Dans une déclaration commune, treize pays de l’Union européenne, dont la France, mettent en garde le Premier ministre hongrois contre « le risque de violations des principes de l’État de droit, de la démocratie et des droits fondamentaux ». Et pourtant !

Plus qu’en toute autre période, en temps de crise, et même de guerre, selon l’expression favorite du président de la République, il nous faut des chefs qui anticipent, qui préparent et qui décident, ce qui manque cruellement à nos gouvernants qui accompagnent, tant faire se peut, la pandémie due au Covid-19.

La bien-pensance française, celle qui est d’ailleurs favorable à , s’insurge contre les pleins pouvoirs que vient d’obtenir du Parlement hongrois.

C’est bien français de donner des leçons de morale à des pays voisins alors qu’il conviendrait d’abord de se les appliquer à soi-même. Les mêmes qui critiquent Orbán, taxé d’affreux dictateur nationaliste, ne se posent aucune question sur les pleins pouvoirs de fait dont dispose Emmanuel Macron avec un Parlement absent, certains médias très complaisants et la sacro-sainte « unité nationale » qu’il s’agit de préserver, quitte à cautionner les mensonges et les scandales d’État relatifs à cette terrible affaire de la gestion de la pandémie.

N’oublions pas que le Président français et son exécutif disposent aussi de pouvoirs largement étendus par la loi du 23 mars dernier, votée en un week-end, qui bouscule le droit et qui inscrit dans la durée l’état d’urgence sanitaire.

Rappelons, d’ailleurs, que, sous ce prétexte sanitaire, le ministre de la Justice libère, au passage, 5.000 détenus qui repartent dans le corps social sans aucun test de dépistage alors que la population est dans l’obligation de rester confinée… Prisons : le grand déconfinement !

Nos démocrates « éclairés », pourfendeurs d’Orbán, ne trouvent rien à redire à ces libérations « en marche », dangereuses tant au niveau sanitaire que sécuritaire pour nos concitoyens ; bien au contraire, ils les approuvent !

La Hongrie est une démocratie qui a donné une large majorité à Viktor Orbán et son parti lors des élections législatives de 2018. Cette victoire électorale au suffrage universel direct permet des modifications constitutionnelles, comme cela a été plusieurs fois le cas en France.

Le gouvernement hongrois est donc autorisé à légiférer par ordonnances dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Il a toujours été affirmé que l’autorisation spéciale conférée au gouvernement prendrait fin quand l’épidémie serait vaincue et qu’elle serait limitée à la stricte lutte contre le virus et ses conséquences.

Alors, que redoutent nos bien-pensants ?

Ils sont effrayés par l’idée que l’affreuse politique de « repli nationaliste », détestable pour Macron et ses obligés, ne réussisse ! Car, en fermant très tôt ses frontières, en anticipant les moyens de protection pour sa population et pour ceux les plus exposés, en favorisant ses produits locaux, en soutenant son industrie nationale, en refusant la vague migratoire incontrôlée, en obtenant les pleins pouvoirs pour agir plus rapidement contre le virus, en actionnant tous les leviers nationaux, Viktor Orbán démontre en creux que toute la politique européiste, mondialiste, est non seulement inutile, mais aussi néfaste au bien du peuple.

Et cela, Emmanuel Macron ne peut s’y résoudre.

Pourtant, même Jupiter devra l’admettre ou partir.

Vox populi, vox dei !

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