[Européennes] LFI se mobilise contre les « golfeurs », les « riches »… et Nathalie Saint-Cricq

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On ne peut pas dire qu’ils n’auront pas tout essayé pour mobiliser leur électorat. La France insoumise, qui s’est spécialisée ces derniers mois dans le buzz au détriment du fond (et, à la lecture du programme de LFI, on comprend ça très bien), vient de récidiver avec sa campagne d’affichage en vue des élections européennes. Avec le slogan « On s’inscrit, on vote insoumis » (ce goût des gauchistes pour les rimes pauvres, probablement un héritage des manifs), ce sont plusieurs affiches qui ont fait leur apparition, ces derniers jours. Alors, évidemment, on commence par les classiques : « Les racistes votent. Et vous ? » On ne sait pas trop où ils sont, ces racistes… mais bon, il faut des épouvantails corsés pour défibriller les punks à chien, les féministes radicales et les islamistes illettrés du corps électoral insoumis.

Mais, pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, LFI s’en prend aux riches. « Les riches votent. Et vous ? » Bon, là aussi, ce sont des fondamentaux, sachant que la « richesse » commence autour de 3.500 euros pour un célibataire - à qui l’État prendra près de la moitié de ce qu’il gagne… Allons plus loin : « Les golfeurs votent. Et vous ? » Pourquoi les golfeurs et pas les tennismen, les joueurs de polo, les spécialistes du concours complet ou même les pilotes de petits avions ? C’est que le golf est un « sport de riches » dans l’imaginaire un tout petit peu étriqué de LFI. OK.

Plus loin dans la consternation, c’est possible ? C’est possible. Il n’y a qu’à balancer des noms de journalistes. On aime bien ça, à gauche, les listes de noms. Ca va avec les dénonciations, les procès moscovites (comme celui de CNews, tout récemment à l’Assemblée nationale), les journées de la Terreur qui faisaient fonctionner le « rasoir républicain ». C’est dans leur ADN. On ne sera pas surpris de trouver Pascal Praud sur une affiche. D’ailleurs, personne ne l’a défendu. On sera un peu plus surpris d’y trouver Nathalie Saint-Cricq, salariée du service public, femme de Patrice Duhamel, belle-sœur d’Alain Duhamel, mère de Benjamin Duhamel, tante d’Amélie Oudéa-Castéra et héritière d’un grand groupe de presse du centre de la France. C’est pourtant une femme qui a toujours soigneusement marché dans les clous, qui n’a jamais pris position contre autre chose que le Rassemblement national, jamais posé une question dérangeante à un mandarin de la gauche morale.

On comprend évidemment ce que LFI reproche à cette représentante caricaturale de la bourgeoisie médiatique : son réseau familial, justement, et sa soumission au pouvoir en place. La levée de boucliers de France Télévisions a été immédiate : on peut taper sur CNews, mais la solidarité journalistique, entre amis du service public, n’est pas un vain mot. Il y a, en somme, deux leçons à tirer de cette campagne stupide et honteuse. D’abord, la caste journalistique n’est pas près de faire un quelconque aggiornamento. Ces gens ne se demandent pas pourquoi on les déteste. C’est de la faute des autres. Et puis, bien sûr, la vieille, l’indécrottable gauche est comme un serpent : elle peut changer de peau tant qu’elle veut, elle ne pourra jamais s’empêcher de ramper.

Arnaud Florac
Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

47 commentaires

  1. Ravie que Benjamin Duhamel , journaliste prétentieux et de parti pris, découvre de quoi sont capables ses « amis »

  2. Depuis 1789 la canaille occupe la France , les descendants de ces gens occupent l’école et la société d’aujourd’hui .
    La canaille dehors .

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