Il semblerait qu’un frémissement de courant d’air idéologique se fasse jour dans l’entre-soi médiatico-politico-journalistique parisien. Après les crimes de guerre (puisque « nous sommes en guerre » et que nous parlons de crimes) du Bataclan, et il y aura cinq ans bientôt, je ne suis pas vraiment étonné que les colossales forces inertielles idéologiques à l’œuvre en France et en Europe aient permis une nouvelle et énième boucherie islamiste dont la victime est un enseignant cette fois. L’on nous épargna, du moins, les précédents océans de « bisounourseries » à base d’allumettes et de cire, de sucreries émotionnelles ou autres actes de résistance héroïque devant une bonne bière en terrasse.

Un certain nombre de masques, s’ils ne tombent pas toujours franchement, semblent bouger eux aussi. Il y a peu encore, il semblait nauséabond d’oser un lien entre « » et criminalité, puis entre criminalité et déviance religieuse ; n’est-ce pas, Jean-Luc Mélenchon ?

Brouhaha « covédien » aidant, le fait m’avait échappé : le 4 octobre dernier, un individu de nationalité syrienne a assassiné un touriste allemand de 53 ans au couteau et en a blessé un autre de 55 ans, à Dresde. Selon le parquet antiterroriste allemand, le suspect, qui venait d’être libéré de prison, avait à son actif plusieurs condamnations « pour actes de violence et pour avoir agi en vue de recruter des soutiens à une organisation terroriste » (BFM TV). Le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer estima que ceci « démontre une fois de plus la nature dangereuse de la violence islamiste », et le ministre de la allemand Christine Lambrecht n’hésita pas à affirmer que « la terreur islamiste est une menace permanente ». Je serais tenté de rajouter que ceci démontre, une fois de plus, la nature dangereuse et la menace permanente que la politique migratoire allemande fait peser sur les citoyens allemands. Cela valant, bien entendu, pour l’ensemble des pays européens, car l’Europe de l’ineptie politique est bien plus réelle et efficiente que l’Europe, que sais-je, militaire, politique ? Surtout lorsque l’on apprend que l’individu, depuis sa sortie de prison, était censé se trouver sous surveillance 24 heures sur 24. De quoi être terrorisé, en effet.

Algemeen Dagblad (24 octobre) signale cet autre cas, en Finlande, cette fois. La fille (24 ans) d’un débouté du droit d’asile irakien ainsi que le compagnon (ou mari) de cette dernière auraient aidé à simuler la du débouté, entre-temps volontairement retourné en Irak, en affirmant qu’il y avait été fusillé, afin, semble-t-il, d’assurer l’obtention d’un permis de séjour pour la fille restée en Finlande. Pour ce faire, ils semblent avoir falsifié un certain nombre de documents et le pot au roses fut mis au jour récemment par les autorités finlandaises. Entre-temps, ils avaient touché une indemnité de 20.000 euros sur ordre de… la Cour européenne des droits de l’homme qui avait déclaré que les autorités finlandaises auraient dû comprendre le danger encouru par le demandeur d’asile débouté. Ce dernier semblant se porter comme un charme pour un fusillé. Puisqu’on vous dit que l’Europe de l’ineptie est une réalité…

26 octobre 2020

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