[ÉDITO] Le chef d’état-major chez les maires de France : du sang et des larmes
Le traditionnel Congrès des maires se tient actuellement au Parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris. Ce mardi 19 novembre après-midi, juste après le repas, la séance d’ouverture de cette 107e édition a été clôturée en trompettes avec l’intervention du général d’armée Fabien Mandon, nouveau chef d’état-major des armées (CEMA). Et le moins que l’on puise dire, c’est que son discours a sans doute cassé l’ambiance. Sujet ? La guerre qui frappe à nos portes. La guerre que pourrait nous faire la Russie dans les trois, quatre ans. Un discours reprenant ce qu'il a dit devant la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale, le 22 octobre dernier. En plus cinglant, peut-être. Sans doute une première, que cette adresse d'un homme de guerre à des élus de terrain.
Paris | Honoré d’intervenir au Congrès des maires et présidents d’intercommunalité de France.
Les collectivités sont l’enracinement de nos armées, les communes de France sont les lieux où vivent, évoluent et s’épanouissent les jeunes femmes et hommes qui sont engagés dans nos… pic.twitter.com/ekiZq5nAd0
— Chef d'état-major des armées (@CEMA_FR) November 18, 2025
Demain, la guerre avec la Russie
Un passage de cette allocution a particulièrement frappé l’assistance et fait parler, sur les réseaux sociaux (notamment sur cette question : le CEMA était-il dans son rôle en prononçant un discours d'une telle teneur devant des élus ?). « Nous avons tout pour dissuader Moscou. Ce qu’il nous manque, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour défendre la nation. […] Il faut accepter de perdre nos enfants, de souffrir économiquement. Si nous ne sommes pas prêts à cela, alors nous sommes en risque. Il faut en parler dans vos communes. »
Entretenir le climat anxiogène
Bien sûr, on ne manquera pas de souligner que le général Mandon, ancien chef d’état-major particulier du président de la République, « fait le job » en contribuant, à travers son discours, à entretenir un climat anxiogène dont Macron a su et sait utiliser à son profit. Crise des gilets jaunes avec la menace des « factieux » qui voulaient mettre la République à bas (on se souvient de l’inénarrable et de triste mémoire Christophe Castaner), puis la longue et pénible « guerre » contre le Covid-19 qui faillit rendre fols les Français (assis, debout, interdiction de rester statique sur la plage ; on en passe et des plus absurdes). Et puis la guerre en Ukraine qui, objectivement, a de quoi inquiéter, de quelque manière que l’on tourne le problème. Inquiétude face à la menace russe qui est une réalité, ne serait-ce que par son potentiel militaire. Du reste, c’est bien la Russie qui a déclenché cette guerre d’un autre âge, pas l’Ukraine, même s’il ne faut pas occulter, dans cet engrenage, les responsabilités occidentales cumulées depuis trois décennies. Inquiétude, aussi, car on a le sentiment diffus, à tort ou à raison, que Macron veut nous précipiter dans la guerre.
Appuyer là où ça fait mal
Néanmoins, il faut reconnaître que ces mots du CEMA ont le mérite d’appuyer là où ça fait mal en évoquant le manque de « force d’âme pour accepter de nous faire mal pour défendre la nation ». À quoi bon, en effet, dépenser des milliards pour notre défense (57,1 milliards prévus en 2026, soit une augmentation de 6,7 milliards par rapport à 2025), d’avoir les matériels les plus modernes, comme le Rafale, l’arme nucléaire si, derrière, il n’y a pas la volonté nationale d’accepter que l’on ait un jour à s’en servir et donc, par la force des choses, d'accepter de faire tuer ses enfants ? Ces canons ne seraient qu'« un airain qui résonne ou qu’une cymbale qui retentit », pour paraphraser saint Paul. Autant tout bazarder et ne garder qu'un régiment à cheval et une fanfare de la Garde pour faire joli, et basta !
Donc, évoquer en quelque sorte « du sang et des larmes » devant les maires n’est pas anodin, les communes étant le cœur battant de la nation. Par ailleurs, la mission du CEMA est de défendre le budget des armées et l'augmentation de ce budget, à travers notamment la loi de programmation militaire (LPM). Le faire devant les maires qui se plaignent, non sans raisons, de la baisse de leurs dotations d'État est aussi une manière de poser la question des priorités de notre État de moins en moins régalien, dans un contexte budgétaire catastrophique.
Et si l'on parlait d'une autre guerre : chez nous...
Il faut, au minimum, dix ans d’efforts constants (humains, matériels, financiers) pour construire une armée professionnelle solide et cohérente. Il faut beaucoup moins de temps pour casser un outil qui fonctionne : les dissolutions d'unités décidées par Sarkozy en 2008 ont fait très mal. Puis il faut cinq ans, pas moins, pour reconstruire ce qu’on a démoli. En revanche, construire « la force d’âme d’une nation » relève d’une autre temporalité et nécessite des efforts individuels et collectifs autres que budgétaires ! D'ailleurs, une question toute bête et qui ne se veut nullement provocatrice : combien de ces maires, qui écoutaient sagement le CEMA, ont un fils ou une fille sous l’uniforme ? Une question que l’on peut d’ailleurs poser à nos parlementaires, à nos ministres.
Dernière réflexion, autour de cette allocution du CEMA. Le général Mandon a martelé son intervention autour de la potentielle guerre avec la Russie. Très bien. Mais que dire de cette guerre, qu'il a à peine évoquée et qui se déroule à bas bruit (et pas qu’à bas bruit, parfois) dans nos cités - et donc dans nos communes - où la police, les pompiers ne sont pas les bienvenus, où l’on tire à la kalachnikov, où la charia cherche à faire sa loi ? De nos communes au plus haut sommet de l’État, cette « force d’âme » existe-t-elle pour accepter de nous faire mal, mais aussi de faire mal, afin de défendre la nation là où elle est menacée quotidiennement ? On pose juste la question.
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330 commentaires
Le général, comme son maître Macron, a plus souci des frontières de l’Ukraine que de celles de la France actuellement envahie parce que perméables. Tout ça n’est donc que pour répandre la peur et faire accepter des dépenses folles d’armement par un pays financièrement fauché quand tout devient obsolète, y compris le potentiel nucléaire. Pour un peu il nous déclarerait l’état de siège.
Si la Russie nous attaque, nous demanderons à l’Ukraine de nous rendre les armes que nous lui avons données.
Après les diverses formes du SNU promises par chaque nouveau premier ministre, voilà qu’on nous refait le coup du service national à l’ancienne comme celui que j’ai effectué dans l’infanterie à pied en 1978.
Mais ce sera beaucoup plus compliqué aujourd’hui puisqu’il faudra des WC pour tous les sexes, des repas pour les végans, des armes non létales pour les pacifistes et surtout des cellules psychologiques à chaque retour de manœuvre.
Il a l’air du ravi de la crèche.
Patrick Dutretre général des armées est plus réservé et donc plus posé dans l’éventualité d’une guerre .
Est il prêt à envoyer ses gamins mourir pour zel? Non merci
Il en a 3 .
Macron n’ose pas communiquer ce genre de nouvelle alors il envoie son chef d’état major.
On accueille tous les ans des milliers de jeunes hommes qui fuient des pays en guerre du continent africain ou de l’extreme orient . Nos natifs auront-ils le droit de fuir leur pays en guerre ?
Va-t-on recruter dans les territoires perdus de la République ? sinon les Français de souche vont-ils accepter de partir la fleur au fusil mourir pour la France ?
Les islamistes implantés en France vont-ils être recrutés ? Si c’est pour tuer des Russes orthodoxes ils seront peut-être motivés , mais pas pour défendre la République française laïque et Fille ainée de l’Eglise .
Un pays divisé par une guerre civile religieuse en gestation est inapte à se défendre .
Un général nommé par Macron ne doit pas être très bon , depuis le départ du général d’armée Pierre de Villiers ils sont au pas .
et surtout bien « arrosé » financièrement !Lisez le JO, les « mercenaires » sont bien soignés avec nos impôts
Colonel, vous posez une question dont tout le monde connait la réponse. Si ça continue comme ça, quand les Russes envahiront nos villes et nos villages, nous les accueillerons comme des libérateurs !
Avec Macron en chef de guerre, on va devoir refuser des volontaires pour aller au combat.
Que ferait la Russie d’une France économiquement laminée, en passe de se tiers-mondiser, au un-quart islamisée ?
La guerre n’est pas à l’extérieur. Elle sera à l’intérieur, mais le général fait semblant de ne pas voir…
Bien d’accord avec vous .
La Russie est incapable d’envahir l’Europe.
Et pourquoi faire ?
J’ai entendu les propos mortifères de ce général ayant reçu les consignes de Macron pour envoyer un message de peur sur les populations , selon Macron il avait réussi son coup avec la période Covid, et là il nous remet çà avec la crainte avérée d’un conflit contre la Russie . Si les prédictions de Macron et sa clique de va t-en guerre devaient voir le jour il est à souhaiter que tous ces beaux parleurs se mettent en première ligne . A l’issue de la commémoration de l’armistice du 11 novembre, on a pu voir qui était dans les tranchées et sur les théâtres de combat à se faire déchiqueter , sous le regard bienveillant des généraux qui s’empiffraient et se vautraient dans des soirées de beuverie et de débauche , est-ce cela que veut Macron, ce pauvre chef de l’état sur le déclin se remémore ses jeunes années ses simulacres de bataille avec ses soldats de plomb . Les propos de ce général du chef des armées sont proprement abjectes et à vomir.
En 14 18 les provinces bretonnes , auvergnates , et autres , ont fourni de la chair à canon.
J’ai entendu les propos mortifères de ce général ayant reçu les consignes de Macron pour envoyer un message de peur sur les populations , selon Macron il avait réussi son coup avec la période Covid, et là il nous remet çà avec la crainte avérée d’un conflit contre la Russie . Si les prédictions de Macron et sa clique de va t-en guerre devaient voir le jour il est à souhaiter que tous ces beaux parleurs se mettent en première ligne, à l’issue de la commémoration de l’armistice du 11 novembre, on a pu voir qui était dans les tranchées et dur les théâtres de combat à se faire déchiqueter , sous le regard bienveillant des généraux qui s’empiffraient et se vautraient dans des soirées de beuverie et de débauche , est-ce cela que veut Macron, ce pauvre chef de l’état sur le déclin se remémore ses batailles avec ses soldats de plomb . Des propos de ce général du corps des armées sont proprement abjectes et à vomir.
Hors de question de perdre nos enfants pour une guerre qui ne nous concerne pas ; ie ne concerne pas notre avenir en tant que patrie. (La France, pas l’Europe qui est bien notre ennemie que la Russie..)
« « Il faut accepter de perdre nos enfants, de souffrir économiquement », a déclaré le CEMA devant les maires » …
QUAND il va « souffrir économiquement » ET que SES enfants seront sur le front et auront « donner leurs sang » ET leurs vies, ce CEMA sera peut-être moins « va-en-guerre » ! …
JE refuse que la FRANCE soit « engagée » dans une guerre contre la Russie qui est une « cousine de la FRANCE » ! …
LES VRAIS ennemis de la FRANCE viennent soit de l’autre côté de la Méditerranée soit de « l’intérieur » ! …
Un « soldat » qui ne sait pas faire des choix vitaux et estime qu’il faut « se préparer à faire la guerre d’ici 3 ans alors que « nos enfants meurent actuellement sur le sol français doit être « radié » des sphères du pouvoir ! …
Dans deux ans, « la voix de son maître » sera débarquée ! …
Encore un général hors sol.
L’otan ne représente rien .
Dans 2 ans macron ne sera pas président.
Et poutine se fout de l’europe . Il a d’autre chat a fouter .
Ce « cema » devrait être mis aux « arrêts de rigueur » en attente d’un jugement devant un conseil de guerre, et rétrogradé au rang de seconde classe !
Par ailleurs alors que les français se serrent la ceinture, macron et son gouvernement sont aux abois et « arrosent » de primes et d’avantages statutaires l’armée, la police, et la gendarmerie depuis des mois. Lisez- le J.O , notamment les derniers numéros pour les généraux .