C’est la une du Parisien, ce mercredi matin : «  des – Ce que disent les chiffres. »

En chapô : « Selon une étude du ministère de l’Intérieur, les personnes venues de l’étranger représentent près de la moitié des mis en cause dans les faits de vols avec violence. Les transports en commun sont particulièrement touchés. »

Il arrive un moment où il faut bien ouvrir les yeux. Certes, ce ne sont pas les petits marquis du gouvernement qui sont « au contact », comme on dit. Ces gens-là ne se frottent pas au commun dans les transports du même nom, alors ils peuvent nier les évidences, mais la réalité est là et a bien été obligé d’en convenir. Ainsi, le 26 octobre, suite à l’affaire Lola, il déclarait sur France2 : « On ne peut pas ne pas voir que la moitié au moins des délinquants, des faits de qu’on observe [à Paris], viennent de personnes qui sont des étrangers, soit en situation irrégulière, soit en attente de titre. »

Avant d’entrer dans le gras, Le Parisien prend ses précautions : « Le sujet est délicat, tant il peut être caricaturé et instrumentalisé à des fins politiques. » L’esstrêmedrrrouate en embuscade… Sauf qu’avec des chiffres pareils, on n’a pas besoin de caricatures !

C’est Interstats, le service statistique du ministère de l’Intérieur, qui a publié, en septembre, une étude sur les vols et violences enregistrés dans les réseaux de transports en commun en 2021 : « Il est indiqué qu’en Île-de-France, 93 % des mis en cause pour des vols sans violence et 81 % pour des vols avec violence […] dans les transports en commun sont identifiés comme étrangers. » Et là, affolé par ce qu’il a dû écrire, le journaliste précise « Un mis en cause n’est pas forcément coupable. C’est à la justice de le déterminer. » Bien sûr, nous le savons tous, un coupable pris la main dans le sac (c’est le cas de le dire) est présumé innocent jusqu’à sa condamnation. Autre nuance : certains ont la double nationalité et les fonctionnaires de police ne peuvent en enregistrer qu’une… C’est bête, hein.

Interviewé par le quotidien, le nouveau préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, donne des chiffres encore plus alarmants : « À Paris, les vols avec violence, c’est 70 %, les vols simples, 75 %. » Et d’ajouter qu’il y a « une variation en fonction des secteurs. Sur le Champ-de-Mars et le Trocadéro, on dépasse 80 %. » Toutefois, attention, il ne faudrait pas en tirer des conclusions hâtives : « Nous ne faisons pas le lien entre étrangers, immigration et  », dit le préfet. Nous voilà rassurés.

Darmanin dit la même chose. C’est vrai, il n’y a pas de lien entre le fait qu’il pleuve et celui d’être mouillé quand on marche sous la pluie. Sentant quand même le ridicule pointer sous le propos, le préfet reconnaît malgré tout : « Il y a quand même une réalité qu’on ne peut pas nier. »

Et l’avenir, comment le voit-il ? Prometteur, assurément. Car le préfet l’assure : désormais, les délinquants « sont traités en priorité dans le processus de reconduite à la frontière » (s'il le veulent bien, toutefois). Et d’affirmer : « Nous allons aussi rendre la vie impossible à ceux qui se sont vu signifier une OQTF. Nous allons les contrôler et les inscrire systématiquement au fichier des personnes recherchées. Nous allons vérifier certaines prestations sociales. » Et même « nous allons remettre en cause les baux locatifs des logements sociaux si leur titulaire est en situation irrégulière et fait l’objet d’une OQTF ». Et là, le Français de base tombe de sa chaise en découvrant à qui vont les logements sociaux…

Le préfet a le menton volontaire. On va voir ce qu’on va voir avec la nouvelle loi d’orientation du ministère de l’Intérieur. Vous y croyez ? Moi non plus.

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9 novembre 2022

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30 commentaires

  1. ça n’est pas près d’arriver. Hidalgo ne peut ce passer d’eux, elles les aiment encore plus que les rats, c’est peu dire.

  2. Comprendre : on va être à leurs petits soins afin qu’ils puissent agir en toute liberté et sanctionner toute personne entravant leur action….

  3. Solution de substitution à une courageuse et régulière. Solution très macronienne qui me rappelle « d’avoir envie de les emmerder » pour les non injectés

  4. Dans l’industrie, tout production est sujette aux critère de qualité: les statistiques permettent – à court terme – d’identifier l’origine des défauts (taux de rebut), et d’intervenir sur les causes, le plus vite possible; la satisfaction du client est à ce prix, et aussi la pérennité de l’Entreprise.
    Comparer la délinquance et la criminalité à un taux de rebut industriel peut vous paraître inhumain, mais dans une société civilisée, on se doit d’identifier sans tolérance ses dysfonctionnements, et essayer d’y remédier; tout le reste n’est que « littérature ».

  5. Aucune volonté politique affirmée, que des mots, des intentions uniquement destinées à contenir l’électeur quand il commence à de plus en plus se tourner vers les partis de droite, dit d’extrême droite pour faire peur. Et c’est ce qu’il faudra faire pour en finir avec cette arrivée ininterrompue de migrants que nous subissons à nos dépens.

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