pas si léger. Ne convoquez pas le corps médical pour vos basses besognes.
@Mmh : tout à fait d’accord avec vous , on se décharge sur le corps médical
Mmh : tout à fait d’accord accord avec vous. Je rajouterais que les » autruches » n ont pas envie de faire ce sale boulot.
C’était plus confortable pour le gouvernement espagnol qu’elle se suicide par l’euthanasie que de l’aider dans tout le chemin de malheur qu’elle a traversé. Qu’elle repose en paix loin de ce monde pourri.
Certains médecins sont d’accord pour soulager les souffrances de leurs patients en fin de vie qui le leur demandent, vous voudriez leur interdire de le faire ?
Ils ne le fond pas en leur donnant une substance.
Ah tiens, ce serait presque amusant : si, comme vous dites, des médecins sont d’accord, alors là tout va très bien pour vous. Mais si d’autres le refusent, on va en faire un délit, leur interdire leur clause de conscience. Belle liberté, bien foulée aux pieds.
Désolé mais au lieu de se suicider il faut mettre en scène; « voyez comme je souffre » ne définit-il pas le comportement hystérique ? Ca se soigne pourtant, comme la dépression. C’est l’abolition du traitement qui jette l’opprobre sur notre société : la mort comme solution de facilité. Cette pauvre fille sert de porte-étendard, et c’est répugnant.
Dépression ? Des souffrances terribles, comme pouvez vous écrire une chose pareille ?
Avez-vous un autre diagnostic à proposer, qui ne soit pas subjectif ?
Il y a plusieurs débats. Mais il y a tout d’abord les souffrances d’une jeune femme. Ceux qui souffrent envisage fréquemment de mettre un terme à leurs vies qui sont devenus des calvaires. Alors ayons la dignité de ne pas juger ces personnes qui désirent quitter cet enfer.
Il n’est pas question de juger cette femme. Il s’agit de juger une société qui, au lieu de soulager, autorise la mort en guise de solution. Et qui prétend « l’assister ». C’est si facile.
Quand les souffrances de tous ordres deviennent insupportables, la personne qui subit cela n’a qu’un recours, en finir une fois pour toutes.
Cette permissivité laissant imaginer que la mort est une option,comme s’il s’agissait d’une forme d’échappatoire permettant de ne plus faire face au réel démontre la superficialité d’un monde qui a réussi à imposer l’absurde comme une solution miraculeuse.
On pleure la disparition volontaire d’une jeune femme à la fleur de l’âge pendant que ses bourreaux se congratulent.
Parallèlement,de nombreux Docteurs vont se découvrir une vocation que je préfère ne pas évoquer.Telle est la loi!
Ce monde me dégoûte.Comment peut-on observer tranquillement cette mutation civilisationnelle dont le sens humanitaire est rejeté comme un déchet?
En bonne santé ou pas mauvaise sans aucun doute, idem pour ceux autour de vous. Pourvu que cela dure.
Cela ne constitue ni une réponse ni une question!
D’ailleurs,ça ne veut rien dire du tout!!
C’est curieux! Vous êtes farouchement contre l’euthanasie volontaire de cette malheureuse malgré ses souffrances physiques et mentales, mais les assassinats, parfois avec tortures, ça vous laisse froid. Aucune mobilisation.
Vous vous rendez compte que ce type d’euthanasie n’est ni plus ni moins qu’un meurtre légal?
Même si l’excuse horrible du volontariat ne peut effacer sa propre souffrance sans en créer d’autres au sein de sa famille,car le chagrin sera présent à jamais chez eux.
La terrible détresse subie par cette malheureuse ne doit pas servir d’exemple caractéristique au nom de je ne sais quelle liberté de choisir sa mort.Oui!Je le répète,ce monde est abject!!
Je n’ai pas le sentiment que sa « famille » lui ait été d’un grand secours.
Mettez vous un peu à sa place: clouée à vie dans un fauteuil roulant, sans espoir de guérison, des souffrances permanentes, aucun but dans la vie……
Ah, ça vous arrangerait bien qu’elle se tue elle même, n’est-ce pas, vous auriez la conscience tranquille!
« Les tortures nous laissent froids » : ceci est de la pure conjecture de votre part. en fait, vous faites les questions et les réponses, c’est plus pratique. Quant à l’euthanasie volontaire, kézaco ? Elle est paraplégique et peut donc se suicider. Ah, mais il faut qu’on l’aide ! A quoi ! A endosser sa responsabilité ? Voulez-vous nous expliquer ?
Ayez la décence de ne pas juger. Tu ne jugeras pas etc.
C’est le mystère de la vie et son sens qui sont posés.
Je suis croyant pas dans les dieux cruels crées parles religions. Nous sommes de passage faisons en sorte que la vie reste un cadeau, ce qui est loin d’être le cas pour quelques uns.
J’ignore son degré de souffrance physique et tout ce qui lui reste est sa liberté.
Que Tara aussi soignante en soins palliatifs, version conte de fées, que moi danseur étoile international, ne me réponde pas, et commence par lire le texte de loi français accessible à tout sur Internet sur lequel elle raconte absolument n’importe quoi, comme elle invente n’importe quoi pour masquer la réalité terrible des unités de soins palliatifs.
Les fondamentalistes catholiques n’ont pas à dicter leur loi aux autres, pas plus que les fondamentalistes islamistes.
Ce que vous voyez comme des fondamentalistes(bel élément de langage pour se débarrasser d’un contradicteur)aiment leur prochain au point de vouloir substituer la mort par la vie,le chagrin par l’écoute, la passion ,la gentillesse.
Je ne suis même pas chrétien,mais je me reconnais en tant que simple être humain avec ma seule empathie comme arme de secours.
NON!Il ne s’agit pas de donner des leçons,je constate d’ailleurs à travers vos propos que c’est plutôt vous qui aurait tendance à lancer des admonestations et dicter vos sermons soi-disant progressistes alors que dans les faits cette manière de concevoir la société ressemble davantage à une terrible régression!
Je ne dicte à personne quoi que ce soit. C’est le principe de la liberté de choix qu’actuellement notre société française refuse à ceux qui souffrent.
(…) »Que ce serait plutôt vous qui auriez tendance..! »
Faute de grammaire pardonnable étant donné mon emportement.
le Suicide comme cela s’est fait depuis l’aube de l’humanité mais f. nous la paix : catholiques, fondamentalistes ou pas, ou adeptes de la religion de l’oignon ou du spaghetti volant, ne nous convoquez pas pour endosser vos responsabilités : allez aider vous-même à tuer, et portez ça toute votre vie. Vous verrez comme c’est facile. VOUS-MÊME ! Et débrouillez-vous avec vous-même.
Tout ce qui a été infligé à la France ces 50 dernières années, devra être abolit et réparé, tout sans exception.
Oui, en fait.
Où est passé notre humanité?
La société après avoir failli à protéger l’un de ses membre, et ainsi avoir détruit une vie, au lieu d’aider la personne en détresse, il ne lui est proposé que la mort.
C’est horrible, cette société ne veux que se débarrasser de ce membre encombrant parce que faible, malade, qui ne peux plus produire de plus value, mais seulement engendrer des dépenses.
L’humanité basique implique que c’est à ceux qui souffrent de façon insoutenable de décider pour eux mêmes, non à ceux qui ne souffrent pas mais sont tranquillement assis dans leur fauteuil en train de donner des leçons.
La société après avoir failli à protéger l’un de ses membre, et ainsi avoir détruit une vie, au lieu d’aider la personne en détresse, il ne lui est proposé que la mort.
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Et vous, vous lui proposez quoi? Des pneus neufs pour son fauteuil roulant et de l’ibuprofène, du naproxène ou de l’aspirine contre la douleur?
Professeur Hawkins a passé sa vie dans un fauteuil roulant et c’est vous qui lui auriez proposé la mort ? Cette jeune fille est paraplégique, et il y en a des millions de par le monde. Elle demande la mort en dépit d’innombrables messages de soutien. Votre théorie en faveur de l’euthanasie est maléfique, parce quelle est vide, astralement vide de sens.
En réponse à `MmmH, je suis d’accord avec lui. En effet, nous avons entendu des témoignages d’handicapés sur « Face à l’info » chez C. Kelly, il suffit aussi de regarder, d’observer tous ces sportifs handicapés, ayant donné un sens à leur vie, soutenu par leurs familles, et qui sont heureux de vivre , l’exemple de Philippe Croizon est une belle leçon d’humanité.
Cette triste période que nous traversons me fait penser à une certaine époque et à un certain pays dirigé par un certain « führer » , qui, au début de son règne, euthanasiait des handicapés.
Essayez de vous mettre à la place de Noelia.
Accepteriez-vous sans broncher cette vie de souffrances ?
Comprendre la terrible souffrance de cette pauvre fille est une chose.
On ne peut pas se mettre à sa place.Mais vous pensez qu’elle est la seule à avoir subi de telles horreurs?Est-il également vraiment indispensable d’évoquer cette terrible affaire sous fond d’euthanasie,d’aide à mourir et tous ces mots pour éclipser des maux?
Des solutions morbides pour des problèmes que l’écoute et l’empathie pourraient résoudre à force de patience,d’écoute et d’amour…
Je sais que c’est parfois difficile,éprouvant pour les uns comme pour les autres.Et alors?
La solution miracle n’existe peut-être pas mais accepter de voir une jeune femme quitter la vie sous ce prétexte ne donnera jamais une épilogue satisfaisante à une telle détresse morale.
Mais pire encore et il me paraît indispensable d’y réfléchir…La jeunesse est malléable et quoi qu’on en dise,le manque d’expérience et de vécu qui tannent le cuir et durcissent la personnalité ne sont pas toujours ancrés en elle…Vous faut-il encore des exemples similaires provoqués par mimétisme du désespoir au point de créer des émules???!!!!
On comprends qu elle n avait pas envie d accepter sans broncher. Mais lui a t on offert toutes les aides matériels et psychologiques avant qu elle prenne cette décision. D après l article, J ai l impression que c était trop tard. Je ne critique pas choix car c était le sien mais la société a t elle tenté de faire quelque chose afin que sa vie puisse prendre un autre sens. C est ça qui est important et qui devrait servir de leçon pour les prochains car il y en aura d’autres.
Le camp des personnes qui confondent l’étal de leur superette avec une personne vivante ; vous savez ceux qui parlent de légumes quand il voie une personne malade et souffrante (Ce sont surtout les personnes qui ne sont pas concernées.) Au lieu d’aider, accompagner, de soulager cette jeune femme ; la seule issue qu’on lui offre c’est de l’euthanasier. Ce que je trouve terrifiant, c’est que l’on tape sur le papa qui ne veut pas perdre sa fille. Et bien sûr, le journal Libération qualifie le père de « fondamentaliste » pour le discréditer, lui interdisant, de facto, d’aimer sa fille au point de ne pas lui donner la mort.
Avez vous déjà vu quelqu’un prendre de la morphine (ou similaire) jour après jour pour apaiser d’affreuses souffrances : nausées permanentes parfois vomissements, constipation ou diarrhées, parfois insomnies et cauchemars accompagné de somnolence permanente, difficultés respiratoires et cardiaques. Parfois les organes lâchent un après l’autre entrainant d’autres souffrances et mise en coma artificiel.
On ne conduit plus, on ne travaille plus, on ne sort plus, parfois on ne se lève même plus et on ne peut même plus lire ou regarder la TV, juste supplier un proche d’aider à en finir.
Ah la belle vie !
+++++ Reney
« le droit de mettre fin à ses jours »…Tout est dit, Iris!
Pour les uns (dont je suis), c’est un droit imprescriptible
Pour les autres, son usage constitue une « anomalie » qu’il convient de corriger (Comme toute déviance à la normes de toutes les bien pensances et conformismes…)
Alors usez de votre droit imprescriptible dans votre coin et n’obligez pas les autres à vous assassiner, ce qui va être le cas de cette malheureuse.
Si un jour, ce que je ne vous souhaite pas, vous souffrez comme elle, ou voyez un de vos proches dans le même état, vous souviendrez vous de ce vous écriviez ici ?
On oblige personne à quoi que ce soit ! Mais vous ne pourrez rien contre le droit
de chacun de disposer de SA vie ! Et ici, le mot « assassiner » est un abus de langage !
Tout a fait d’accord avec vous ! Paraplégique n’empêche pas d’avaler deux boîtes d’aspirine…! Hier j’en parais avec mon médecin qui me disait moi je ne peux pas abattre un arbre qui menace mon toit parceque c’est un etre vivant..si on veut m’obliger a tuer,je prendrai ma retraite.. .
Nous avons plus de compassion pour un chien qui souffre que pour une jeune femme en souffrance.
Mon vieux golden dont je n’avais pas compris la souffrance a disparu une nuit de mon jardin.je ne l’ai jamais retrouvé.. le veto ‘a dit souvent kes vieux chiens de genre race s’en vont mourrir dans un coin pour ne pas « gêner » son maître…